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 Quelques chiffres

 Informations générales

 Informations touristiques

M$ signifie dollar malais, ou ringgit.

Passeport / Visa

Douanes Aéroport de Kuala Lumpur Taxes aéroportuaires : M$ 3 pour les vols domestiques, M$ 5 pour les vols vers Singapour et Brunei, M$ 15 pour les vols internationaux

Santé

Transport Argent local Climat Vêtement à emporter : un imperméable pour la saison des pluies, un lainage si vous allez dans les terres hautes

Heures d'affaires

Heure locale : GMT + 8

Restauration

Pourboires : 10% inclus automatiquement sur votre facture à l'hôtel et aux restaurants, pourboire variant entre M$ 0.50 à M $1 dans certains cas comme pour les bagages

Électricité : 220V AC 50 hz - besoin d'un adaptateur pour tous les appareils américains et européens

Eau potable : sécuritaire dans la majorité des villes

Téléphone

Achat


 Introduction

(cliquez sur les logos pour accéder aux sites)

Même si nous considérons ce voyage comme une aventure dans le sens où nous n'avons rien organisé avant le départ, nous avons toutefois réservé l'hôtel à Kuala Lumpur, histoire d'être confortablement installés dès notre arrivée, s'acclimater en douceur et préparer la suite. Il faut dire que la réservation directe par internet (www.asiahotels.com) nous fait économiser jusqu'à 60% du prix ! Nous serons donc parachutés en plein centre de la capitale pour les deux premiers jours, proches de toutes les commodités et plus particulièrement du quartier le plus animé : Chinatown. 

En deux petites semaines, nous pensons pouvoir marcher dans la jungle, visiter le fabuleux parc de Taman Negara où se trouve la plus vieille forêt tropicale du monde, monter sur un sommet montagneux, observer les magnifiques coraux et poissons lors de séance de snorkelling aux abord des îles paradisiaques de la partie est, et enfin flâner dans les rues de Singapour et de Kuala Lumpur en goûtant aux joies de la foule (!). 

Tout un programme ! Nous nous sommes inondés d'informations concernant le pays, et plus particulièrement sur le climat et les risques que nous pouvons encourir, nous, faibles et fragiles européens. En effet, mes récents voyages au Népal et en Indonésie me permettent de l'affirmer et donc il faut être toujours prudent et vigilant sur ces points.


malaisienne

 Récit du voyage

Vol de Genève à Kuala Lumpur avec une escale à Amsterdam. Compagnies utilisées : KLM (Royal Dutch Airlines) et Malaysia Airlines. Durée du Vol : 14h20 (y compris le standby d'1h45 à Amsterdam). 

  (cliquez sur les logos pour accéder aux sites)

Nous avons pu trouver un billet aller-retour pour moins de 1000 francs suisses sans les taxes d'aéroport, soit à peine 600 €. Vous pouvez nous contacter pour en savoir plus

 27 - 28 février 2001

Voyage Genève - Amsterdam - Kuala Lumpur 

Arrivés tôt le matin, vers 8h30, après un long mais agréable vol, notre première mission est de trouver l'hôtel où nous resterons deux nuits. 

Ca y est, nous sommes à l'air libre, quel choc tout de même de sentir cette chaleur humide nous sauter au visage en sortant de l'aéroport. Les informations affichées sur les écrans, dans l'avion, nous indiquaient 26°C...confirmé ! Depuis l'aéroport, les taxis sont assez chers, nous a-t-on dit. Et même si nous avons pris le minimum, nous sommes tout de même chargés de deux sacs à dos chacun. Nous devons donc trouver un moyen de transport.


vue partielle de Kuala Lumpur

Nous optons finalement pour un shuttle bus qui nous dépose devant l'entrée de l'hôtel, qui se trouve tout de même à 75 km plus au nord. Je profite du déplacement pour dormir un peu. Les tours jumelles Petronas, que nous apercevons au loin, nous indiquent que nous arrivons à Kuala Lumpur. Le séjour commence assez bien avec un bain bien mérité dans la piscine de l'hôtel. Je pense soudain à la température qui doit frôler le zéro degré à Genève...

La piscine de l'hôtel Vistana
La piscine de l'hôtel Vistana

Les rayons du soleil tapent vraiment très fort si bien que nous sommes obligés de nous immerger régulièrement dans l'eau bleue foncée de la piscine en alternance avec des séances de transat à l'ombre des parasols. Il est ici 15 heures, précisément l'heure à laquelle les collègues de bureau prennent le joyeux chemin du travail (!)

Nous profitons ainsi des joies du confort que nous allons perdre peu à peu au cours de notre périple.

Mais la chaleur a vite raison de nous et nous partons alors à l'assaut du centre ville et plus particulièrement de Chinatown en empruntant le Star, métro de Kuala Lumpur. Nous traversons Little India, plutôt musulman, ou nous faisons une dizaines d'arrêts dans les boutiques en jouant les touristes parfaits, mais aussi pour déguster les spécialités culinaires locales. Un avant-goût plutôt épicé de ce qui nous attend plus tard.

le bleu lui va si bien...
le bleu lui va si bien...

Enfin, après avoir serpenté entre les ruelles où les piétons fourmillent de partout, nous nous enfilons dans le marché de Chinatown, riche en imitations de toutes sortes (parfums, bijoux, montres, lunettes,...). Aussi, nous jonchons d'extraordinaires étalages de fruits et légumes exotiques (exotiques pour nous !).

marché nocturne dans le quartier de Chinatown
marché nocturne dans le quartier de Chinatown (KL)

Là aussi, la tombée de la nuit n'a pas fait baisser la température ambiante. Notre tee-shirt nous colle littéralement à la peau, c'est très agréable ! Nous devons songer à nous rafraîchir souvent et ce ne sont pas les occasions qui nous manquent. Nous revenons à l'hôtel après une première journée bien chargée malgré tout et pour une nuit, une vraie nuit, bien méritée en contemplant une fois de plus les merveilles architecturales de la ville, les fameuses twin towers et la tour Menara, mises en valeur par un éclairage abondant.

 1er mars 2001 

Après une nuit quelque peu réparatrice et un petit déjeuner costaux mais pas exceptionnel, nous commençons véritablement à nous organiser pour les jours suivants, et surtout pour les transports et les hébergements. Nous profitons évidemment de nous trouver à Kuala Lumpur pour collecter le plus d'informations possibles. 

Pour cela nous nous rendons au MATIC (Malaysia Tourist Information Complex) en métro qui se trouve dans le même quartier que les tours jumelles Petronas que nous visitons naturellement. De telles merveille d'architecture valent le détour. C'est vraiment impressionnant...ces deux fusées de verre et d'acier de plus de 450 mètres de haut semblent prêtes à décoller. Si l'on considère les antennes, elles sont les plus hautes du monde. A la base, un immense centre de shopping de six étages nous permet de nous restaurer et de lécher les vitrines sans abuser. Nous sommes ici dans un quartier d'affaires très actif.

En résumé, KL est une ville très agréable, avec de nombreux parcs boisés et autres espaces verts au milieu des buildings hôteliers et bancaires, le mariage est assez réussi. La population y est assez diversifiée, divisée principalement entre le type chinois et indien. Les locaux sont plutôt du genre accueillants et souriants.

Les tours jumelles Petronas vue du parc depuis la passerelle
Les tours jumelles Petronas et le parc, vu depuis la passerelle

Nous savons donc quelle sera la suite de notre itinéraire : demain nous nous dirigerons vers le parc naturel de Taman Negara, au milieu de la péninsule, afin de découvrir la jungle et le vrai pays malais, très riche en faune et en flore. En fait nous avons réservé le trajet en bus de KL à Kuala Tembeling, et l'hébergement en petit chalet à Nusa Camp qui sera notre camp de base pour trois jours.

 2 mars 2001 

Lever très tôt, histoire de ne pas rater le taxi qui nous conduit au départ de l'arrêt de bus, en pleine ville, pour le grand départ. On en oublie le petit déjeuner qui se résume à un simple café dans la chambre. De toute façon, nous n'avons pas le temps nécessaire. Nous arriverons tout de même à l'heure au rendez-vous. Après une petite frayeur - nous croyons avoir égaré nos papiers de réservation - nous embarquons pour un trajet de quatre heures pendant lequel nous finirons notre nuit sans problème.

Peu à peu, nous nous enfonçons dans un théâtre de verdure de plus en plus dense. Nous y sommes, la forêt tropicale nous accueille à bras ouverts, nous arrivons à l'entrée principale du parc naturel de Taman Negara : Kuala Tembeling. Encore un peu de patience et nous embarquons dans une pirogue pour remonter le cours de la rivière, le Sungai Tembeling, et ainsi atteindre notre destination, en plein parc, Nusa Camp.

un avant-goût de la forêt tropicale 
un avant-goût de la forêt tropicale 

Le barreur est très expérimenté, je suis surpris et impressionné par sa précision quand il s'agit de passer les quelques rapides que nous rencontrons. Je me souviens alors des difficultés que nous pouvions rencontrer lors de nos aventures de canoë ou de kayak en Ardèche ...La comparaison est vite faite.

pirogue sur le Sungai Tembeling
pirogue sur le Sungai Tembeling

Ce voyage de trois heures nous permet également de nous acclimater à l'humidité croissante, et d'observer déjà quelques oiseaux exotiques et singes qui s'amusent sur les rives. Le spectacle de cette végétation est saisissant, on imagine un gigantesque terrain de jeu pour l'espèce animale. Nous verrons ça demain.

Pour l'heure, le temps est de se reposer avant un dîner animé par les claquements des grosses gouttes de pluie venues soudainement d'un violent orage que nous espérons être passager. 

Le quotidien de la vie dans la jungle, c'est ça. Et encore...nous n'avons rien vu !

 3 mars 2001 

Une fois n'est pas coutume, nous nous sommes ratés au réveil. Il fallait être debout à 7h30 pour prétendre prendre le premier bateau au départ de Nusa Camp et ainsi pouvoir démarrer le trek depuis Kuala Tahan à une heure raisonnable. Logés dans une petite cabane, nous avons assez mal dormi, sans doute quelque peu perturbés par l'humidité et les cris des animaux nocturnes. Personne ne réveille l'autre...résultat : on décolle à 11h15 après une grasse matinée imprévue.

notre modeste logement à Nusa Camp
notre modeste logement de Nusa Camp

Débarqués à Kuala Tahan, nous nous mettons en route, sacs au dos, pour l'aventure forestière. Nous nous renseignons sur le parcours et, par sécurité, prenons rapidement la décision de rejoindre un point au bord de la rivière, Kuala Terenggan, qui se situe à une douzaine de kilomètres en amont de la rivière. Le sentier nous emmène dans le cœur de la jungle, se resserrant parfois pour ne laisser le passage que d'une seule personne. Nous sommes vite dans le vif du sujet : près même pas un kilomètre, une surprenante rencontre avec un lézard de 30 centimètres, dont nous ne connaissons pas le nom, nous rappelle que nous ne sommes pas dans les Alpes.

Les cris d'oiseaux incessants, presque assourdissants, accompagnent notre chemin dans la plus grande diversité.

Plus tard, nous croisons quelques touristes qui se sont littéralement fait dévorer les jambes par des sangsues, assez fréquentes dans le secteur. Croisons les doigts, nous sommes jusqu'alors épargnés.

la forêt nous offre ses meilleures spécialités végétales  
la forêt nous offre ses meilleures
spécialités végétales

Sur notre parcours, nous faisons quelques détours pour nous rendre vers des points d'observation où les explorateurs avertis attendent les oiseaux rares avec des jumelles. Sur la deuxième partie du trajet, nous ne croisons plus personne et prions pour qu'il ne nous arrive rien car notre temps commence à devenir précieux. Comptant sur une vitesse de croisière moyenne de 5 km/h et sur notre expérience de la marche, un calcul rapide nous permet de nous rassurer quant à notre heure probable d'arrivée.

Nous économisons l'eau, étant seulement partis avec moins de deux litres pour nous deux. Nous avons envie de boire sans limite, trempés de sueur à cause de cette chaleur et de nos accélérations répétées.

un arbre certainement vieux de quelques centaines d'années
un arbre certainement vieux de
quelques centaines d'années

La beauté de cette forêt, la plus ancienne du monde à en croire les guides, nous comble de satisfaction. Une palette de verts jamais vus, des arbres gigantesques, des racines qui semblent courir sous nos pieds, des lianes dans tous les sens constituent les éléments d'un étonnant spectacle.

Pas loin du but, à l'occasion de la traversée de la rivière Sungai Tenggran où nous nous sommes creusés la tête pour trouver une solution, nous faisons la découverte d'une première sangsue. Solidement accrochée à la cheville de ma coéquipière, nous en viendrons à bout grâce à une vieille recette. En effet, une simple cigarette viendra à bout de cette sale bestiole. C'est la seule façon de s'en débarrasser facilement, m'a-t-on dit.

 4 mars 2001 

Cette fois nous nous levons à l'heure afin de mieux profiter de la journée car nous pensons quitter le camp demain. Le temps de prendre un petit déjeuner copieux à base de pancake, omelette, et café, nous partons une fois de plus en pirogue pour traverser la rivière et ainsi rejoindre le sentier Canopy, accroché aux pentes en suivant le rivière sur sa rive droite. 5 km nous séparent de Kuala Tahan où nous pensons arriver assez tôt, en tous cas avant midi. En chemin nous nous perdrons bêtement en quittant le sentier principal, nous trouvant immédiatement en proie aux branches et aux denses feuillages des arbres. En revenant en arrière, notre peur n'est qu'éphémère : nous retrouvons le large sentier. Il ne s'agit pas de s'égarer. Même le GPS ne nous permettrait pas de nous positionner car nous voyons à peine la couleur du ciel !

progression dans la forêt le long du Canopy trail  Canopy walkway, série de ponts suspendus
le long du sentier Canopy, l'un des ponts suspendus de Canopy walkway

L'attraction principale de cette matinée sont les ponts suspendus de Canopy, les célèbres Canopy Walkways qui sont certainement les plus longs du monde, divisés en plusieurs sections pour un total de plus de 400 mètres. C'est vraiment impressionnant de se trouver sur ces ponts, de véritables oeuvres d'art, perchés au dessus de la végétation tropicale et chacun tendus entre deux gros arbres. Dessus, nous devons absolument progresser lentement et surtout régulièrement de façon à ne pas provoquer de mouvements ondulatoires qui s'amplifieraient. Mais c'est assez amusant.

Nous arrivons enfin dans la station de Kuala Tahan, par le haut du village. Le temps de nous renseigner sur les différentes possibilités de trek depuis là, nous prenons volontiers une bière bien fraîche sur la terrasse ombragée d'un restaurant local. C'est un certain luxe, la bière coûtant plus cher qu'un simple repas ici. La prochaine pirogue pour Nusa Camp au départ de l'embarcadère ne sera pas avant 15 heures, nous décidons alors de marcher jusqu'aux grottes de Gua Tellinga. Sans plus attendre, nous traversons la rivière pour démarrer dans le village de Kuala Tahan où nous en profitons pour rigoler avec les enfants qui habitent là, ils sont souriants et joyeux à notre passage.

écolière (village de Kuala Tahan)  écoliers malais (Kuala Tahan)
écoliers malais (village de Kuala Tahan). Le Pockemon est un faux !

Une heure plus tard, nous arrivons en sueur devant la fameuse grotte après une progression très rapide. Il faut dire que notre temps est compté si nous ne voulons pas rater le retour sur Nusa Camp. Des cordes sont placées là pour pénétrer dans la cavité et ainsi poursuivre l'exploration pendant 80 mètres. Malheureusement, ma lampe frontale manifeste quelques faiblesses et le sol glissant n'incite guère à continuer, d'autant plus qu'il faut par moments ramper, et ceci dans les crottes de chauve-souris. Pas question, il faut être équipé mieux que ça, nous rebroussons chemin et revenons au village que nous retrouvons après une heure de marche supplémentaire pendant laquelle nous ferons une brutale rencontre avec un sanglier. Ca surprend, surtout quand la bête surgit sur le chemin sans prévenir. Finalement, l'animal a eu plus peur que nous.

Retour à Nusa Camp à l'heure prévue (les malais sont très précis, on ne peut pas leur enlever ça). Nous passons devant notre habitation, ce qui nous impose un petit arrêt, histoire de nous débarrasser de ce qui ne nous est pas indispensable pour la suite. Il est 15h30, nous repartons tranquillement en direction des Waterfalls de Abai.

un bain improvisé qui fait du bien...
un bain improvisé qui fait du bien...

En route nous croisons plusieurs groupes de malais qui semblent revenir de la baignade. En effet, une énorme piscine naturelle nous ouvre les bras quand nous arrivons à la chute d'eau. Il ne faut pas 5 minutes avant que nous nous déshabillions pour nous plonger dans ce bouillon de jouvence. Quel bien ça fait, après plus de 5 heures de marche par une humidité souvent insoutenable.

Après toutes ces activités, une bonne douche froide nous fera un plus grand bien, puis un moment de tranquillité passé au bord de la rivière alors que la luminosité diminue peu à peu et que les moustiques commencent à attaquer en série (il vaut mieux d'ailleurs être équipé contre ces maudites bestioles). En même temps, c'est l'heure où les couleurs de la forêt changent pour passer au vert orangé, tandis que les enfant prennent un dernier bain ou jouent sur le sable de "Nusa Beach". 

Une journée qui se termine bien, en nous laissant le sentiment d'en avoir profité un maximum en deux jours. Demain matin, tôt, nous partirons pour l'est, vraisemblablement sur la côte. Opération baignade en vue, mais cette fois dans l'océan Pacifique. Pour nous ce sera la première fois.

 5 mars 2001 

La nuit a été très mouvementée en raison de pluies diluviennes qui se sont abattues soudainement sur la région. J'ai personnellement eu beaucoup de mal à m'endormir. La mauvaise surprise du petit matin, c'est encore la pluie qui n'a cessé de tomber. Notre départ est prévu pour 8h45 et nous nous demandons si la pirogue va pouvoir naviguer avec l'augmentation du débit de la rivière. Nous sortons alors K-Way et ponchos et comme par miracle, la pluie cesse. Nous finissons alors par embarquer.

Le voyage de retour à Kuala Tembeling est plus court qu'à l'aller, à notre grande surprise. Sans doute en raison de la descente de la rivière dans le sens du courant. La pluie se remet à tomber et, ajoutée aux embruns soulevés par les vagues provoquées par l'embarcation, nous frappe quelquefois le visage mais aussi nos bagages que nous sommes obligés de protéger. Tandis que mon équipière lit le guide pour se renseigner sur la suite des événements possibles, j'écoute un peu de musique. Elle semble coller parfois avec le décor ambiant, les deux rives forestières apparaissant comme deux bandes vertes éclatantes au milieu de laquelle nous avançons dans un sillon couleur marron foncé.

Nous apercevons enfin Kuala Tembeling. Le temps de débarquer et de sauter dans un taxi qui nous prend 16 ringgits pour nous conduire en gare ferroviaire de Mela, toute proche. Elle se situe sur la ligne du Jungle Train, entre Jerantut et Kota Baharu. En raison du mauvais temps, nous avons choisi conjointement de voyager directement jusqu'au nord, précisément Kota Baharu (point 3 sur la carte plus haut), où nous passerons la nuit en espérant que les conditions météo s'améliorent.

la gare de Mela, sur la ligne du Jungle Train
la gare de Mela, sur la ligne du Jungle Train

Une heure d'attente au moins, puis arrive le Jungle Train, apparition peu banale. Nous avons bien pensé au taxi mais la meilleure solution à nos yeux pour traverser la moitié du pays est plutôt le train, même si nous allons y passer plus de 11 heures sans encore le savoir ! Le trajet est effectivement long et pénible mais le voyage pittoresque, en compagnie de quelques malais dont la plupart vont célébrer une fête musulmane dans le nord.

Nous traversons bon nombre de villages typiques de Malaisie profonde en alternance avec des paysages somptueux, toujours dominés par une végétation luxuriante. Je descends au premier arrêt, Kuala Limpis, afin d'acheter des victuailles pour notre voyage. J'ai le temps, l'arrêt durera pas moins d'une heure.

garçon malais dans le jungle train
garçon malais dans le jungle train

Ici les vaches ne regardent pas passer le train car elles sont souvent sur la voie. Un coup de trompe suffit à les éloigner, ce qui n'est pas difficile en raison de la lenteur certaine de ce train.

Nous nous divertissons comme nous pouvons : entre lire, écouter de la musique, grignoter quelques biscuits et autres bricoles, nous trouvons le temps de discuter un peu avec des enfants malais qui parlent un anglais approximatif mais assez compréhensible. Une petite fille nous indique même un tuyau pour faire du shopping à Kota Baharu à très bon marché. Elle nous parle également de sa culture et nous échangeons quelques points de vue.

C'est vers minuit que nous arrivons à KB, après avoir passé la journée entière à voyager, finalement. 

Nous avons trouvé une bonne adresse, pas chère (KB Backpackers Lodge), en plein centre ville, où nous posons nos affaires avant de ressortir. Il est déjà tard mais nous trouvons le temps de déguster un mee goreng et deux cocas pas très frais sur la place centrale où règne encore une activité intense. Tous les jeunes sont dehors, réunis autour d'une table en buvant un verre ou deux et en regardant la télévision dont les programmes, uniques, sont offerts à qui veux bien les regarder. Kota Baharu est connue pour son marché nocturne.

Un bref passage sur l'une des stations internet du Lodge, bien équipé de ce côté-là, pour me connecter et ainsi mettre à jour la page internet que vous êtes en train de lire, ainsi que l'envoi et la réception de quelques messages électroniques.

Deux heures du mat'...il est temps de se coucher sans même pouvoir prendre de douche...faute d'eau.

 6 mars 2001 

Encore une nuit trop courte mais peu importe, nous ne sommes pas ici pour dormir. Le taxi nous emmène à l'embarcadère de Kuala Besut. Conduite dangereuse car nous sommes pressés pour ne pas rater le départ du bateau-taxi qui est en fait un ancien bateau de pêche. L'accueil est chaleureux : on nous offre le thé et des espèces de bâtons de riz cuit fourrés à la banane, le tout enroulé dans une feuille tissée et enduite de sucre...un régal.

La Mer de Chine est houleuse ce matin en raison de mauvaises conditions météo. Le capitaine fait signe de monter à bord. Ok, alors on y va. A peine sortis du port, des creux de deux mètres me font penser que quelques estomacs fragiles ne vont pas supporter. Pour certains c'est à la limite mais tout se passe bien, finalement. Tout le monde est concentré sur le paysage et sur l'horizon duquel on voit peu à peu surgir la silhouette mouvementée des îles Perhentian. Nous avons 1h30 de traversée pour rejoindre la plus proche mais aussi la plus petite et la plus touristique (Pulau Perhentian Kecil). Au large de l'île, nous procédons à un "échange" de touristes à l'aide de barques à moteurs plus petites affrétées par les hôteliers, ceux qui reviennent sur le continent et ceux qui vont sur l'autre île, Pulau Perhentian Besar. Ce sera notre cas, préférant la tranquillité. Et là,

...changement de décor...

place à l'eau bleu turquoise et au sable blanc coralien. Le ciel est encore un peu voilé mais laisse parfois apparaître timidement les rayons du soleil qui viendront frapper notre peau encore blanche à plusieurs reprises. Un avant-goût de paradis...

turquoise est l'eau...
turquoise est l'eau... 

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas foule et tant mieux. Nous trouvons rapidement un bungalow confortable à un prix raisonnable, à 20 mètres de la plage, entouré de cocotiers. Un vrai bonheur. Je pense alors que nous allons rester ici au moins trois jours, d'autant plus que les activités possibles sont nombreuses : snorkelling, plongée, pêche, canoë, trekking.

...blanc est le sable (Perhentian island)
...blanc est le sable (Perhentian island)

Après un bref déjeuner sur la terrasse de Mama's Place, l'heure est plutôt au repos sur la plage, ce qui ne nous empêchera naturellement pas de goûter à l'eau de mer qui doit bien avoisiner les 25°C si ce n'est plus.

notre habitation sur l'ile de Perhentian
notre habitation sur l'ile de Perhentian 

Il pourrait s'agir là d'une certaine forme de paradis, celui qu'on imagine quand on voit les plus belles plages du monde...A méditer.

Le soir, dîner dans le luxueux Coral View Resort, au bout de la plage. C'est le seul endroit sur l'île où l'on peut avoir un accès Internet, a-t-on lu, mais une panne de réseau avec le continent nous prive de communication. Bon, c'est pas vital. Profitons plutôt de cette tranquillité si rare de nos jours et apprécions le moment présent.

 7 mars 2001 

Enfin...une grasse matinée. Même pas réveillés par le bruit des vagues. Il n'y en a pas, à vrai dire. Le temps n'est pas suffisamment beau pour envisager une sortie snorkelling. Aussi nous préférons mettre les baskets et prendre le sac à dos pour traverser l'île et découvrir les autres plages jusqu'au sud. Il est déjà 11 heures et l'air chaud nous fait transpirer abondamment. La marée montante nous empêche de passer d'une plage à une autre par le sable, alors nous serons contraints de crapahuter sur d'énormes rochers.

une fleur de Pulau Perhentian Besar island
une fleur de Pulau Perhentian Besar island

Nous arrivons sur une plage où seuls les malais se retrouvent en famille pour se baigner, apparemment, mais nous ne savons pas s'ils habitent là ou s'ils viennent en touristes. Nous voulons poursuivre notre randonnée jusqu'à une plage du sud, mais malgré leurs indications pour trouver le début du chemin qui traverse dans la jungle, nous ne le trouverons jamais. On nous a dit qu'il était très mal indiqué mais à ce point-là, c'est difficile de l'imaginer. Nous rebroussons alors chemin et nous arrêtons dans divers cafés-restos le long pour grignoter et boire des jus d'ananas frais, mais également pour écrire quelques cartes postales, l'endroit étant approprié.

une autre idée des vacances...
une autre idée des vacances...

Comme chaque jour, les moustiques reviennent en bande et il faut se protéger partout. Ils sont vraiment agressifs. Je n'ai pas l'habitude de me faire piquer mais là, je dois reconnaître qu'ils ne m'épargnent pas non plus. Un simple spray peut suffire, même si l'odeur engendrée n'est pas très agréable. J'avoue que je ne n'y connais rien dans ce genre de produit, et encore moins dans la psychologie du mosquito...

Un vacancier rencontré la veille dans le taxi se joint à moi pour m'indiquer un coin intéressant afin d' observer les poissons et les coraux encore vivants. Il a l'air de s'y connaître, et le corail vivant est une rareté, paraît-il. Donc, demain, c'est snorkelling, s'il fait beau. Les conditions météo doivent être parfaites, la transparence de l'eau en dépend.

bientôt dans notre assiette...
bientôt dans notre assiette...

Nous irons ensuite choisir le poisson que nous pourrons manger au grill dans la soirée. J'en bave d'impatience. C'est la spécialité de la "Mama", elle le fait au lait de coco avec des épices, tout un programme !

Comme prévu, le poisson frais pêché ce jour, du baramundi, a tenu ses promesses. Un vrai délice. Après cet agréable repas pris sur la terrasse, accompagnés par le bruit des vaguelettes qui viennent nous lécher les pieds, nous allons nous délecter avec une bière à quelques dizaine de mètres de là. Il fait nuit et j'en profite pour faire quelques images de la quasi pleine lune qui se cache derrière les cocotiers élancés vers la plage..

 8 mars 2001 

C'est encore la pluie, très forte, qui modifie nos plans ce matin. Nous devons encore reporter notre sortie snorkelling. Espérons pour que l'après-midi soit plus clémente. En attendant, c'est lecture, détente, sur fond de piqûres de moustiques. Avec la pluie ces sales bestioles se multiplient, on dirait.

on les voit les gouttes de pluie, la ?
on les voit les gouttes de pluie, la ?

Nous envisageons alors de prendre un bateau-taxi pour nous déplacer sur l'autre île, la petite, Pulau Perhentian Kecil. Il y a là une plage qui s'appelle Long Beach où beaucoup d'activités sont possibles. Nous verrons.

dégâts causés par un moustique...
dégâts causés par un violent mosquito...

Vers midi, le temps se dégage nettement. Ni une ni deux, nous prenons les palmes, les masques, et les tubas, et en route vers Perhentian Kecil, sur une plage de l'ouest, grâce au bateau-taxi de Mama's Place. En effet, pour aller voir les poissons, il est préférable de plonger dans des eaux plus tranquilles et les plages de l'est sont plus mouvementées en raison du vent. Elles souffrent en outre d'une exposition non propice à la plongée.

Sur place, à peine entrés dans l'eau, le spectacle est grandiose : des poissons multicolores dansent autour de nous par centaines, tous plus beaux les uns que les autres. Les coraux vivants se manifestent à notre passage en se rétractant ou en sortant de leur cavité. Il sont eux aussi de toutes les couleurs, mais les plus beaux sont jaunes, violets, ou encore bleu vif. Dommage que nous n'ayions rien pour les photographier...c'est indescriptible.

prêt pour la plongée ?
prêt pour la plongée ?

Nous restons au moins une heure à contempler ce spectacle naturel après quoi nous trouvons non loin de là une petite plage de sable blanc, isolée et tranquille, Coral Beach. 

cocotiers  cocotiers morts
les majestueux cocotiers synonymes de belles plages, même morts...

Nous testerons les crêmes à bronzer et la baignade une fois de plus avant de traverser l'île à pied pour nous rendre à la plus grande plage, côté est. Il s'agit de Long Beach (je ne l'invente pas !), qui est atteignable en 10 minutes de traversée par la jungle. En chemin, j'apercevrai un varan à deux reprises, vous savez, cette sorte de gros lézard. Chacun d'eux mesurait bien 1,50 m. Selon le guide, l'île en est peuplée et il n'est pas rare d'en croiser un. Ils ne sont pas dangereux et fuient à notre passage. Je confirme car je n'ai même pas pu m'en approcher. 

mauvaise rencontre avec une araignée géante
mauvaise rencontre avec une araignée géante

Ici, les araignées sont gigantesques, il ne faut surtout pas sortir du chemin sous peine de se trouver nez à nez avec un de ces arachnidés. La plus impressionnante de celles que nous avons rencontré faisait bien ses 8 cm d'envergure ! La rencontre peut être brutale, on ne voit presque pas la toile qui peut être tissée entre deux arbres distants de plusieurs mètres. 

Long Beach est très différente, une belle eau teintée en vert foncé et des grosses vagues dignes de celles du pays basque. Nous nous y amuserons avant de revenir à notre bateau, à l'heure fixée avec notre taxi-driver, après avoir déjeuné sur une terrasse.

C'est pas fini, au retour chez la Mama, on se fait mal au bras avec une heure de canoë car l'eau est calme. Cela nous permet de visiter différemment les plages environnantes, de loin. Une petite marche sur le sable blanc coralien terminera nos activités du jour.

En rentrant, nous ne résistons pas à l'odeur du poisson grillé en passant devant l'un de ces petits restos de bord de plage. Aussi nous déciderons de remettre ça ce soir en goûtant aux meilleurs délices que la mer peut nous offrir.

Une fois encore, le baramundi, espèce de perche géante, ne nous déçoit pas. Bien au contraire, il s'agit d'un des meilleurs poissons frais qu'il nous ait été donné de déguster. La Mama n'a qu'à bien se tenir !

 9 mars 2001 

Journée de retour sur le continent. La pluie a fait son apparition au petit matin et semble décidée à persister. Nous pensons revenir à Kota Baharu, parce que c'est une ville assez importante et animée où nous pourrons trouver toutes les infos nécéssaires à notre retour en douceur sur Kuala Lumpur. Plusieurs alternatives : le train, le bus de nuit, ou encore l'avion en ligne intérieure qui nous permettrait par exemple de rallier Penang, une île située au nord-ouest de la péninsule qui est intéressante au niveau culturel. Aussi, sa capitale Georgetown, est très influencée par les traditions chinoises.

Ce sont les disponibilités des places qui nous aiguilleront sur l'un ou l'autre de ces moyens de transport, mais aussi sur la destination que nous prendrons. Il se pourrait que nous revenions directement à Kuala Lumpur, ou pourquoi pas faire un crochet à Singapour.

Pour l'heure, il est temps de quitter les îles Perhentian que nous avons vraiment beaucoup appréciées. Notre speed-boat est réservé pour midi, il n'y a plus qu'à préparer les affaires.

C'est parti, adieu les îles, retour au pays malais. Le speed-boat, sorte de barque améliorée avec deux puissants moteurs de 140 ch, nous secoue dans tous les sens mais nous mettrons trois fois moins de temps que pour l'aller, sur une belle mer agitée vert émeraude. La pluie a cessé, tant mieux, nous aurions été trempés jusqu'aux os sinon. Le taxi nous attend, direction Kota Baharu d'où nous étions partis. Même pas le temps de se rafraîchir. Ne connaissant qu'une seule adresse, KB Backpackers Lodge, nous y retournons sans peine. Le confort est suffisant. Là il faut organiser le transport pour descendre au sud. Nous courons dans tous les sens mais il n'y a aucun moyen de trouver de la place dans un avion, un bus, ni même de louer une voiture malgré un aller-retour à l'aéroport. Nous sommes un peu désespérés. La raison est que la grande fête musulmane de la semaine dernière a fait se déplacer beaucoup de monde et nous sommes précisément dans la région la plus active du pays. Tout les fidèles rentrent dans leur famille et tout est réservé pour plusieurs jours, et Allah sait s'ils sont nombeux !

Il fallait un zeste de chance et nous l'avons eu : Il y a une possibilité pour partir en bus en direction de Kuantan mais en restant sur la côte est. C'est 400 km plus au sud, alors nous acceptons et achetons immédiatement les billets, ne voulant pas prendre de risque. Cela nous rapproche de Kuala Lumpur de près de 250 km. Nous partirons à 23 heures sans même passer une nuit ici.

tricycle  jeune vendeur de ceintures
tricycle moderne, jeune vendeur de ceintures dans les rues de Kota Baharu

Nous avons donc 4 heures devant nous et ce sera suffisant pour nous reposer un peu, mais aussi faire un tour au fâmeux night market où nous prendrons le temps de nous poser pour dîner, changer des dollars US en ringgits, développer des photos, mettre à jour la page internet et lire les emails que nous avons reçus (aujourd'hui 36, après deux jours d'isolement).

rue animée de Kota Baharu Night Market de Kota Baharu
l'une des rues principales de Kota Baharu, étalage de viande (night market)

Cherating sera notre point de chute, charmant petit village de bord de mer connu pour sa magnifique plage, ses maisons sur pilotis et son artisanat local. Les fâmeux batiks de Malaisie sont ici réputés.

 10 mars 2001 

Après 6 heures de bus – nous étions restés endormis et le chauffeur nous a réveillés – nous prenons pied ici en pleine nuit, et nous abritons au bord de la plage sur la terrasse d'un restaurant encore fermé (il est 5 heures du mat). Seuls les bruits des animaux de la forêt toute proche nous berceront pour finir notre nuit difficile. Et avec un peu de chance notre réveil coïncidera avec celui du soleil. 

Progressivement tout s'anime avec le jour et nous pourrons enfin trouver un hôtel. Le Cherating Cottage semble correct, avec des chalets-bungalows individuels.

Cherating Cottage
Cherating Cottage

Nous n'utilisons l'hôtel que pour le petit déjeûner, la douche, et déposer nos lourds sacs. Ceci afin d'être un peu plus libres pour trouver une agence de tourisme ou de voyage, ce que nous parvenons à faire dès l'ouverture. De là nous réservons le transport en taxi à Kuantan et le bus jusqu'à Kuala Lumpur. Tous les vols ou bus pour d'autres destinations sont réservés et nous jouons ainsi la sécurité, sans oublier que notre vol de retour en Europe est déjà confirmé depuis Kuala Lumpur. La sagesse veut que nous soyons donc sur place le 13 mars, devant les difficultés de transport que nous avons connu jusqu'alors.

En attendant, nous louons des vélos, dont la mécanique est archaïque, mais qui nous permettent de nous déplacer plus facilement dans le village. Attention il faut rouler à gauche, l'erreur est vite faite sur la grande route, surtout à vélo quand il s'agit d'emprunter un autre axe.

panneau stop en Malaisie
je vous laisse traduire... 

Nous tentons d'aller voir les tortues dans l'enceinte du Club Med, le premier du nom en Asie, mais le gardien nous refuse l'entrée. Alors, retour au bord de la plage non loin de l'hôtel, pour déguster quelques fruits de mer et acheter quelques souvenirs. C'est marée basse, nous aurions pu partir à la pêche aux couteaux !

plage de Cherating à marée basse
plage de Cherating à marée basse

Puis, un saut à l'email center du village. C'est un grand mot, mais il y a tout de même une station où se connecter...Ceci pour réserver l'hôtel à Kuala Lumpur. Nous tentons de réserver le même qu'au début de notre séjour, le Vistana, parce qu'il est confortable, d'un excellent rapport qualité-prix, mais aussi parce qu'il est tout proche d'une station de métro. Nous le faisons précisément par internet. Il est peut-être un peu tard, si bien que nous n'aurons pas le temps de recevoir une confirmation par email. Le délai de réponse est trop court, mais nous prenons volontiers le risque. D'autre part, une coupure générale d'électricité dans le village nous prive de toute autre forme de communication.

Il est 14h45, le temps de téléphoner pour confirmer oralement la réservation de l'hôtel Vistana, et le taxi est là. Vite...celui-là il ne faut pas le rater. Loin d'être un excité du volant, le chauffeur nous fait quelques frayeurs en route et nous arriverons juste pile à l'heure à Kuantan pour sauter dans le bus. Le stress nous gagne de nouveau. En route pour KL...

Nous finissons notre long voyage à la gare routière qui se situe juste à côté de notre hôtel. Quelle chance, pas besoin de prendre le taxi de nouveau. Et surtout, nous sommes épuisés de ces voyages et heureux de retrouver le confort d'un grand hôtel avec tout ce que cela implique. D'ailleurs nous n'y bougeons pas et dînons sur place.

 11 mars 2001 

Une grasse matinée s'impose, evidemment. Doucement, nous nous organisons pour aller visiter les Batu Caves, à seulement 13 km au nord de la ville. Ces immenses grottes sont un lieu de pélerinage hindou réputé. Des baptèmes hindous ont souvent lieu le week-end, et ça tombe bien car nous sommes dimanche. Les enfants baptisés sont facilement reconnaissables à leur tête rasée et enduite d'une crême jaune.

les 228 marches des escaliers montant aux Batu Caves fillette hindoue baptisée
les 272 marches des escaliers montant aux Batu Caves, fillette hindoue baptisée

Les grottes sont impressionnantes par leur hauteur. On peut observer de nombreuses draperies naturelles qui feraient s'émerveiller plus d'un spéléologue. On se sent un peu en Inde ici. Beaucoup de familles viennent baptiser leurs jeunes enfants, et c'est l'occasion pour nous de découvrir le protocole de la cérémonie. Aussi, des centaines de singes et d'oiseaux peuplent ce lieu sacré en permanence.

divinités hindoues
divinités hindoues

Au passage, armées de deux pailles, nous sirotons le lait frais d'une noix de coco découpée avec dextérité sous nos yeux ébahis. 

Une fois la visite terminée et quelques souvenirs achetés, nous repartons en taxi pour Imbi Plaza, un haut-lieu commercial de KL réputé pour ses prix intéressants, surtout en ce qui concerne tout ce qui est hifi, video, photo, ou encore informatique. Il ne s'agit que d'un repérage des lieux pour comparer si les différences sont importantes entre les prix locaux et européens. Si c'est le cas, nous reviendrons demain avec des dollars plein les poches (!)

Retour à l'hôtel pour se reposer et nager un peu dans la superbe piscine du 3ème étage, et se préparer pour aller goûter à la vie nocturne. Nous voulons monter au sommet de la tour panoramique KL Tower, haute de 421 mètres (la plus haute d'Asie), afin de dîner tout en découvrant la totalité de la ville éclairée. Le restaurant situé au sommet effectue une rotation complète en 1 heure 30.

vue aérienne du récent metro STAR de Kuala Lumpur
vue aérienne du récent metro STAR de Kuala Lumpur

Le dîner tient ses promesses, du haut de cette superbe tour. Un dîner de qualité arrosé d'un petit Dolcetto italien, un peu de luxe en contraste avec les moments passés dans la jungle et les pauvres villages.

Rendez-vous ensuite dans un internet café où des dizaines de jeunes malais se battent à coups de jeux video en réseau. Un vacarme assourdissant ajouté à de la musique techno ne suffit pas à nous perturber pour nous connecter sur internet. Le but est de trouver les meilleurs prix proposés par les quelques revendeurs suisses ou français que nous connaissons pour les comparer aux prix locaux. Quelques affaires en vue, donc...

Un heure dans cet enfer de bruit puis retour à l'hôtel, forcés de rentrer à pied par faute de taxi. Nous nous couchons finalement vers 2 heures du mat.

 12 mars 2001 

Journée shopping et visite. Après un bref plongeon dans la piscine, nous partons sac au dos, équipés de bonnes chaussures pour affronter le bitume des trottoirs. Nous essaierons de voir un maximum de curiosités intéressantes avant de repartir.

au centre, la KL tower Menara
au centre, la KL tower Menara

On sent un peu la chaleur de la ville augmenter au fur et à mesure de l'approche du grand prix de formule 1 de Malaisie, qui a lieu de week-end prochain, l'un des circuits officiels du championnat du monde. Les malais en sont fiers. Il est certainement l'un des plus modernes, en offrant plus de 75000 places assises pour les spectateurs.

Ici, les grands magasins ouvrent à 11 heures 30, avant c'est quasiment mort. Les centres commerciaux immenses, souvent sur 5 ou 6 étages, n'ont rien à envier à ceux de nos grandes villes. Les prix sont très intéressants, conformément à ce que nous pensions. Inutile de dire que nous ferons des affaires intéressantes, autant au niveau de l'habillement que de l'électronique. Cela représente environ 25 à 30 % de moins que les meilleurs prix de Genève, pour ne citer que cet exemple. C'est un minimum. Nous dépensons donc tout ce qui nous reste en dollars, après les avoir changés en ringgits, ou dollars malais. Naturellement, nous gardons ce qu'il nous faut pour terminer la journée, et pour les derniers moyens de transport que nous utiliserons jusqu'à l'aéroport demain matin.

L'après-midi est tranquille, réservée au repos. La piscine nous y aidera une dernière fois.

vue sur la piscine de l'Hôtel Vistana, KL.
vue sur la piscine de l'Hôtel Vistana, KL.

Nous prévoyons d'aller nous restaurer et boire un dernier verre au Hard Rock Café ce soir. Inutile de refaire la réputation de ce lieu saint, présent dans toutes les bonnes métropoles.

C'est autour d'un repas un peu plus européen que nous finirons la soirée, et du même coup les vacances. Une bonne viande arrosée d'une bière danoise (!), comme ça le retour est moins brutal. Je n'ai rien contre le riz mais...

Le réveil est programmé pour 6 heures 30 demain matin. Nous préparons les bagages avant une dernière nuit à KL.

 13 mars 2001 

Vol de retour Kuala Lumpur - Amsterdam - Genève

La compagnie Airport Coach nous dépose à l'aéroport international de Kuala Lumpur (KLIA) et nous décollons à l'heure prévue par un avion affrété par KLM, après les formalités d'embarquement habituelles.

Au revoir, pays malais...

 Conclusion

La Malaisie est un pays qui nous laisse un agréable sentiment de douceur de vivre. Nous avons croisé une population souriante et très acceuillante partout où nous sommes passés, sans jamais connaître aucune agressivité, pas même dans les villes. Il est fort de constater que le mélange des cultures fait bon ménage et que la diversité des malais sont les ingrédients d'une population unie, malgré les importants contrastes sociaux.

La capitale, Kuala Lumpur, est le témoin d'un développement important, c'est évident. Il n'y a qu'à compter le nombre de superstructures et de grattes-ciel qui s'y construisent. La ville est agréable et harmonieuse. Nous avons senti un sens avancé de l'urbanisation.

Pour le côté balnéaire et purement touristique, nous avons préféré la côte est pour sa tranquillité. Dotée de magnifiques îles qui sont autant de petits paradis, elle n'est encore pas détruite par le sur-tourisme. Les massifs coraliens et la faune sont encore préservés et tant mieux. Mais pour combien de temps encore ? Seule l'île de Tioman, certes très belle, a connu d'importantes modifications à cause du tourisme, en construisant de grands hôtels sur ses grandes plages de sable blanc.

La population touristique afflue plutôt sur la côte ouest en général, sans doute en raison de sa modernité, ce qui constitue un contraste important avec l'est de la partie asiatique. Nous n'avons pas visité la partie indonésienne de Borneo (Sarawak), nous ne donnerons alors aucun jugement car elle peut être complètement différente.

Au milieu des terres, et même de chaque île, on trouve partout la forêt tropicale. On y retrouve une incroyable diversité d'espèces animales et végétales. La jungle dans toute sa splendeur mais aussi son austérité.

Il fait bon vivre en Malaisie, tant sur la plan climatique où il fait à peu près la même température toute l'année, que sur le plan de la qualité de vie. Le dynamisme du pays lui permet d'organiser d'importantes manifestations à l'échelle mondiale sans avoir à rougir de ses concurrents dits développés. Pour na parler que de sport par exemple, citons quatre des grands événements sportifs de l'année : passage du PGA World Tour (Golf), 2ème Grand Prix de Fomule 1 de la saison, le Asia Trophy 4x4 qui déborde sur la Thaïlande au nord et Singapour au sud, et enfin un des grands marathons internationaux comptant pour le championnat du monde.

Un pays très moderne néanmoins, influencé pour la technologie par la proximité immédiate de Singapour et Taïwan.

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 Liens

Les pages perso des autres : 

http://www.damiensaliou.com/perso-24817.htm
http://www.chez.com/vogues
http://www.malaisie.org
http://perso.wanadoo.fr/jeanmi.b/malaisie1.htm
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http://www.chez.com/vogues
http://perso.libertysurf.fr/vogue

http://pgoh13.free.fr/Malaysia.php

Infos touristiques diverses, photos, récits, réservations d'hôtels, locations de voitures, transports :

http://www.lycos.fr/dir/Regional/Etats_et_territoires/Pays_par_ordre_alphabetique/Malaisie
http://mapage.noos.fr/photosdevoyages/malaisie/index2.htm
http://www.perhentianferry.com.my/coral_view_island_resort.htm
http://www.asiahotels.com/hl/Malaysia.asp
http://www.liberty-voyages.com/pages/malaisie/info.html
http://www.liberty-voyages.com/pages/malaisie/voyageur.html
http://www.malaysiaairlines.com.my/travel_assistant/domes_fares/main.html
http://chip.cs.uiuc.edu/users/chai/malaysia.html
http://www.infosabah.com.my/Daily_Express
http://www.penangturfclub.com/penang/penang.html 
http://www.cust.educ.ubc.ca/kilp/Malaysia/gallery.htm
http://www.cust.educ.ubc.ca/kilp/Malaysia/links.htm
http://www.asiatravel.com/malaysia.html
http://www.cari.com.my/index.php
http://www.advmsia.com.my/holiday.htm
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http://202.184.140.111/hotel99/search.cfm
http://www.ipoh-online.com.my/malaysiahotel/
http://www.hotelguide.com/thg/entry/my.htm

Forum au sujet de la Malaisie :

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