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MERCREDI 20 FEVRIER
Vol Paris-Madrid - Buenos Aires (Aerolineas)
Vol Paris (Roissy / Charles de Gaulle) pour Buenos Aires en faisant escale à
Madrid, dans une première "étape" aérienne.
Les participants et membres du staff font tous connaissance. De nombreux
coureurs se connaissent déjà, ayant déjà participé à plusieurs autres raids
organisés par NED.
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lever de soleil en Argentine |
arrivée du vol à Buenos Aires |

JEUDI 21 FEVRIER
Vol Buenos Aires - El Calafate (Aerolineas)
Arrivés tôt ce matin à Buenos Aires (Argentine), nous repartons sur un autre
vol interne pour El Calafate, 2500 km plus au sud, après les contrôles
administratifs d'immigration.
Pour cette première journée en Argentine, on nous annonce du beau temps, ce
qui est de bonne augure pour le début du raid.
Aussitôt les bagages récupérés à l'aéroport, nous sommes accueillis par
l'équipe de KL Adventure, nos correspondants ici en Amérique du Sud, qui
s'occupent notamment de toute la logistique pendant notre séjour.
Trois mini-bus climatisés nous attendent pour nous conduire au centre ville
de El Calafate, où nous faisons nos premiers achats, change de devises
(pesos argentins), et où nous nous restaurons dans une auberge locale très
sympathique.
Il est temps de reprendre la route… les bus nous emmènent à El Chalten, au
pied du célèbre Fitzroy, mondialement connu par tous les grand amateurs
d'escalade de grandes voies. Trois heures de trajet (220km), avec quelques
pauses pour profiter du paysage, sauvage et désertique, sillonné de quelques
rios couleur bleu laiteux nous rappelant celle de nos lacs glaciaires
alpins.
Nous contournons le Lago Viedma et le Lago Argentina, deux gigantesques lacs
en plein Parc National des Glaciers.
A El Chalten, installation au camping El Refugio. Briefing général de la
course, remise des dossards, et présentation du raid "Le Défi Austral" par
Serge et Cathy.
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vue aérienne avant l'atterrissage à El Calafate |
aéroport de El Calafate |
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El Calafate |
sur la route de El Chalten / Fitzroy-Cerro Torre |

VENDREDI 22 FEVRIER
Etape 1 : El Chalten - Fitzroy
Course à pied : 24 km
VTT : 48 km
marche : 12 km
Après une confortable nuit en bivouac et un petit déjeuner copieux, tout le
monde est prêt pour cette première étape de mise en jambes de 24 km pour les
coureurs à pied, et de 48 km pour les VTT.
Le tracé suit un vallon coincé entre deux montagnes en direction du Lago del
Desierto, au pied des célèbres Fitzroy et Cerro Torre, qui dominent de leur
hauteur le tracé.
Au petit matin, une incroyable lumière vient éclairer les premiers sommets
et glaciers visibles depuis le camp. Les plus matinaux bénéficient de ce
spectacle. L'ambiance générale est très bonne et on peut palper la
motivation de chacun.
Le décor est un avant goût de ce qui caractérise la Patagonie. Le bleu
lumineux des glaciers se détache sur le rouge des pics rocheux qui composent
la chaîne du Fitzroy. On trouve également un beau contraste de verts entre
celui du fond de la vallée et les forêts souvent dévastées par la rudesse de
l'hiver.
Les premières foulées et coup de pédales se font sous un soleil timide mais
présent, avec un peu de vent de face, ce qui donne aux coureurs un petit
aperçu de la suite du programme.
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un drôle d'autobus, au camping El Refugio |
c'est parti pour les coureurs |
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un décor somptueux tout le long de l'étape |
la chaîne du Fitzroy |

SAMEDI 23 FEVRIER
Etape 2 : La Leona - Lago Viedma
Course à pied : 23,5 km
VTT : 49,5 km
marche : 13,5 km
Réveil matinal à 6h30 alors que le jour n'est pas encore levé. Départ avec
les bus et les 4x4 pour une liaison de 110 km vers le départ des VTT (La
Leona), au sud-est du grand lac Viedma, véritable mer intérieure aussi
grande que 'notre' lac Léman.
En route, juste à la sortie du village de El Chalten, une vue imprenable,
dégagée sur le Fitzroy nous comble d'émotion, tant nous attendions ce moment
précieux. La lumière matinale vient frapper de ses premiers rayons ce
majestueux pic rocheux d'une couleur rose-orangée rendant un beau contraste
avec les glaciers qui l'entourent.
Départ des VTT à La Léona, tandis que les minibus déposent des coureurs et
les ravitaillements plus loin sur la piste qui longe le lac au sud.
La course se déroule en bordure de lac, avec un vent contraire qui semble
forcir au fur et à mesure des kilomètres parcourus, ce qui la rendra
difficile.
La Chaîne du Fitzroy en point de mire, et la couleur vert-turquoise du Lago
Viedma suffiront-elles à compenser les efforts pour lutter contre ce vent de
face ? Les premiers vttistes arrêtés au km 26 sont unanimes : ces premiers
kilomètres paraissent doublés. C'est avec courage qu'il faut poursuivre la
route, car le vent use les organismes d'une manière accélérée.
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le célèbre Fitzroy, aux premières lueurs
du matin |
départ des coureurs le long du Lago Viedma
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ravitaillement bienvenu après une étape
épuisante |
courir dans un décor de rêve...
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DIMANCHE 24 FEVRIER
Journée de repos
Visite de El Calafate et du glacier Perito Moreno
Après un copieux petit déjeuner à Luz Divina, nous laissons les tentes au
bord de l'eau pour prendre route en direction de El Calafate, à 110 km de
là, où nous déposons nos affaires pour ce soir au charmant hôtel El Glaciar.
Cette journée sera uniquement touristiques. Nous commençons par visiter la
ville et faire un peu de chopping. Un repas pris au restaurant Tierra
Bendita, nus embarquons dans les bus et les 4x4 pour nore visite du glacier
Perito Moreno. La route est belle et agréable. Le Perito Moreno a tenu ses
promesses. Un temps dégagé, le soleil perçant parfois les nuages pour nous
offrir une lumière parfaite pour nos photos.
Le spectacle est de toute beauté : le glacier déverse littéralement ses
énormes séracs de 100 mètres de hauteur dans le lac, en dispersant ça et là
quelques petits blocs de glace apparaissant comme des mini-icebergs dans
l'eau turquoise.
Nous sommes forcés de constater ici la puissance de la nature. La dimension
de cette barre de glace, avec ses dégradés de bleus, nous plongent dans un
émerveillement visuel qui nous laisse sans voix. Nous sommes vraiment tout
petits face à la grandeur de la nature.
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lever de soleil au petit matin, à Luz Divina |
notre hôtel El Glaciar à El Calafate |
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le glacier Perito Moreno : une immense
barre de séracs |
le glacier Perito Moreno : vue générale
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LUNDI 25 FEVRIER
Etape 3 : El Calafate - Lago Roca
Course à pied : 34 km
VTT : 50 km
marche : 12 km
Cette étape part directement depuis l'hôtel pour les VTT, et environ 10 km
plus loin pour les coureurs à pied.
La piste est quasiment rectiligne et suit le Lago Argentina au sud en
direction du parc national de Lago Roca. Le terrain est assez roulant malgré
une grande partie en tôle ondulée qu'il faut éviter en trouvant une meilleur
stabilité sur les côtés de la piste.
Tout le long nous avons en permanence une vue sur les montagnes de la
cordillère, derrière la frontière chilienne, toute proche, et sur les
glaciers dont le fameux Perito Moreno.
Le fait du jour est la domination de Dominique Bordet, parti seul devant
depuis les premiers kilomètres. Il avait décidé de mettre tout le monde
d'accord, et ainsi de creuser un écart conséquent (plus de 32 mn) avec ses
poursuivants au classement général et sur cette étape en particulier.
L'arrivée au camping de Lago Roca est bienvenue car avec le temps ensoleillé
avec un léger vent, elle sera bénéfique au repos et à la récupération des
concurrents.
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les VTT groupés à la sortie de El Calafate |
interminable piste rectiligne… |
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courir dans un décor somptueux
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la longue file des coureurs à pied avec Olaf
comme chef de file |

MARDI 26 FEVRIER
Etape 4 : Tapi Aike - Cerro Castillo
Course à pied : 22 km
VTT : 29 km
marche : 10 km
Nous quittons le camping de Lago Roca pour reprendre la piste avec les bus
et les 4x4 en direction de El Calafate où nous faisons le plein des
véhicules. En effet le carburant est beaucoup moins cher en Argentine et ce
soir nous passons la frontière chilienne.
Nous continuons plus au sud sur la route 40, la plus longue du monde,
jusqu'à Tapi Aike d'où nous définissons le départ de l'étape pour les VTT,
tandis que les premières pluies font leur apparition.
Heureusement, la pluie cesse assez vite et les coureurs peuvent se préparer
sereinement. Le départ des coureurs à pied est donné 8 km plus loin sur la
piste.
Le soleil après la pluie… Nous avons encore beaucoup de chance aujourd'hui.
Les couleurs, jaunes et ocres, ressortent d'autant mieux, et le paysage qui
s'étend à perte de vue devant nous nous donne une bonne idée de la
physionomie de l'étape : une immense ligne droite de 22km vallonnée, avec
quelques virages avant la ligne d'arrivée.
Nous devons impérativement stopper avant la frontière argentino-chilienne,
pour éviter de se trouver en vue immédiate des douaniers. En effet, pour
simplifier les formalités administratives, il vaut mieux passer la frontière
sagement assis dans les bus. Les contrôles sont assez stricts et très
procéduraux.
Le camion qui transporte les tentes n'a pas pu passer la frontière pour des
raisons alors inconnues. Nous passerons alors la nuit dans de vrais lits,
dans une école de Cerro Castillo, où nous attend également un repas
reconstituant au restaurant local El Ovejero.
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le camping Lago Roca dans le parc national
des glaciers |
la piste, rectiligne, à perte de vue
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Edith, après la course
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envoi des résultats et mise à jour du site
internet par satellite |

MERCREDI 27 FEVRIER
Etape 5 : Cerro Castillo - Hacienda San Luis
Course à pied : 28 km
VTT : 56 km
marche : 18 km
Ce matin, la pluie est de la partie, et on peut noter un manque de
motivation sur certains visages, même si le marathon prévu aujourd'hui est
repoussé dans 4 jours.
C'est alors sur 28 km que les coureurs à pied se lancent, suivis par les VTT
pour un trajet de 56 km sur une piste très roulante.
En route, nous nous arrêtons pour assister à une séance de marquage de
moutons dans l'une des nombreuses haciendas traversées. Le paysage,
multicolore, défile sous nous yeux, pour laisser apparaître pour la première
fois les célèbres Torres del Paine sur notre gauche. Elles sont un peu
cachées par des nuages mais nous aurons le loisir de les découvrir les jours
suivants car nous allons nous en rapprocher.
Gaetan et Edith, n'ayant pas leur bidon de course avec eux, doivent partir
seuls 25 minutes après les autres. Gaetan fait donc aujourd'hui course seul
au lieu d'accompagner Pierre comme les jours précédents. Il terminera tout
de même à 1'39" derrière lui.
Le soir, bivouac à côté de Laguna Amarga, au pied des Torres del Paine,
après une liaison d'une heure pendant laquelle nous rencontrerons de
nombreux guanacos. Nous y resterons deux nuits.
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le restaurant El Ovejero à Cerro Castillo,
frontière chilienne |
les coureurs prêts pour le départ de l'étape
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paysage époustouflant |
séance de tonte des moutons |

JEUDI 28 FEVRIER
Etape 6 : Laguna Amarga - Laguna Azul
Course à pied : 19,5 km
VTT : 41 km
marche : 13 km
Après une nuit très agitée en raison d'un vent violent et d'une pluie
parfois battante, à Laguna Amarga, nous nous préparons pour cette 6ème étape
qui se profile avec 450 m de dénivelée positive pour sa principale
caractéristique. Le paysage est de toute beauté… finies les longues lignes
droites interminables, place au terrain vallonné et aux nombreux virages qui
donnent au tracé un attrait supplémentaire.
Mais avant tout nous profitons pleinement du paysage qui s'offre à nous,
avec comme point d'orgue les Torres del Paine que nous ne manquerons pas de
photographier avec différentes lumières au petit matin. Quelques chevaux de
toutes les couleurs viendrons compléter ce magnifique tableau, et agrémenter
nos clichés.
Sur le parcours, une fois de plus, nous croisons de nombreux guanacos (lamas
sauvages) et même un renard très peu farouche. L'arrivée, au terme des 19,5
km pour la course à pied, se fait au bord de la lagune Azul, après une
longue descente casse-pattes.
Retour au camp de Laguna Amarga, où nous passerons ce soir une deuxième
nuit.
Une mention spéciale aux cuisiniers et au staff argentino-chilien qui nous
ont préparé un excellent repas à base de saumon frais.
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Les célèbres Torres del Paine aux premiers
rayons de soleil |
Les Torres del Paine, vues depuis
Laguna Azul à l'arrivée de l'étape |
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l'arrivée de l'étape à Laguna Azul |
une partie du staff argentino-chilien |

VENDREDI 29 FEVRIER
Etape 7 : Laguna Amarga - Lago Pehoe
Course à pied : 28,7 km
VTT : 28,7 km
marche : 14,5 km
Très belle étape annoncée dans le parc naturel des Torres del Paine, pour
laquelle nous avons obtenu une autorisation spéciale.
En effet, le parcours sillonne sur un magnifique plateau, au pied des Torres
des Paine et des glaciers suspendus, toujours en vue, avec en prime quelques
lacs d'un bleu très pur des deux côtés de la piste. Le spectacle est bien
mérité après cette interminable montée de plusieurs kilomètres dès les
premiers pas ou les premiers tours de roue. Nous sommes dans le parc
national des Torres del Paine.
Pendant la descente finale, nous apercevons le lac Pehoe où notre arrivée
est prévue, 28 km plus loin, à l'entrée du camping du même nom. Pas de
banderole d'arrivée, il s'agit d'être discret en raison de notre présence
dans le parc, car les autorités interdisent tout type de compétition.
Il fait encore aujourd'hui un temps splendide, avec très peu de vent, ce qui
n'était pas le cas avant le départ de la course. On peu dire que les
coureurs ont particulièrement de la chance, car les conditions climatiques
en Patagonie sont exceptionnellement aussi bonnes.
Nous ne déplorons aucun souci majeur concernant la santé des participants, à
part quelques petits bobos sans gravité pour certains, mais il s'agit de se
ménager en vue du marathon de demain qui se présente comme une difficulté à
ne pas prendre à la légère. Nous verrons alors l'état général et la santé de
chacun, demain après cette 8ème étape.
Nous prévoyons de nous rapprocher du glacier Grey cet après-midi, un des
plus beaux et plus importants de Patagonie, où nous verrons sans doute
quelques immenses blocs de glace détachés dans le lac et flottant tels des
icebergs. Encore un spectacle naturel prometteur…
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lac près de Laguna Amarga, souvent
fréquenté par des flamants roses |
Cathy, au camp de Laguna Amarga
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ravitaillement important, après une longue et
difficile montée |
Les cornes du Paine et le Lago Pehoe,
un décor magnifique |

SAMEDI 1er MARS
Etape 8 - Marathon : Lago Pehoe - Puerto Natales
Course à pied : 42,1 km (marathon)
VTT : 60 km
marche : 18 km
La nuit a été faite de pluie et de vent fort dans le camping du lac Pehoe,
difficile de dormir… Et pourtant c'est un marathon difficile qui attend les
coureurs.
Le briefing de Serge et Cathy est dans toutes les têtes et chacun prépare
mentalement ce marathon pour ce qui est des coureurs à pied. Les VTT ont
officiellement 80 km à faire pour leur part, mais sur une piste très
agréable et un parcours sinueux à souhait avec ce qu'il faut de montées et
de descentes. La plupart feront les 96 km pour arriver jusqu'à l'hôtel, tant
la piste est agréable. Malgré tout, les derniers kilomètres se feront en
bord de mer sur la route.
D'une manière générale, le paysage est une fois de plus superbe, avec un
passage dans la forêt pour changer un peu de décor.
Le vent, omniprésent sur la totalité de la course, est aujourd'hui une
chance car il pousse souvent les coureurs et les marcheurs dans le dos, leur
rendant la tâche nettement plus facile. Une fois n'est pas coutume !
Les participants ont derrière eux les montagnes du Paine tout au long du
parcours. Il suffit de se retourner pour les voir ou les revoir une dernière
fois, car nous quittons la montagne pour nous rapprocher de l'océan
Pacifique, et plus précisément Puerto Natales où nous séjournerons dans un
hôtel luxueux ce soir (Jacuzzi, confort, etc…).
Ce marathon marque toutefois les organismes mais aussi les esprits. Certains
limitent la casse, après 7 étapes exigeantes, d'autres se ménagent pour
arriver au bout, ou encore abandonnent, ayant épuisé toutes leurs ressources
physique et/ou mentales.
Le repos est bien mérité, avec le confort du luxueux hôtel Indigo situé en
bord de mer à Puerto Natales.
Dans l'ensemble tout le monde garde bien le moral, et après cette
journée-test pour beaucoup de coureurs, on peut parler d'un premier bilan
très positif à mi-raid.
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Les cornes du Paine vues depuis Pehoe,
sous les premiers rayons de soleil |
les icebergs du glacier Grey flottent sur le lac
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Pierre, Edith, Marc et Dominique : la bonne
humeur ! |
ravitaillement conséquent pour le marathon
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DIMANCHE 2 MARS
Etape 9 - Isla Riesco
Course à pied : 24 km
VTT : 48 km
marche : 12 km
Nous quittons ce matin Puerto Natales pour une liaison de 160 km vers le
sud. La neuvième étape est prévue sur lsla Riesco ("l'ile du risque") et
c'est après avoir embarqué les 3 minibus et les deux pickups sur un bac en
traversant ce bras de mer du pacifique que nous nous retrouvons au départ de
l'étape, de l'autre côté de la rive.
Cette île est quasiment inhabitée. La végétation commence à changer au fur
et à mesure de notre descente vers le sud. On retrouve ce côté sauvage
typique de la Patagonie, avec sa faune riche et notamment de nombreux
oiseaux (oies sauvages, flamants roses, nandous, canards). Les couleurs sont
magnifiques, le contraste du jaune vif des herbes rases dans les champs à
perte de vue, avec le ciel gris et le bleu vif de la mer sur toute la
longueur du parcours est surprenant.
Les VTTistes, coureurs à pied et marcheurs se lancent alors sur cette belle
piste en bord de mer. Les organismes commencent à souffrir sérieusement, et
on note quelques abandons. Le médecin, Jean-Pierre, est de plus en plus
occupé avec les petits bobos de chacun.
On dirait que le marathon d'hier a laissé quelques traces.
La fin de l'étape se juge sur un terrain herbeux, très agréable à fouler
après ces longs kilomètres de sol dur. Il fait très beau, un petit vent
comme à chaque fois en bord de mer. Chacun récupère de ses efforts en se
désaltérant et en dégustant un super pique-nique préparé par le staff de
l'hôtel Indigo.
Le dernier coureur à pied arrivé, rendez-vous sur notre lieu de bivouac à
Villa Posada, un endroit très calme et reposant, après avoir quitté Isla
Riesco. Nous nous installons dans nos tentes et tentons de réparer les
séquelles laissées par l'accumulation des 245 km de course à pied ou 430 km
de VTT effectués jusqu'alors.
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l'hôtel Indigo à Puerto Natales, un style très
contemporain |
Jean-Paul, le caméraman officiel argentin du
Défi Austral |
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l'arrivée en bord de mer sur Isla Riesco
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le bras de mer à traverser en bac pour revenir
sur le continent chilien |

LUNDI 3 MARS
Etape 10 - Arroyo Grande
Course à pied : 30.5 km
VTT : 48 km
marche : 15 km
Une organisation bien rodée ce matin, puisque tout le monde est prêt à
l'heure pour partir du camping de Rio Verde. 1h30 de route environ pour nous
rendre en direction de Punta Arenas, toujours au Chili. Nous laissons la
route goudronnée pour une piste d'où les VTT partent pour une étape de 48
km. Le départ de la course à pied se fait 18 km plus loin, juste devant un
musée de vieilles voitures appartenant à un particulier, une curiosité
étonnante à cet endroit.
C'est l'occasion pour nous de photographier deus ou trois nandous et de
vrais lamas lui appartenant sans doute aussi.
N'oubliez pas de consulter le classement général et album photos à trois
jours de la fin du raid.
Pas d'ennui majeur pour le moment chez les concurrents, mais de nombreuses
petites blessures au pied commencent à apparaître après cette dixième étape.
Côté organisation, nous n'avons pas aperçu le panneau qui marque le départ
de la couse à pied si bien que les trois minibus on dû faire demi tour 7 km
plus loin pour revenir à l'endroit prévu. Petit contretemps sans conséquence
puisque c'est à 10h30, comme prévu, que de départ est donné. Les minibus
peuvent alors déposer les marcheurs quelques kilomètres plus loin, pour
qu'ils n'aient que 15 km à faire pour rallier l'arrivée prévue au bord d'un
ruisseau, l'Arroyo Grande, sous les arbres. Un endroit idyllique pour le
bivouac.
Le soleil est une fois de plus au rendez-vous. Le parcours se situe en bord
de mer. La piste est agréable et bien roulante. Nous côtoyons de nombreux
oiseaux qui peuplent cette région. Certains ont même aperçu des pingouins,
mais c'est en les voyant s'envoler qu'ils se sont rendu compte de leur
méprise. En effet, jusqu'à ce jour, personne n'a jamais vu de pingouin voler
! Nous en verrons probablement dans quelques jours le long du Canal Beagle
lorsque nous seront revenu en Argentine sur la Tierra del Fuego (Terre de
Feu).
Demain main, nous traverserons en ferry le célèbre Détroit de Magellan, très
connu de tous les grands navigateurs de ce monde, pour ses difficultés liées
au climat dans cette région de l'extrême sud de la Patagonie.
A ce jour, les coureurs à pied ont parcouru 275 km et les VTTistes 478 km.
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Serge Morel dirige le briefing de la 10ème
étape |
en bord de mer à Rio Verde
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piste très roulante pour les VTTistes |
départ des coureurs à Mina Rica |

MARDI 4 MARS
Etape 11 - Porvenir
Course à pied :23 km
VTT : 50 km
marche : 12 km
Lever très matinal (6h00) dans la nuit et sous la pluie pour quitter le
campement de Rio Grande. Nous plions nos tentes à la lueur de nos frontales
et prenons notre petit déjeuner dans les bus et les 4x4 sur la piste qui
nous ramène sur la grande route.
En effet, il s'agit de ne pas être en retard pour traverser le détroit de
Magellan par le ferry. On embarque les trois bus et les deux pickups. 2
heures et 30 minutes plus tard, nous foulons la
Terre de Feu. Pendant la
traversée, nous avons le plaisir de nous faire escorter par un banc de
dauphins, peu avant l'arrivée dans l'estuaire de Porvenir.
Le départ de l'étape est donné à la sortie de la ville, sur une belle piste
de bord de mer, repérée lors de la reconnaissance. Une solution plus sûre
que celle qui était prévue car certaines contraintes géographiques nous ont
obligé à modifier l'étape. Idem pour le bivouac de ce soir qui sera une
improvisation.
C'est sous la pluie, le froid et un vent de côté que les coureurs doivent se
motiver et parfois même serrer les dents pour arriver à destination.
On sent un certain relâchement à deux jours de la fin du raid. Des petits
groupes se forment. On voit par exemple Dominique, Danièle, Paul, Pascale,
et Patrice arriver en même temps sur la ligne d'arrivée 23 km plus loin.
D'autres abandonnent encore, par sagesse, au lieu de se risquer à des
blessures qui pourraient être irréversibles.
Dominique Bordet accroit encore une fois son avance au classement général.
Il est hors de portée de ses poursuivants, tout comme Pierre et Patrice,
respectivement 2ème et 3ème.
Aujourd'hui les coureurs à pied auront parcouru quasiment 300 km et les
VTTistes 530 km.
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le campement de Rio Grande : repos sous
les arbres |
deux alpagas à Mina Rica
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bateau échoué sur la côte
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embarquement pour traverser le Détroit
de Magellan |

MERCREDI 5 MARS
Etape 12 - Lago Cheepelmuth
Course à pied :20 km
VTT : 50 km
marche : 12 km
Aujourd'hui, nous faisons route de nouveau vers l'Argentine, en nous
enfonçant encore plus en
Terre de
Feu. Plus de 170 km de liaison à endurer
dans les bus, sur des pistes chaotiques qui nous endorment. Le voyage est
long, d'autant plus que nous devons nous arrêter à chaque poste frontière
pour satisfaire aux formalités administratives douanières d'usage, mais sans
décharger tous nos bagages pour cette fois comme pour notre premier passage
au Chili. C'est aussi l'occasion pour nous de dépenser nos derniers pesos
chiliens.
Nous arrivons enfin, en milieu d'après midi, au départ de l'étape. Un bel
itinéraire tracé dans un paysage d'alternance entre forêts et plaines, varié
à souhait, et une piste plus douce que les jours précédents selon l'ensemble
des coureurs.
A peine partis, en descente, trois coureurs se trompent d'itinéraire et
filent tout droit sur une mauvaise piste, ce qui reste néanmoins anecdotique
car cette erreur n'aura aucune incidence sur le classement général.
Le soir au bivouac du Lac Cheepelmuth, au briefing de l'organisation, on
sent nettement la fatigue qui commence à gagner les coureurs. Les jambes
sont lourdes. Une bonne nuit s'impose pour repartir demain pour cette ultime
étape le long du Canal Beagle, à la même latitude qu'Ushuaia, la ville la
plus australe du monde.
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le campement d'Onaisin, au milieu d'un
champ |
superbe lever de soleil à Onaisin
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moment de détente à la douane, au passage
en Argentine |
casse-croûte juste avant le départ de l'étape
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JEUDI 6 MARS
Etape 13 (la dernière) - Canal Beagle
Course à pied : 26 km
VTT : 38 km
marche : 13 km
Encore un superbe parcours promis pour cette dernière étape prévue le long
du Canal Beagle. Mais avant, encore une centaine de kilomètres de liaison à
faire sur une belle route, vraisemblablement la route la plus australe de
notre planète, celle qui conduit à
Ushuaia.
Le parcours est une belle piste abritée par les arbres. Les coureurs
décident de former quelques petits groupes pour cette dernière étape, par
solidarité et convivialité.
Les VTTistes sont ravis, les successions de montées et descentes sur le
parcours leur convient à merveille. Le paysage qui s'offre à eux est
magnifique, avec l'ouverture sur le Canal Beagle au sud de la dernière
chaine de montagnes la plus au sud de la Patagonie.
La course terminée, chacun va pouvoir se relâcher un peu, physiquement et
moralement, et profiter pleinement de ces deux dernières journées de détente
et de tourisme, puisque le programme suivant est la visite de l'ile aux
pingouin, non loin de là, à environ 5 km plus à l'est. Nous prendrons un
petit bateau pour cela, mais ce sera aussi l'occasion pour visiter un petit
musée-laboratoire biologique où nous aurons une visite commentée par deux
étudiantes argentines qui nous expliquerons comment on récupère les baleines
et autres cétacés échoués sur la plage pour en extraire le squelette.
Nous passerons les deux prochaines nuits à
Ushuaia.
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le paysage de l'extrême sud de la Patagonie
change |
courir dans un superbe décor au bord du
canal Beagle |
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le groupe de tête arrive groupé pour la
dernière étape |
Dominique, le vainqueur de l'épreuve et son
épouse Danièle |

VENDREDI 7 MARS
Ushuaia : la ville du bout du monde
Après une dernière nuit en confortable campement, au bord de la rivière,
nous faisons route vers
Ushuaia pour prendre possession de notre chambre
d'hôtel et retrouver un peu le confort attendu. L'occasion de prendre une
bonne douche chaude et de se reposer avant notre retour en Europe.
Bienvenue à Ushuaia ! Ce port de pêche est aussi une petite ville de 40000
habitants avec sa proche banlieue. Il fait frais ici, en bord de mer. Nous
flânons un peu en ville, parcourons l'unique avenue commerçante et achetons
quelques souvenirs.
On trouve tout pour le sport, l'aventure, mais aussi quelques agences de
voyage qui proposent des séjours en Antarctique, par exemple.
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colonie de pingouins sur une île du
Canal Beagle |
une partie du staff argentino-chilien et du
staff NED |
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le port d'Ushuaia |
rue principale d'Ushuaia |

SAMEDI 8 MARS
deuxième journée à
Ushuaia
Après une bonne nuit réparatrice, nous nous réveillons sous une petite pluie
fine.
Tandis que certains récupèrent d'une soirée arrosée et prolongée dans un pub
irlandais tout proche, d'autres se reposent, font quelques achats en ville,
ou bénéficient d'un massage au spa de l'hôtel Albatros.
Cet après-midi, embarcation sur le Canal Beagle pour aller voir les phoques
et les lions de mer dans leur milieu naturel sur Los Lobos, une île toute
proche d'Ushuaia.
Le soir, cérémonie de remise des prix du Défi Austral 2008 puis repas à
l'hôtel… viande argentine et bon vin assuré !
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Observation des lions de mer et des
cormorans sur l'île de Los Lobos |
Ushuaia, le bout du monde !
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Ushuaia, vue d'ensemble |
en mer, au large d'Ushuaia |

DIMANCHE 9 MARS
Nous quittons la Patagonie !
Après un copieux petit déjeuner à l'hôtel Albatros d'Ushuaia, on embarque
dans les taxis, direction l'aéroport international qui se situe à l'ouest de
la baie, en bord de mer.
Notre horde d'une quinzaine de taxis traverse l'avenue du front de mer. Nous
prenons un premier vol avec la compagnie Aerolineas Argentinas en direction
de Buenos Aires, où nous devrons patienter 6 longues heures. Nous en
profitons pour dépenser nos dernières devises argentines, ou encore changer
nos dernier pesos chiliens.
Long vol de plus de 12 heures pour rejoindre Madrid, puis correspondance
pour Paris-Charles de Gaulle. Nous sommes enfin arrivés à la fin de notre
périple, mais avec un retard conséquent en raison de très mauvaises
conditions météo annoncées en France. L'atterrissage de l'avion a été
quelque peu "sportif" !
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impressionnant, nos bagages à l'hôtel
Albatros d'Ushuaia |
vol Ushuaia - Buenos Aires
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vue aérienne du Canal Beagle qui
sépare l'Argentine du Chili en Terre de Feu |
Escale à Madrid avant un dernier vol pour Paris
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