Histoire de l'Irlande

 

L'âge de Pierre
L'âge du Bronze
L'âge du Fer
Début du Christianisme Irlandais
Les Vikings
Époque Normande
Domination anglaise
Une relative autonomie
L'Acte d'Union
L'époque d'O'Connell
La Grande Famine
La fin du XIXème siècle
Un début de XXème siècle mouvementé
Le soulèvement de Pâque et la proclamation de la République
La partition de l'Irlande
Une deuxième moitié de XXème siècle calme
La fin du XXème siècle

 


L'âge de Pierre

    Les premiers hommes arrivent assez tardivement en Irlande, Ils ne remontent pas au-delà du Mésolithique : à partir de 7000 av. J.C de faibles populations venues d'Ecosse s'installent dans le Nord Est de l'île sur les rives du Bough Neagh et de la Bann où quelques silex taillés ont été retrouvés. Ces hommes vivent de chasse et de pêche.

    Après une deuxième vague d'arrivants, vers 4000 av. J.C, il y a un défrichage du pays couvert de taillis et de forêt, la population commence à pratiquer l'agriculture.

    Vers 3000 av. J.C apparaissent les premières tombes mégalithiques. Jusqu'en 2300 av. J.C des monuments sont érigés comme le tumulus de Newgrange entouré d'un grand cercle de pierres levées ( il ne reste que 12 menhirs sur les 35 à 38 qui existaient à l'origine ), le grand Cairn de Newgrange ( 85 m de diamètre et 12 m de haut ) recouvre un long couloir aboutissant à une chambre funéraire en forme de croix dans laquelle les rayons du soleil pénètrent le jour du solstice d'hiver : c'est l'un des monuments mégalithiques les plus célèbres du monde. Le type de tumulus du Newgrange est le même que celui de Barnenez et Gavrinis, en Bretagne et de celui de Stonage en Grande-Bretagne.


L'âge du Bronze

    L'âge du Bronze se situe en Irlande de 2000 à 500 av. J.C. Il est marqué par le fait que les indos européens arrivent avec leurs chevaux et leurs ustensiles et armes en bronzes. Vers 700 av. J.C l'homme perfectionne des haches, des lames montées sur manche, des épées ainsi que ( vers la fin de l'âge du Bronze ) de grands chaudrons, des boucliers, des cors.


L'âge du Fer

    Des Celtes appelés Gaëls arrivent en Irlande. De nombreuses forteresses sont construites pour la défense et la protection du bétail. Des rois imposent leur domination au peuple. On façonne des armes en fers plus efficaces que les anciennes épées de bronze.
    Un système social s'installe, en même temps que l'arrivée des Celtes, avec des prêtres ( drui ), des guerriers et des paysans. Les rois ( ri ) se lient avec un serment de fidélité à des rois supérieurs ( ruiri ) eux même liés à un roi des rois supérieurs ( ri ruirech ), le haut roi.


Début du Christianisme Irlandais

    Avec la conquête de l'Angleterre par Rome, au Ier siècle de notre ère, l'Irlande entre en contact avec une technologie plus avancée et avec de nouvelles idées.

    En 431, le Pape Célestin a envoyé le diacre Palladius « à ceux, en Irlande, croyant en Christ ». On sait peu de chose de cette mission. Il est certain cependant que des diocèses ont été fondés, spécialement dans le Leinster et dans les comtés du Centre.

    Plus tard, au cours du même siècle, un missionnaire britannique, Patrick, a évangélisé le Nord du pays, il allait frapper l'imagination des Irlandais et être vénéré comme l'Apôtre National.

    Vers le milieu du VIème siècle, le pays était christianisé et, malgré l'existence de diocèse, la forme dominante d'organisation ecclésiastique était le monastère.


Les Vikings

    A la fin du VIIIème siècle, les vikings font leurs premiers raids contre l'Irlande du côté de Dublin.

    Au IXème siècle les vikings commencent à installer des colonies de peuplement et construisent des forts sur les côtes d'Irlande qui donneront naissances aux villes de Dublin, Waterford, Wexford, Cork et Limerick. Vers le milieu du Xème siècle, les vikings entrent en possession de grands territoires et étendent leur suprématie sur une partie de l'Irlande.

    En 1014, 12 ans après avoir été sacré "Empereur des Irlandais", Brian Boru bat les vikings à la bataille de Clontarf mais il n'aura pas le temps de se réjouir car il est tué dans cette bataille. Cette victoire met un point final à la conquête de l'Irlande par les Scandinaves.


Époque Normande

    Les Normands arrivent en Grande-Bretagne avec Guillaume-Le-Conquérant en 1066.

    En 1169, Diarmuid Mac Murrough, roi détrôné du Leinster, demanda au roi Henri II de l'aide pour recouvrer son royaume. Celui-ci accorda à Diarmuid la permission de rassembler autour de lui les chefs militaires Normands stationnés aux confins du Pays de Galles. L'indéniable supériorité militaire des Normands balaya les Gaëls et leur permit de prendre rapidement possession des villes de la côte Est, en particulier Dublin.

    En 1171, Henri II arriva à son tour et obtint la soumission non seulement des nouveaux colonisateurs Normands mais aussi celle de la plupart des rois gaëliques. C'est ainsi que débuta la longue et fatidique association de la couronne anglaise avec l'Irlande.

    En 1177, Henri II nomme son fils cadet John (Jean), le futur Jean-Sans-Terre, seigneur de l'Irlande.

    La bataille de Calann, près de Kenmare, en 1261, annonce les succès que la résistance remportera sur les Normands dont la puissance sera en outre affaiblie par une épidémie de peste.

    Au XVème siècle, il y eut un déclin de la domination normande. Un nouveau sentiment national irlandais voit le jour, paradoxalement attisé par l'une des principales familles normandes, les Géraldine, qui joueront avec les Butler (eux aussi anglo-normands) un rôle capital dans la conduite du pays au cours de la seconde moitié du siècle.


Domination anglaise

Vers 1535, le roi d'Angleterre Henri VIII (1509-1547) entre en opposition avec le pape à propos de son divorce et dissout les ordres monastiques.

    Il se déclare lui même Chef de l'église d'Irlande, en 1541, après avoir réprimé une rébellion de Grands Seigneurs du pays.

    De 1553 à 1558, Marry Tudor, reine catholique d'Angleterre, décide de chasser les Irlandais de leurs terres et d'installer à leur place des colons anglais: les terres de Leix et d'Offaly sont ainsi confisquées : la colonisation de l'Irlande, par la création de plantations, commence.

    Lors de la seconde moitié du XVIème siècle, Elisabeth Ière (1558-1603) poursuit une politique d'oppression religieuse des Irlandais, en majorité catholiques.

    En 1571, Séan O'Ceannaigh traduit le Catéchisme Protestant en gaélique et le publie à Dublin.

    Un premier soulèvement sanglant contre les plantations a lieu dans le Munster en 1579. Les troupes coloniales de la Reine Elizabeth d'Angleterre, aux ordres de Lord Grey et de Sir Walter Raleigh organisent la répression : le chef irlandais, James Fitzmaurice est tué ; quelque sept cents soldats espagnols et italiens envoyés par le très catholique Roi d'Espagne Philippe II et par le Pape Grégoire XIII sont impitoyablement massacrés près de Dingle. A titre de représailles, Elizabeth confisque 80 000 hectares de terres, possessions catholiques qu'elle remet à des colons anglais : cette pratique deviendra courante pendant les deux siècles suivants.

    Il y eut une dernière rébellion des Grands d'Irlande de 1594 à 1603. C'est la guerre de Neuf ans, menée par le comte de Tyrone Hugh O'Neil. Son armée met en déroute les forces anglaises fortes de 40 000 soldats à la bataille de Yellow Ford dans l'Ulster en 1598. Les O'Neil et les O'Donnel, descendants des rois d'Irlande, aidés par le primat catholique, réussissent à repousser les colons anglais.

    A la bataille de Kinsale en 1601, les Irlandais sont battus mais O'Neil ne se soumettra que trois ans plus tard.

    Les O'Neil et les O'Donnel, accusés de complot par les anglais en 1607, doivent quitter l'Irlande : les chefs de clans du nord de l'île s'exilent et partent pour Rome. Cet événement, appelé la Fuite des Comtes, marque l'écroulement de la résistance irlandaise en Ulster.

    Les régions Centre et Ouest de l'Ulster sont colonisées, en 1608, par des protestants écossais et anglais qui reçoivent les terres confisquées aux Irlandais ; cet événement est souvent considéré comme à l'origine des difficultés que connaît aujourd'hui l'Irlande.

    A la suite d'un soulèvement Irlandais qui permit de reprendre 59% des terres confisquées de l'île, un parlement national est établi à Kildenny, en 1641. Ce parlement affirme non seulement l'indépendance irlandaise mais aussi la liberté absolue de conscience et de religion partout dans le pays.

    Au mois d'août 1649, Cromwell, à la tête d'une armée de 12 000 hommes, dont 3 000 Côtes de Fer, débarque à Dublin et s'empare de la ville de Drogheda, massacrant la presque totalité de ses habitants, soit près de 3 000 personnes... Cette expédition punitive dure trois ans. Quelques 30 000 soldats Irlandais sont autorisés à s'exiler en France et en Espagne, tandis que des milliers de femmes et d'enfants (100 000 environ) sont déportés aux Antilles et en Virginie. On estime que sous Cromwell, la population est tombée de 1 466 000 à 616 000 habitants... Sur ce nombre, 504 000 sont Irlandais et 112 000 sont des colons anglais et écossais.

    Le roi catholique Jacques II (1685-1688), dont les efforts pour restaurer le catholicisme en angleterre se heurtent à une forte opposition, se bat en Irlande du Nord pour essayer de rétablir son autorité.

    Sur les rives de la Boyne en 1690, Jacques II est définitivement battu par le protestant Guillaume III d'Orange qui gouverne l'Angleterre depuis 1689.

    Avec cette défaite commence, au XVIIIème siècle, pour les Irlandais une époque d'oppression politique et religieuse particulièrement dure. Les lois pénales, qui discriminent les catholiques, sont promulguées. Beaucoup d'Irlandais émigrent vers les États-Unis d'Amérique.

    La pauvreté de la population locale tranche avec l'opulence des Anglo-irlandais, qui possèdent des biens importants et de splendides maisons.


Une relative autonomie

    En 1782, la loi Gardinier met fin fin aux lois pénales élaborées en 1695 contre la population catholique.

    Des patriotes anglo-irlandais, conduits par Henry Grattan réussissent à obtenir une relative autonomie législative par la constitution de 1782, mais cette réforme ne touche que la population protestante, c'est à dire 1/10ème des habitants.

    L'association des United Irishmen (Irlandais Unis), réunie à Belfast en 1791, devient le premier mouvement anti-impérialiste du pays. Son leader, le protestant Wolfe Tone, dans son célèbre discours, An Address to the Irish People, publié à Belfast, proclame l'intention du mouvement d'établir une république irlandaise basée sur l'égalité des droits et des libertés individuelles.

    Le droit de vote est accordé aux propriétaires catholiques les plus aisés par le Catholic Relief Act en 1793.

    En 1795, le Roi George III refuse d'accorder le droit civique à l'ensemble des catholiques : des émeutes éclatent à Dublin.

    Des insurrections républicaines éclatent de 1796 à 1798 et sont menés par l'United Irishmen et son leader, Wolfe Tone partit chercher de l'aide en France. Ces insurrections seront impitoyablement écrasées par les Anglais et la plupart des United Irishmen sont arrêtés et emprisonnés. Wolfe Tone, revenu en Irlande avec un contingent français, est fait prisonnier par les Anglais. Il se suicidera dans sa cellule pour éviter la potence, comme un prisonnier de droit commun.


L'Acte d'Union

    Le premier ministre britannique, William Pitt, fait accepter l'Acte d'Union ; le 7 juin 1800. Après de multiples pressions sur les membres du parlement irlandais, l'acte d'Union est voté par cent cinquante huit voix pour et cent quinze contre. L'Irlande est intégrée au Royaume Uni, le Parlement irlandais est dissous, le contrôle législatif transféré à Londres et l'économie irlandaise est fondue dans l'économie anglaise.


L'époque d'O'Connell

    O'Connell commence son combat pour la défense des droits civiques de la communauté catholique en 1823. Il fonde la même année l'Association catholique.

    Aux élections de 1828, Daniel O'Connell est élu triomphalement député à Westminster grâce aux voix des petits propriétaires de la côte ouest de l'île. Il se rend, bien qu'inéligible parce que catholique, à Londres où il refuse de prêter le serment antipapiste de 1692. Son élection est ainsi annulée, mais sa popularité fait de lui le leader de la population catholique.

    Il demande officiellement, en 1834, aux communes de Londres, l'abrogation de l'Acte d'Union (1800). Mais par un vote négatif, le Parlement brittanique refuse aux Irlandais le droit d'être Irlandais.

    Une première mesure favorable est obtenue pour les catholiques en 1837 par O'Connell : ils sont dispensés de payer la dîme à l'Eglise anglicane.

    En 1838, alors que la pauvreté augmente et les expulsions continuent, O'Connell organise de grands rassemblements pour plaider pacifiquement en faveur de l'indépendance irlandaise. Il est élu la même année maire de Dublin.

    Depuis la création de son association pour l'abrogation de l'Acte d'Union en 1840, O'Connell mène une campagne dans tout le pays, clamant dans ses meetings la nécessité de l'abolition de cet Acte et une certaine autonomie pour l'Irlande, un Home Rule. Mais Londres envoie des troupes en 1843 pour empêcher les réunions.


La Grande Famine

    La pire des catastrophes qu'ait jamais connu l'Irlande s'abat sur le peuple : la pomme de terre, dont la moitié de la population se nourrit, est atteinte de la brunissure et engendre une terrible famine. Un million et demi d'Irlandais meurt entre 1845 et 1851, et un autre million de personnes doit s'exiler, essentiellement vers l'Amérique du Nord. La Grande Famine saigne à blanc l'Irlande, la vidant de ses forces vives, tout ceci sous les yeux des Anglais qui jamais ne les aidèrent.


La fin du XIXème siècle

    James Stephens installe l'I.R.B (l'Irish Republican Brotherhood=Fraternité Républicaine Irlandaise) en Irlande en 1858.

    De nombreux "Fenians", membre de l'I.R.B, prennent part à la guerre civile en Amérique qui débuta en 1861.

    De 1869 à 1870, le premier ministre brittanique Gladstone dissout l'Eglise protestante d'Irlande et organise des réformes agraires pour rendre la terre aux paysans. Les biens de cette Eglise protestante sont distribués aux catholiques, aux presbytériens et aux oeuvres charitables.

    A la fin du IXXème siècle, divers lois agraires sont votées, des associations pour l'indépendance de l'Irlande sont crées et Butler Yeats, Lady Gregory et Eward Martyn fondent l'Abbey Theatre, qui jouera un grand rôle dans la création théâtrale et littéraire irlandaise.


Un début de XXème siècle mouvementé

    John Edward Redmont, chef nationaliste, appelle vainement au soulèvement contre la Grande-Bretagne en 1900.

    En 1904, le parti républicain Sin Féin (Nous-Seuls), est fondé par Arthur Griffith et Tom Clarke, avec le soutien de L'Irish Républican Brotherhood (Fraternité Républicaine Irlandaise).

    Sous la direction du protestant Edward Carson, plus de 400 000 personnes d'Irlande du Nord manifestent contre le Home Rule en 1912. Ne voulant pas être gouvernés par les papistes de Dublin, les Protestants presbytériens forment le Covenant d'Ulster pour résister aux Catholiques : " Not an inch " (pas un pouce), lance Carson, leur leader. Ils réaffirment leur loyauté envers la Couronne britannique. Une troisième loi sur le Home Rule de l'Irlande est votée à Londres, mais sera suspendue en 1914, dès le début de la première guerre mondiale.

    Carson fait venir des armes d'Allemagne et organise un corps de volontaires, The Ulster Volunteers Force, pour s'opposer au Home Rule en 1913. A Dublin, les républicains répondent en créant l'Irish National Volunteers, des milices armées nationalistes.

    La même année une grève menée par Larkin se termine dans la violence. Une garde nationale d'ouvriers s'organise sous le commandement du socialiste James Connolly : l'Irish Citizen Army.


Le soulèvement de Pâque et la proclamation de la République

    Le 24 avril 1916, 1200 membres des Irish Volunteers sous la direction de Patrick Pearse et l'Irish Citizen Army, conduite par James Connolly, s'emparent de la poste centrale de Dublin et de divers bâtiments officiels anglais, et proclament la République Irlandaise. Ils établissent un gouvernement provisoire présidé par Connolly ; Pearse devient commandant en chef des forces républicaines. Après six jours de combats contre vingt mille soldats anglais, les insurgés doivent se rendre : seize des chefs, dont Pearse et Connolly, sont traînés en conseil de guerre et exécutés. Deux mille cinq cents républicains sont déportés dans des camps en Grande-Bretagne. Un certain nombre sera libéré à Noël, dont Michael Collins.

    A la fin de la première guerre mondiale en 1918, on compte 50 000 tués au cours des hostilités, entre 1914 et 1918, sur les 180 000 volontaires Irlandais présents sur le front allié, dans les forces britanniques.

    La même année, aux élections générales britanniques le Sinn Féin gagne soixante-treize sièges sur les cent cinq proposés aux Irlandais à Westminster : les élus du Sinn Féin refusent d'aller à Londres.

    En 1919, les députés du Sinn Féin convoque un parlement irlandais à Dublin, la Dàil Eireann, qui ratifie l'instauration de la république Irlandaise, proclame l'indépendance de la nation et adopte un programme démocratique pour gouverner l'Irlande en conformité avec les principes de Liberté, d'Égalité et de Justice pour tout le monde. L'Armée Républicaine Irlandaise (Irish Republican Army : I.R.A.) est soumise aux ordres du ministre de la défense. Alors qu'Eamon De Valera et soixante chefs du Sinn Féin sont encore en prison, Michael Collins se retrouve à l'âge de 29 ans à la tête de l'Irlande.

    En septembre, les autorités militaires britanniques proclament l'illégalité de la Dàil Eireann et envoient 70 000 hommes de troupes britanniques et des forces de police, aidées d'auxiliaire et de vétérans recrutés en Angleterre et en Écosse, surnommés les Black and Tans. Ceux-ci incendient et pillent des villes et des villages, faisant installer ainsi la terreur. Pendant cette période de trouble, Collins fait évader De Valera qui s'enfuit aux États-Unis.


La partition de l'Irlande

    Le 24 juin 1921, le premier ministre britannique, Lloyd George, un Gallois, ouvre les négociations avec les membres du gouvernement révolutionnaire irlandais, conduit par De Valera. Ces discussions mènent à la conférence de paix qui se termine le 06 décembre par le traité de Londres, qui partage l'Irlande en deux : 26 comtés sur les 32 deviennent un état indépendant,  << Saorstat Eireann-Irish Free State >> (État libre d'Irlande) et les 6 autres comtés du nord-est (l'Irlande du Nord) reste partie intégrante du Royaume Unis.

    Ce traité est signé par les modérés du Sinn Féin, Griffith et Collins, mais il est refusé par De Valera et ses partisans. Ratifié le 8 janvier 1922, ce traité engendra de nombreux drames en Irlande. Griffith devient le nouveau président de l'État libre d'Irlande après la démission de De Valera.

    Comme il est dit plus haut, le 8 janvier 1922, le traité de partition de l'Irlande est ratifié. Les 19 divisions de l'I.R.A. sont partagées quany à ce traité.

    La guerre civile éclate opposant les Anglais à l'I.R.A.. Lors de cette guerre, le chef d'état-major de l'armée britannique et député d'Irlande du Nord, Sir Wilson, est abattu par l'I.R.A.. Meurt aussi à cette période : Arthur Griffith, Michael Collins. Cette guerre fratricide ruine l'Irlande et la divise plus que jamais. Elle cesse le 27 avril 1923 après qu'Eamon De Valera ait signé une proclamation qui ordonne la suspension des hostilités.


Une deuxième moitié de XXème siècle calme

    Une fois que le calme revint, la République d'Irlande essaya de bien se démarquer de l'Angleterre, elle réussit à le faire de la manière la plus ambiguë en demeurant neutre pendant la seconde guerre mondiale.

    L'Irlande du Nord, jouissant d'une tranquillité à la fois inquiétante et pleine de suffisance, a un niveau de vie plus élevé qu'au Sud. Ceci est dû au fait qu'elle fait partie du Royaume-Uni.


La fin du XXème siècle

    Les faits de cette fin du XXème siècle en Irlande sont que sa République essaie de devenir un pays de type européen et entre dans la C.E.E. (actuellement l'U.E.) ainsi que sa langue. Cette fin de XXème siècle est aussi marqué par les nombreux attentats et la guérilla que l'I.R.A. mena contre les britanniques. Mais depuis le début de l'année 1995, des négociations sont en cours entre les britanniques et l'I.R.A. amenant à des traités. Un espoir de paix peut être envisagé.