Indonésie - voyage du 25 mars au 9 avril 1999

Sommaire
C'est au XVème siècle que l'Islam s'implante à Java. Les dieux hindous, dégoûtés, émigrent vers Bali une île plate et déserte. Bali n'est qu'un minuscule rocher comparé aux grandes îles qui l'entourent. Elle n'est pas plus grande que deux fois le Luxembourg. Elle compte trois millions d'habitants dont peu savent nager.
Les Balinais vous diront que leur île ressemble au paradis. Il est vrai que c'est probablement l'un des plus beaux endroits au monde.
Ile entourée de plages dorées, son paysage accidenté de profonds ravins, de cours d'eau rapides et de rizières, s'élève doucement en gradins vers une chaîne volcanique. Son point culminant est le mont Agung (3 142 m).
De nombreuses fêtes religieuses rythment la vie des Balinais. Ces fêtes sont destinées à apaiser les divinités. Le nouvel an se fête tous les sept mois. Les temples sont orientés vers la montagne (Kaja), ou vers la mer (Kelod).
Les rizières de Bali représentent les modèles réduits des autres îles, elles sont étroites et si petites que parfois un seul homme éprouve des difficultés pour y travailler. Le buffle n'est pas beaucoup utilisé dans ces rizières. La production de riz est très importante, ils peuvent faire jusqu'à trois récoltes par an.
La température est pratiquement constante toute l'année, 26°à 32°.
L'humidité par contre y est toujours fort élevée. Les pluies sont brusques, violentes, mais de courte durée. Les rizières sont gérées en communauté (Subak). Le développement touristique a affecté le Sud de l'île, hôtels, restaurants et boutiques, ont remplacé les petits villages de pêcheurs.

Bali
Lombok mèle la luxuriance balinaise et l'aridité du centre de l'Australie. Si certaines parties de l'île regorgent d'eau, ailleurs, des bassins restent chroniquement asséchés, et les sécheresses peuvent durer des mois, provoquant la destruction des récoltes et la famine. De récents progrès en agriculture et en irrigation ont rendu la vie sur Lombok un peu moins précaire.
Le peuple sasak forme près de 80% de la population indigène. Bien qu'ils suivent la religion musulmane, les Sasak possèdent une culture et une langue particulière à Lombok. Il existe également une importante minorité dont la culture, la langue et la religion balinaises témoignent de l'ancienne suprématie de Bali sur Lombok.
Des processions et des cérémonies de style balinais ont encore lieu dans cette île où subsistent plusieurs temples hindouistes balinais.
Si l'islam fut vraisemblablement introduit dans l'île depuis Java, rien ne prouve cependant que cette dernière ait controlé Lombok. On ne sait pas grand chose de l'histoire de l'île avant le XVIIème siècle, époque à laquelle elle fut divisée en de nombreux Etats se querellant frequemment ; chacun était présidé par un "prince" sasak, et leur manque d'unité fut exploité par leur voisin balinais.

Lombok

Compagnie aérienne indonésienne
Pour ce voyage, nous disposons de deux guides qui s'avèreront véritablement utiles pour nos déplacements : Guide du Routard Indonésie, et Lonely Planet Indonésie. Je conseillerais ce dernier, particulièrement riche en informations et précis en ce qui concerne les lieux et les tarifs des hôtels. Ce voyage,que je partage avec une amie, Kari, se veut aventureux, sans aucune réservation préalable, inutile à cette saison. Nous déciderons au fur et à mesure des sites que nous visiterons et des hôtels où nous dormirons.
Jeudi 25 mars Vendredi 26 mars
Vol Genève-Denpasar (via Amsterdam, Francfort, Singapour, et Djakarta) avec KLM et Garuda Indonesia. Une bonne quinzaine d'heures de vol. A l'aéroport, nous demandons un taxi pour nous conduire à notre premier hôtel au nord de Kuta (Legian), ville la plus touristique de Bali, histoire de nous mettre dans le bain. On donnera 15'000 roupies au chauffeur, tarif apparemment unique. Par la suite, nous négocierons tout ce que nous achèterons, y compris les tarifs des hôtels.
Ici, on roule à gauche, la circulation est très dense. Nous sommes stupéfaits par le nombre de petites échoppes et vendeurs de rues.
Arrivés à l'hôtel, nous prenons immédiatement possession de notre chambre pour un peu de repos après l'épreuve du voyage. L'allée qui nous y conduit est inondée de 30 cm d'eau à cause des fortes pluies de la veille. Nous devons marcher sur des planches disposées au-dessus de l'eau. L'hôtel est charmant, avec une petite piscine dans laquelle nous irons faire quelques brasses le soir venu, sous la pluie.
Nous improvisons un dîner dans les rues touristiques de Kuta, où nous ferons la connaissance de deux français, Philippe et Christophe. Philippe est là pour son business, par conséquent il connaît bien la région. Nous resterons avec eux le lendemain et ils seront nos précieux guides. Grâce à leur voiture, nous visiterons le sud de l'île (Uluwatu), où le panorama sur la mer est grandiose : grandes falaises, belles et hautes vagues qui en font un des hauts lieux du surf.
Le soir venu, après l'observation du coucher du soleil, nous dégustons du poisson frais et du homard grillé, sur la plage de la baie de Jimbaran, avec comme seul fond sonore le bruit des vagues. Romantique!
Samedi 27 mars
Nous avons réservé un petit minibus (appelé bémo), pour nous emmener à l'embarcadère, lieu de départ du bateau pour la traversée jusqu'à Lombok, île voisine où nous avons décidé de passer le semaine à venir. Nous avons également rendez-vous avec un groupe de trois amis (Laurence, Fred, et Yves) que nous retrouverons dans leur hôtel de Senggigi le soir même. La traversée dure plus de 4 heures en tout, transfert en bémo jusqu'à Senggigi compris.
En route, nous nous imprégnons un peu du paysage et des habitants, et notre intuition se concrétise alors: la population est beaucoup moins dense, et les touristes peu nombreux par rapport à Bali. A Senggigi, nous prenons un petit hôtel avec piscine, non loin de celui où sont basés nos trois amis, le Senggigi Beach Hotel, l'un des meilleurs de l'île. Nous les retrouvons alors sur la terrasse de leur bungalow, histoire de partager un thé et d'écouter le résumé de leurs deux semaines de vacances déjà passées. Nous resterons les cinq pendant les deux jours qui suivent.
Dimanche 28 mars
Après une grasse matinée, nous sommes accueillis par un cocktail autour du bar, non loin de la plage. La pluie se met à tomber, une pluie chaude qui ne nous empêchera pas de louer des VTT et, trempés par cette belle douche naturelle, d'aller faire un tour sur la route qui longe la mer. Inoubliable! Au retour, à la tombée de la nuit, un bain d'eau de mer sera le bienvenu pour nous remettre de nos émotions, pendant que le soleil se couche derrière le Volcan Agung, sur l'île voisine de Bali. Un beau spectacle.
Lundi 29 mars
Nous partons sur les îles de Gili Trawangan et Gili Meno pour une journée de snorkelling (observation en surface de la flore et de la faune sous-marine), sur un petit bateau de pêcheur, avec nos masques, palmes, et tubas. En un peu plus d'une heure, nous débarquons, et commençons immédiatement notre exploration. C'est grandiose, l'eau est turquoise et limpide, les poissons et coraux sont multicolores, juste au-dessous de la surface. Nous sommes ébahis devant tant de beauté. Nous nous déplacerons également sur une zone où nous observerons des tortues de mer. Une petit mésaventure malgré tout : là, concentré sur sa ligne, le barreur ne voyait pas son bateau dériver parce que l'ancre ne touchait pas le fond. Par conséquent nous aurons beaucoup de mal à le rejoindre, à fortiori contre le courant.

plage de sable blanc à Senggigi (Lombok ouest)
Le soir, nous profiterons en commun de la vie nocturne de Senggigi (restaurant, bars, disco), avant de quitter nos amis.
Mardi 30 mars
Nous avons bien l'intention de voir la population d'un peu plus près, et pour cela nous préparons notre périple autour de l'île. Le meilleur moyen de la découvrir est de louer un véhicule. Il faut alors penser à se munir d'un permis de conduire international. Nous louons alors un petit Suzuki 4x4, et après quelques kilomètres qui nous permettront de nous familiariser avec la conduite à gauche, nous commencerons à visiter des villages typiques, des poteries artisanales, tout en nous dirigeant vers le nord du Mont Rinjani (Gunung Rinjani), impressionnant volcan dont nous avons l'intention d'atteindre le sommet (3700 mètres).
Nous nous arrêterons souvent en route devant la beauté de multiples paysages de végétation luxuriante. Nous n'avons jamais vu une telle palette de verts dans la nature.
Nous ferons des photos avec les enfants des villages, croiserons des singes sur la route, assisterons à des séances de travaux dans les rizières et à l'écorçage de noix de coco. Nous resterons étonnés devant le superbe coucher du soleil qui se reflète sur la mer, avec, à l'opposé, la pleine lune dont la lumière est filtrée par les plus hauts palmiers.

coucher du soleil sur une plage au nord-ouest de Lombok
Tard, nous rejoindrons Bayan Senaru et, faute de place dans les rares hôtels du secteur, nous serons hébergés dans une chambre située dans un petit bungalow, idéalement placé dans un cadre paradisiaque. Nous la négocierons pour 30'000 rp la nuit, soit environ 3 €. Senaru est le point de base pour de nombreuses randonnées sur le Mt Rinjani, en particulier pour faire la voie normale en trois jours. Compte tenu de notre habitude à la montagne, nous decidons en commun avec le guide, d'un itinéraire en deux jours avec un bivouac, mais qui nécessite de se déplacer en bémo à Sembalun, à l'est du volcan. Le départ est prévu à 6h30 sur place, nous programmons donc le réveil pour 5h00. Il faut démarrer dès que le jour se lève pour éviter la chaleur.
Mercredi 31 mars
Je passais une nuit blanche, de fortes douleurs d'estomac m'empêchant de dormir. Cette nuit-là, courte, me parait pourtant interminable. Le son des crapaux et des divers insectes qui habitent les lieux, incessant, ne favorise pas mon sommeil. C'est de mauvais augure compte tenu de ce qui nous attend, soit près de 2000 mètres de dénivellé le premier jour (nous devons atteindre le camp de base, situé sur le bord du cratère à 2700 mètres d'altitude).
Après le transfert en Bémo à Sembalun avec le guide et le porteur sur des routes cabossées, c'est parti pour l'ascension. Il fait déjà chaud à 6h30. Le rythme de marche est assez soutenu, malgré les 7 heures de montée prévues, et deux haltes au bout de 3 et 5 heures. Le but est de bivouaquer sur le bord du cratère principal pour pouvoir jouir du magnifique panorama offert avant que les nuages d'altitude n'envahissent le volcan.
N'ayant pas dormi, je commence à le payer et à souffrir au bout de 1500 mètres d'ascension. Je puise dans mes faibles réserves. Les dernières centaines de mètres sont un cauchemard et je devrai m'arrêter à plusieurs reprises avant d'atteindre le bord du cratère, camp de base pour l'ascension finale. J'ai l'estomac tellement noué que je ne peux rien manger de consistant pour gagner un peu d'énergie. J'arrive seulement à m'hydrater un minimum grâce à quelques précieuses gorgées d'eau. Pourtant, je me forcerai à avaler des barres énergétiques.
Le porteur et le guide mettent en place le bivouac (toile de tente, sacs de couchage), et préparent un petit repas indonésien sous un abri de fortune car la pluie commence à tomber. Une série de nuages menaçants envahit la partie supérieure du volcan où nous nous trouvons alors.
Jeudi 1er avril
Je compte beaucoup sur la nuit à passer sous la tente pour me remettre de mes émotions et pour me refaire une santé, mais cette nuit pluvieuse est également courte car nous devons partir à 3 heures du matin pour espérer voir le lever du soleil depuis le sommet. Avec le mauvais temps la motivation n'est pas la même mais, malgré un état de santé médiocre, je tente tout de même l'ascension finale.
Le réveil se fait en douceur, nous nous préparons avec un minimum d'équipement (lampe frontale, vêtements chauds, boissons). 1000 mètres de dénivellé nous attendent. Le guide nous parle de 3 heures de montée. C'est parti, je croise les doigts pour réussir. Non sans souffrance, j'arrive à suivre le rythme rapide du début qui nous est imposé par le guide. Je me dis alors que je peux y arriver. Avec la nuit, on se rend moins compte de la raideur du chemin : nous gagnons les premiers 300 mètres de dénivellé en seulement 30 minutes. Je suis pourtant sûr que c'est trop. On verra...
Une petite halte sur un replat et c'est reparti. Plus nous montons, plus j'ai du mal à suivre. J'ai une terrible impression que ça va être très difficile pour moi. Effectivement, quelque centaines de mètres plus loin, je commence à tituber, mon rythme cardiaque augmente anormalement, mes pas deviennent incertains et hasardeux sur le sol cendreux du volcan. C'est dangereux. Certaines portions son très abruptes. J'abandonnerai alors à moins de 250 mètres du sommet, ne pouvant absolument plus mettre un pied devant l'autre. Trop peu de sommeil, un rythme initial trop élevé, un perpétuel mal au ventre, et sans doute la moiteur du climat sont autant de facteurs responsables de cet abandon. Il est 6 heures du matin et Kari m'incite à redescendre avec le guide. Elle a toutes ses chances d'atteindre le sommet mais nous devons rester ensemble : la nuit et la nature du terrain nous inderdisent de nous séparer. Il fait alors moins de 10 degrés centigrades et nous sommes à 3450 mètres d'altitude. Après 15 minutes de récupération et une dernière tentative d'ascension, nous redescendons donc tranquillement en nous arrêtant beaucoup plus bas pour prendre des photos du paysage que les nuages ont eu la bonne idée de nous dévoiler. Il s'agit là d'une excellente consolation de pouvoir profiter de ce superbe panorama. C'est somptueux, le contraste entre l'eau turquoise du lac, dans le cratère, et le noir agressif des cendres du volcan nous laisse rêveurs. Nous oublions vite ma défaite en nous disant que nous avons une chance inouïe d'être là, que c'est un réel privilège.

Lac dans le cratère du volcan Rinjani
Après une halte reposante au bivouac où nous avons rejoint notre porteur, nous entamons la descente par le chemin initial de montée, en faisant toutefois attention où nous mettons les pieds car il y a de nombreuses parties glissantes. Après le retour en bémo à notre bungalow, nous bénéficierons d'un massage énergique, procuré par une vieille indonésienne. Nous le penserons efficace mais il s'avèrera sans effet par la suite, du moins en ce qui me concerne. En principe, c'est fait pour "chasser" les courbatures, non ?
Après quelque repos mérité , nous repartons dans l'est de l'île, en visant un charmant petit hôtel, au bord de la plage, dans un bungalow sous les palmiers (Lahulan Pandan). Un lieu paradisiaque que le guide nous avait conseillé. Une fois de plus, nous ne serons pas déçus.
Vendredi 2 avril
Enfin une vraie nuit réparatrice, à part pour Kari qui est dévorée par les moustiques, particulièrement acharnés dans la région, favorisés par les conditions climatiques.
En voyant quelques îles au large, nous ne pouvons nous empêcher de louer un petit bateau de pêcheur, les palmes, le masque et le tuba, pour une petite séance de snorkelling au large de l'une d'entre elles (Gili Bidaran). Naturellement, nous demanderons à notre barreur de nous emmener sur la plus belle et la plus paisible. Résultat : personne sur l'île. Deux ou trois petites séances de snorkelling pour découvrir les merveilleux coraux et poissons qui ornent la barrière de corail, et nous marchons sur la plage de sable blanc en nous prenant pour Robinson Crusoë. L'île est si petite que nous en faisons le tour en moins de 25 minutes, à notre grande surprise. Nous profitons de cette balade pour ramasser de superbes coquillages déposés sur la plage par la marée. Nous constituerons ainsi une belle collection avant de regagner notre bungalow. Entre temps, notre barreur en a profité pour s'adonner aux joies de la pêche qui a été fructueuse.

rizières (nord Lombok)
Malheureusement, nous devons rendre le 4x4 le soir-même, à l'autre bout de l'île, malgré une tentative de report de durée. Nous prenons donc la route la plus courte, au sud du volcan, et là encore, nous traversons de villages typiques, rencontrons des enfants, et prenons des photos des nombreuses rizières et palmeraies qui jalonnent notre parcours. Aussi, nous irons nous mêler à la population locale à l'occasion d'un marché traditionnel, où des centaines de femmes vendent les fruits de leurs récoltes. C'est un véritable spectacle en soi. Nous profitons de l'occasion pour acheter quelques produits frais locaux (ananas, bananes). En arrivant le soir à Senggigi, nous avons réalisé ainsi le tour de la partie nord de l'île, la moins peuplée mais aussi la plus intéressante.
Nous trouverons un hôtel confortable, pour contre-balancer un peu le confort sommaire des derniers hébergements.
Samedi 3 avril
Toujours convaincus que la meilleure manière de visiter est d'être autonome, nous louons alors un autre véhicule et descendons dans la région de Mataram, ville la plus importante de Lombok autour de laquelle il y a de nombreuses curiosités touristiques. Nous choisirons de visiter un temple hindo-bouddhiste, Pura Lingsor, le plus important de Lombok, où avec le responsable du site nous apprendrons beaucoup sur le passé religieux du pays. La pluie écourte notre visite. Nous repartons donc, et, sur la route, nous nous arrêtons dans un village où se déroulent les cérémonies d'un mariage traditionnel. Une multitude de couleurs, beaucoup de monde, costumes et musiques traditionnels font partie du décor planté sous nos yeux curieux. Malheureusement, en raison de notre temps limité, nous devrons refuser l'invitation qui nous a été faite de participer en tant qu'hôtes à la fête, ce qui aurait été un véritable honneur pour nous.
Le soir, de retour à Senggigi beach, nous nous payons le luxe d'un hôtel de classe, situé dans une propriété sur une presqu'île, dans des jardins à quelques mètres de la plage.Tout y est : piscine, tennis, chambres spacieuses avec grandes terrasses, climatisation, télévision.
Dimanche 4 avril
Après une nuit très confortable, notre taxi nous attend pour nous enmener à l'aéroport de Mataram, où notre vol de retour pour Bali nous attend, direction Denpasar. En effet, nous revenons sur cette île où nous n'avons passé que deux jours, après une semaine variée en activités sur Lombok.
Nous louons alors une autre voiture, plus spacieuse et confortable, en vue d'un déplacement au nord. Nos bagages ont du retard, et notre voiture n'est pas immédiatement disponible, nous nous baladons alors dans les rues proches, et au détour de l'une d'elles, nous nous ferons couper les cheveux dans un salon, histoire de tuer le temps. La coiffeuse est une balinaise qui a vécu en Suisse quelque temps, et nous faisons facilement connaissance. Nous avions prévu d'arriver au nord le soir, mais nous n'avons pas le temps, compte tenu de l'heure tardive et de la mauvaise qualité des routes. Nous décidons alors d'aller au moins jusqu'à Ubud, célèbre village de peintres et de sculpteurs qui attira d'éminents artistes du monde entier, dont certains s'installèrent dans les années 30 et apprirent aux balinais les techniques occidentales. Ils eurent une grande influence sur les styles artistiques du pays. La région est également marquée par la présence de nombreux temples.

Sculpture à Ubud
Nous aurons beaucoup de mal à trouver le bon itinéraire car les indications sont rares.
Lundi 5 avril
Tôt levés, cap sur Lovina Beach, que nous atteindrons dans l'après-midi. En route nous traversons une région montagneuse, avec comme points d'orgue la vue sur le volcan Batur et le lac du même nom, qui occupe une grande partie du cratère principal. Nous avons prévu l'ascension de ce volcan mais nous nous rabattrons plus tard sur un autre, le volcan Catur qui offre un panorama encore plus beau. Arrivés à Lovina beach, nous trouverons un hôtel sympa avec un bar au bord de la piscine.

Volcan (Gunung) Batur, en activité parmanente
Mardi 6 avril
Lever à 5h30 ! Nous avons convenu la veille d'aller voir les dauphins au large de la baie de Lovina. Il faut partir tôt pour augmenter nos chances de les voir. En effet, après une longue heure de déplacement, nous commençons à voir apparaître quelques nageoires dorsales ici et là. On voit alors les dauphins sortir de l'eau de plus en plus, organisés en bandes, certains même s'amusent à nous narguer comme pour éviter la photo, tandis que d'autres font le spectacle en réalisant des pirouettes hors de l'eau. Au retour, petit déjeûner avant d'aller chatouiller les coraux une fois de plus. Nous donnons à manger des petits morceaux de pain aux poissons qui peuplent la zone corallienne, et il viennent ainsi danser autour de nous, intéressés par cette nourriture fraîche. L'impression d'être entourés de toutes ces merveilles multicolores est unique.
Nous passerons une partie de la journée sur la plage où des massages nous seront proposés, et où nous achèterons des colliers aux petites indonésiennes se trouvant là.
Mercredi 7 avril
On se lève tôt pour profiter au maximum de la matinée. Nous avons prévu ce jour l'ascension du volcan Catur (2000 m), qui domine le lac Bratan, et ainsi commencer à redescendre au sud de l'île. Sur le chemin, nous ne manquerons pas d'aller nous rafraîchir au pied de la plus grande chute d'eau de Bali.
Sur notre guide, nous avons vu qu'il est possible de traverser à la rame le lac Bratan, avant de commencer l'ascension du volcan sur le bord de son cratère. Rames en main, nous partons depuis l'un des plus beaux temples balinais, pour rejoindre des grottes creusées et occupées par les japonais pendant la deuxième guerre mondiale, de l'autre côté du lac. Le paysage est une nouvelle fois féerique, avec la lumière filtrée par les rares nuages et le reflet du temple dans l'eau turquoise.
Depuis les grottes, nous suivrons un sentier souvent recouvert par la végétation très dense, le long duquel nous devrons écarter les nombreuses toiles d'araignées et autres branchages. Il nous mènera, après deux heures de marche, au sommet du volcan, où se trouve un petit temple et où nous ferons une rencontre surprise avec des singes, attirés une nouvelle fois par notre nourriture.

plage de paradis
Nous poursuivons ensuite notre voyage dans le sud, direction Kuta. Il ne me reste qu'un jour avant de revenir en Europe, alors nous choisirons un hôtel confortable avec la climatisation, histoire de préparer les affaires pour le retour.
Jeudi 8 avril
Nous profitons des belles plages de sable blanc, des petits restos et des nombreuses boutiques pour acheter des souvenirs.
Vendredi 9 avril
Vol de retour à Genève, via Singapour et Amsterdam.
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