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DIMANCHE 15 FEVRIER
Vol Paris-Sao Paulo (Aerolineas)
Embarquement pour l'Amérique du sud : première escale à Sao Paulo
(Brésil)
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Aéroport de Paris : impressionnant
panneau lumineux |
première étape aérienne : Sao Paulo (Brésil) |

LUNDI 16 FEVRIER
Suite du voyage (Santiago du Chili, Calama)
position GPS : S22°29m45s W68°54m30s
Notre première étape est un véritable marathon aérien.
Partis à 19h45 de Paris, heure locale, après plus de 11 heures de vol en
deux temps avec a compagnie TAM Aerolineas, nous arrivons à Sao Paulo.
Là, nous retrouvons Dominique et Anne, juste arrivées d’un autre vol.
L’autre partie du groupe décolle de France avec Iberia pour nous rejoindre
au final à Santiago. Nous sommes alors au complet, 43 participants au total
en comptant le staff, les coureurs et accompagnants.
Bienvenue au Chili !
Ce n’est pas fini… le groupe au complet prend une dernière fois l’avion pour
Calama, réel point de départ de l’Etoile d’Atacama. Calama se situe à
environ 2200 mètres d’altitude. Nous sommes déjà en plein désert.
Serge convie tout le monde au briefing général au Park Hotel où nous nous
sommes installés, conduits par les chauffeurs de minibus de l'équipe de KL
Adventure, le staff chilien qui s'occupe de toute la partie logistique.
Nous terminons cette soirée par un repas convivial au centre de Calama, où
nous profitons pour faire connaissance.
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Survol des hautes montagnes de la
Cordillère des Andes |
Débarquement à Calama |
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Le briefing de Serge au Park
Hôtel |
Façade décorée à Calama |

MARDI 17 FEVRIER
Visite de la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus
grande exploitation à ciel ouvert au monde
position GPS : S22°16m42s W68°10m27s
Au programme ce matin la visite guidée de la mine de cuivre
de Chuquicamata, la plus grande exploitation de ce type au monde. C’est en
bus que nous nous rendons sur place. Nous sommes pris en charge par Paola,
notre guide. Nous apprenons beaucoup de tout ce qui se passe ici.
Chuquicamata est une ancienne ville minière complètement désertée de tous
ses habitants, tous des travailleurs à la mine, qui ont été relogés à
Calama, laissant leurs maisons inhabitées.
Nous sommes tous très impressionnés par l’immensité du site qui s’étend sur
des hectares. Ici on trouve les plus gros camions du monde, des mastodontes
dont le diamètre des roues dépasse le double de notre taille.
Après la visite, nous retrouvons nos minibus et 4x4 habituels, quasiment
neufs, dans lesquels nous effectuerons tous les transferts pour le reste du
séjour.
En route pour Toconce à 150km pour à l’est, en traversant les premiers
paysages désertiques, impressionnants. En toile de fond, nous percevons les
hauts volcans boliviens, enneigés, et dont les nuages d’altitude cachent le
sommet.
Arrivés à Toconce après 2 heures de route confortable (recouverte de terre
durcie), nous découvrons à notre grande surprise que toutes les tentes de
notre premier bivouac sont déjà installées par notre aimable équipe
chilienne.
Nous profitons d’un bon repas avant d’aller nous balader dans le village qui
surplombe notre campement.
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Park Hotel à Calama |
Camion de la mine de Chuquicamata |
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Aperçu de la mine de cuivre |
Notre bivouac de Toconce |

MERCREDI 18 FEVRIER
1ère étape d’acclimatation : Toconce – Baños de
Turi
position GPS : S22°13m50s W68°16m52s
Rares sont ceux qui ont passé une bonne première nuit sous tente à
3300 mètres d’altitude. Au petit déjeuner, tous les participants
s’interrogent sur leur Course à piedacité à courir à cette altitude, et
surtout à s’acclimater correctement pour les jours qui suivent car nous
allons monter plus haut.
Le réel départ est donné pour cette Etoile d’Atacama. Cette première étape
de mise en jambes ne compte pas pour le classement général, n’est pas
chronométrée, mais elle permet à tous de se faire une bonne idée sur sa
forme physique, et de se tester car l’effet de l’altitude commence à se
faire sentir. Les coureurs à pied s’élancent tranquillement, suivis par les
VTTistes, tandis que les marcheurs ont été déposés plus loin sur le
parcours, après un saut en minibus.
Il faut se rendre à l’évidence, l’air est déjà plus difficile à Course à
piedter et le souffle est court. Malgré tout, Dominique Bordet et Gilles
Diehl, loin devant leurs poursuivants, se montrent au devant et s’observent
mutuellement car ils seront à n’en pas douter de sérieux concurrents les
jours à venir sur cette épreuve.
Les conditions météo sont idéales, il ne fait pas trop chaud, le temps est
même couvert, ce qui est rare dans cette région.
L’arrivée se fait à Baños de Turi, proche d’un joli plan d’eau, puis retour
au bivouac de Toconce juste avant midi où nous prenons un repas. Le soleil
revient peu à peu. Après une bonne douche fraîche, un peu de repos s’impose.
Dans l’après-midi, l’organisation profite pour faire un
information/démonstration de l’utilisation des caissons hyperbare, que nous
souhaitons ne pas utiliser, mais qui en cas de risque de mal des montagnes
chez un participant, peu s’avérer très utile.
Ce soir, deuxième nuit au bivouac de Toconce.
Les choses sérieuses commenceront vraiment demain.
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Michel, Gilles, et Antoine sont prêts
! |
belles couleurs ce matin au bivouac |
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les premiers lamas rencontrés |
Muriel, Dominique, Christian, et Olaf
mains dans la main à l’arrivée |

JEUDI 19 FEVRIER
Etape 1: Caspana – Geiser El Tatio
position GPS : S22°21m06s W68°00m96s
Course à pied 22 km
VTT 50 km
marche 15 km
Lever très matinal, dès 6h30. L’étape du jour, la première étape officielle,
s’annonce très difficile, conformément au briefing de la veille annoncé par
l’organisation. Mais le ciel s’est bien dégagé pendant la nuit et les
paysages nous promettent un émerveillement pour les yeux.
C’est sous une lumière magique, avec comme toile de fond les hauts sommets
chiliens et boliviens de la Cordillère des Andes, que le départ de la course
est donné.
Il a neigé cette nuit sur les hauteurs qui nous entourent, ce qui rajoute au
paysage un contraste saisissant avec les couleurs du relief passant par
toutes les nuances de l’ocre.
La piste est particulièrement cassante pour les VTT, presque totalement
faite de tôle ondulée, très pénible en raison des vibrations et de la
fatigue supplémentaire qu’elle occasionne.
Chez les coureurs à pied, Dominique Bordet, très impressionnant, prend
d’ores et déjà une sérieuse avance de presque 11 minutes sur son premier
rival Gilles Diehl. Nombreux sont ceux qi ont du marcher lors de quelques
portions, ou encore s’arrêter de temps à autre pour récupérer, car
l’altitude élevée, caractéristique de cette première étape, génère de grande
difficultés respiratoires comme on peut l’imaginer. Courir à plus de 4000
mètres avec deux cols à plus de 4300 mètres n’est pas chose banale. Chacun
doit pourtant penser à s’économiser car les organismes, après ces quelques
jours, ne sont pas encore vraiment acclimatés.
Le souffle est court, la fatigue intense, et les maux de têtes sont bien
présents chez une bonne moitié des coureurs. Avec l’appui du médecin de la
course, Bruno, nous avons décidé de relever quotidiennement, une fois le
matin au repos et une seconde fois après la course, le taux de saturation
d’oxygène dans le sang de 4 coureurs. Nous ferons un tracé de son évolution
pendant tout le raid et publierons le résultat. On devrait observer une
baisse sensible pendant la phase d’acclimatation, puis une remontée
progressive pendant la suite. Un exemple montre que ceux qui ont un taux de
90 à 92 hier, voient celui-ci chuter aux alentours de 83 à 85 aujourd’hui,
après la course. Cela indique que les coureurs ne sont pas encore acclimatés
et que leur organisme est en train de contrer ce manque d’oxygène dans le
sang (saturation) en tendant de fabriquer plus de globules rouges.
Le profil de l’étape est très sinueux et vallonné. La piste s’allonge à
l’infini. On se dit que le mental de chacun, comme le physique, doit être
mis à rude épreuve, mais que la beauté du paysage, que nous qualifions de
sidéral, peut apparaître comme un dopage et une motivation supplémentaire
pour avancer et rallier l’arrivée, avec en prime de merveilleuses images en
tête.
Alain, un VTTiste, disait au passage du col à 4400 mètres : “Je suis ca-ra-mé-li-sé”
!
Demain, une étape à profil descendant sur San Pedro de Atacama.
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Magie des couleurs au petit matin à
Toconce |
Profondeur du paysage |
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Passage du col Tatio à 4200m pour 4
coureurs |
Les geysers d’El Tatio |

VENDREDI 20 FEVRIER
Etape 2 : Geiser El Tatio - San Pedro de
Atacama
position GPS : S22°53m95s W68°11m82s
Course à pied 40 km
VTT 82 km
marche 20 km
Depuis le début du raid, c’est sans aucun doute la nuit la plus difficile
pour tout le monde. Température négative (-5°C ou moins). L’eau des
bouteilles a même gelé. Il faut dire aussi qu’à 4300 mètres d’altitude il
est difficile de dormir correctement.
Les visages sont marqués par la fatigue, avant cette deuxième et longue
étape prévue jusqu’à San Pedro de Atacama initialement. Nous descendons
jusqu’à 2500 mètres d’altitude, au nord du Salar de Atacama, ce qui devrait
permettre de récupérer un peu et de retrouver une respiration normale. Nous
serons ce soir dans un confortable hôtel avec piscine. San Pedro est un
petit village touristique isolé en plein désert.
L’étape du jour est un marathon pur les coureurs à pied, à profil «
globalement descendant », comme a coutume de dire Serge l’organisateur. Mais
il réserve bien des surprises avec son lot de côtes, la chaleur, le vent de
face et encore cette terrible tôle ondulée, si difficile à négocier surtout
pour les VTT.
Après l’étape d’hier, et du fait de courir à haute altitude encore une fois,
les organismes commencent sérieusement à être marqués. La chaleur et le
soleil plombant occasionne des coups de soleil à bon nombre de coureurs,
surpris par son intensité. Sans doute l’altitude fait que les rayons du
soleil sont moins filtrés.
Demain, une étape à Rio Grande, qui s’annonce également de toute beauté.
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Les geysers d’El Tatio au petit matin |
habitant du petit village de Machuca |
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les VTT arrivent au ravitaillement
n°2 |
beauté du paysage: montagnes
chiliennes enneigées |

SAMEDI 21 FEVRIER
Etape 3 : Rio Grande
position GPS : S22°53m95s W68°11m82s
Course à pied 35 km
VTT 35 km
marche 18 km
Cette troisième étape nous emmène sur les hauteurs de San Pedro de Atacama,
à Rio Grande précisément. La première partie est quasi rectiligne, suit une
très belle et large piste bien lisse, faite de terre durcie par une
succession d’arrosages volontaires et de séchage naturel. Un vrai plaisir
pour les roues des VTT et les pieds des coureurs qui, après les deux
premières étapes, avaient bien besoin de cela.
Peu à peu, nous perdons de l’altitude en plongeant dans un canyon pour
descendre jusqu’à un étonnant rio (ruisseau) où coule une eau limpide,
ajoutant du même coup à ce passage une très belle touche de verdure.
Mais ce n’est qu’un moment de relatif répit avant la longue et dure montée
jusqu’au ravito n°3 qui fatigue jusqu’à l’extrême chez certains coureurs. Il
fait très chaud et les pieds souffrent.
Encore une fois, le paysage est magnifique, et le majestueux Licancabur,
l’un des volcans les plus hauts des Andes (5915 m) se dresse droit devant
nous. Malgré le caractère relativement facile de cette étape, et la distance
à parcourir en commun entre les VTTiste et les coureurs à pied, les douleurs
aux pieds apparaissent, comme pour Muriel par exemple. Christian, après son
abandon d’hier, a pu reprendre la course aujourd’hui pour terminer cette
difficile étape. Il est reparti et tentera de tenir jusqu’au bout.
Il faut ménager ses efforts et serrer les dents pour terminer cette
troisième étape, confient certains coureurs. Il faut une bonne dose de
courage, de ténacité, et de volonté pour aller jusqu’au bout au charmant
village de Rio Grande. On peut aussi penser à un beau plongeon dans la
piscine de l’Hosteria de Atacama, ou encore à une bonne bière chilienne bien
fraîche à l’ombre sur la terrasse.
La température extérieure dépasse allègrement les 25°C, comme hier
d’ailleurs, mais heureusement, il y a un peu de vent.
Demain, une très belle étape dans la Vallée de la Luna, avec un relief très
particulier, qui promet de nous en mettre plein les yeux.
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Mesure du taux d’oxygène dans le sang |
Enfin un peu de verdure en arrivant
sur Rio Grande |
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Annie et Pierre Simeon sous la
chaleur |
La piscine de notre hôtel de San
Pedro |

DIMANCHE 22 FEVRIER
Etape 4 : La Vallée de la Lune
position GPS : S22°56m97s W68°14m37s
Course à pied 19 km
VTT 19 km
marche 15 km
Le théâtre de cette 4ème étape est la Vallée de la Lune (Valle de la Luna).
Le désert à l’état pur, spectacle absolument magnifique. C’est ici que sont
réalisés de nombreux tournages pour des publicités automobiles. Aridité,
couleurs, difficulté, extrême chaleur sont les ingrédients principaux de
cette journée.
C’est dans San Pedro même, depuis l’hôtel, que l’étape est lancée par Cathy.
L’ambiance est conviviale, les coureurs se sont tous mis d’accord pour
démarrer ensemble pendant la traversée des ruelles, ce qui est respecté au
grand bonheur de tous.
Les VTT suivent le peloton des coureurs à pied à distance dès la sortie du
village. La longue piste favorise leurs allers-retours pour qu’ils puissent
rester au contact avec les coureurs et leur glisser quelques petits mots
d’encouragement.
Nous retrouvons également la sympathique équipe des marcheurs (Sylvie,
Bruno, Francine, Marie-Hélène, et Gervaise), partis aujourd’hui plus tôt que
prévu sur le parcours. Ils ne comptent plus leurs kilomètres parcourus et
c’est un plaisir de les dépasser chaque jour en échangeant quelques mots ou
quelques regards avec eux à chaque fois.
Chacun tente de s’économiser avant la montée qui marque véritablement
l’entrée dans la Vallée de la Lune. Partis doucement, les premiers
retrouvent leur rythme de croisière, et la file des coureurs s’allonge
inexorablement.
Le seul ravitaillement de cette étape, relativement courte, se fait
attendre, d’autant plus qu’il se trouve au sommet de l’unique côte. Mais il
est le bienvenu, tant par l’accueil que Lolo et Muriel (en repos aujourd’hui
après sa déconvenue d’hier) nous réservent que par les généreux
rafraîchissements dont elles nous font profiter.
Par la suite, nous découvrons l’immensité et l’ouverture du paysage, les
photos fusent dans tous les sens, il ne fait pas loin de 35°C mais un léger
vent rend la progression plus facile.
A l’arrivée, en attendant les derniers, chacun part s’égarer pour prendre
des photos, avant de reprendre les minibus en direction de notre lieu de
bivouac, le camping "Toucara de Turi".
Un généreux repas, un bon repos, et une balade groupée dans la Vallée de la
Mort, viendront clôturer cette journée inoubliable.
Demain, une 5ème étape où nous nous élèverons définitivement à plus de 4000
mètres d’altitude pour le reste du raid. Chaque jour est une découverte de
nouveaux paysages, toujours plus beaux…Mais les difficultés commenceront
vraiment ici !
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Les coureurs au départ dans San Pedro |
La vallée de la Lune, spectaculaire |
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Immensité du paysage |
Gilles Diehl en pleine action à
l’arrivée |

LUNDI 23 FEVRIER
Etape 5 : Socaire - Laguna Meñique
position GPS : S23°44m27s W67°47m55s
Course à pied 27 km
VTT 27 km
marche 17 km
Après 90 km de transfert en bus, plein sud le long du Salar d’Atacama, nous
nous rendons au départ de la 5ème étape qui marque la deuxième partie du
raid. Cette étape s’annonce très difficile, car uniquement en montée, mais
aussi parce nous atteindrons l’altitude de 4200 mètres, lieu d’arrivée à
Laguna Meñiques.
Il fait encore très chaud aujourd’hui malgré l’altitude moyenne. Le long de
la route, nous pouvons contempler de nombreux volcans qui culminent à plus
de 5000 mètres, dont le Cerro Lascar qui est en permanente activité.
Cette étape marque bien les organismes mais aussi les esprits : non
seulement elle se situe en haute altitude, mais elle est faite d’une
interminable ligne droite que l’on n’est pas prêt d’oublier. La chaleur est
encore au rendez-vous et ne facilite pas les choses. On sent un certain
ras-le-bol chez certains, mais on tente de «limiter les dégâts» en essayant
de se surpasser.
Malgré le début du séjour en altitude et les deux derniers jours à 2500
mètres, les participants ont plus ou moins de mal à s’acclimater, si l’on
peu juger l’état de certains à l’arrivée de l’étape. Les jambes sont
coupées, le souffle manque. On voit bien ici les difficultés de tous ordres,
et c’est surtout le mental qui permet d’aller jusqu’au bout malgré la
souffrance. Les images sont au rendez-vous, surtout celle de la Laguna
Meñiques qui apparaît lorsque l’on franchit l’arrivée. La notion de mérite
prend là tout son sens, et l’émotion gagne tous les participants, coureurs à
pied, VTTtistes et marcheurs, une fois l’épreuve terminée. Une grande
journée pour tous, quelque soit l’état de fraîcheur de tous les courageux
qui sont arrivés jusque-là. On nous confie que c’est extrêmement dur, mais
que la récompense de la vue est au rendez-vous. Le médecin veille
attentivement à l’état physique mais aussi psychologique de tous les
coureurs, notamment en les accompagnant à l’arrivée pour leur apporter une
écoute et une présence bien réconfortante.
Demain, nous resterons à une altitude moyenne de 4000 mètres pour cette 6ème
étape, avec comme promis au programme des merveilles naturelles où tout le
monde en prendra plein les yeux.
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On vous disait que c’était aride ici
! |
Encore 5 km avant l’arrivée au col à
4200 m |
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Philippe en a vraiment bavé, mais il
est arrivé |
Laguna Meñique, le cadeau à l’arrivée |

MARDI 24 FEVRIER
Etape 6 : Laguna Meñiques - Laguna Tuyaito
position GPS : S23°57m08s W67°35m89s
Course à pied 27 km
VTT 54 km
marche 18 km
Après une nuit très fraîche – la présence de givre sur les tentes en est la
preuve – cette 6ème étape sera un peu plus facile qu’hier au niveau du
profil, composée d’une succession de légères montées et descentes. Mais il
ne faut pas en sous-estimer la difficulté car nous sommes encore à 4000
mètres d’altitude et plus.
Les deux points d’orgue de cette journée sont la Laguna Agua Calientes et
l’arrivée spectaculaire sur la Laguna Tuyaito. Deux merveilleux paysages que
personne ne pourra oublier. Ces deux lagunes sont en fait des lacs d’eau
douce où un généreux dépôt de sels minéraux en délimite le contour, laissant
penser à des lacs salés. La faune y est abondante et notamment les flamants
roses disséminés un peu partout. Un bonheur visuel !
Les montagnes qui se reflètent dans la Laguna Tuyaito comme dans un miroir,
font l’objet de notre émerveillement, à l’unanimité. Pour une fois, notre
bivouac se trouve là, juste à l’arrivée, tout au bord de la lagune sur une
immense plage de sel.
Il fait une fois de plus extrêmement chaud (au moins 30°C). Heureusement que
le vent est là pour l’accepter plus facilement. Au niveau de la course à
pied, les coureurs les plus fatigués tentent de gérer au mieux leur
progression. Il s’agit de ne pas lâcher prise et de rester en course. Chacun
doit se rappeler que ce raid est annoncé comme très difficile, en altitude
et en montagne, et le seul fait d’arriver au bout sera une victoire
personnelle dans tous les cas.
Côté VTT, on sent un vrai soulagement une fois passés les 15 premiers
kilomètres, en arrivant au niveau de la première lagune. La piste est très
roulante et le sourire peut se lire sur toutes les lèvres. Il va de soit que
l’éblouissement qu’offre le paysage y est pour quelque chose.
Les marcheurs, eux aussi, profitent à fond de ces merveilles, et sont aussi
très heureux d’être là. En fin de journée au bivouac, installés au bord de
Laguna Tuyaito, nous attendrons les dernières lumières pour faire de
merveilleuses photos, dans cet endroit paradisiaque.
Demain, une avant-dernière étape très difficile, sans doute la plus dure du
raid, mais sans doute aussi l’une des plus belles. Il faudra tenir…
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Le Cerro Meñiques, 5910 m |
Dominique Bordet et Gilles Diehl
ensemble |
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Stéphane au bord de la Laguna Agua
Calientes |
Notre bivouac au bord de la Laguna
Tuyaito |

MERCREDI 25 FEVRIER
Etape 7 : Laguna Tuyaito - Laguna Lejia
position GPS : S23°30m38s W67°41m18s
Course à pied 32,5 km
VTT 32,5 km
marche 15 km
Après la nuit la plus froide depuis le début du raid nous abordons
aujourd’hui une 7ème étape d’anthologie! Annoncée très difficile (32,5 km
entièrement au-dessus de 4000 mères d’altitude), elle tient ses promesses.
Pour la première fois nous remontons plein nord, et notre principal ennemi
sera le vent qui souffle du nord au sud avec violence parfois, un vent de
face qui ajoutera à la difficulté de l’épreuve. 32,5 kilomètres d’efforts
intenses, pour les coureurs et les VTT. La longueur de l’étape était prévue
encore plus importante pour ces derniers, mais la mauvaise qualité de la
piste, ajouté au passage d’un col à plus de 4600 mètres d’altitude ont forcé
l’organisation à raccourcir. La sagesse l’a emporté, après décision commune
avec les VTTistes, le menu de la journée étant déjà assez exigeant comme ça.
Ici il n’y a plus aucun touriste, nous sommes au beau milieu de l’altiplano
chilien.
Les coureurs à pied partent en même temps que les VTT, juste au bord de la
frontière avec l’Argentine au lieu dit El Laco. Le rythme est donné, comme
chaque jour, par Dominique et Gilles. Un peu plus loin, de longues lignes
droites interminables nous attendent, avec des portions sablonneuses très
difficile à négocier, autant pour les coureurs à pied que pour les VTT.
Le vent devient de plus en plus fort. Avec lui, l’altitude, toujours
supérieure à 4000 mètres, rend l’étape très exigeante au point que tout le
monde s’accorde à dire que l’on peut la qualifier d’extrême. Les successions
de longues montées se font en marche rapide pour la majorité des
concurrents. Les VTTistes ne sont pas à la fête aujourd’hui, en plus de la
difficulté du parcours, ils doivent pousser le vélo dans les montées, mais
aussi dans les parties de sable mou et même parfois dans les lègères
descentes en faisant face au vent.
Petite anecdote : nous apercevons tout au long du parcours des ossements qui
jonchent le sol de part et d’autre de la piste. Il s’agit en fait de
nombreux morceaux de squelettes de bovins qui meurent lors de des trafics de
viande sur ce passage entre l’Argentine et le Chili. En effet, un grand
nombre ne supportent pas la haute altitude et les conditions météo qui sont
parfois extrême dans cette région, et notamment l’énorme amplitude de
température entre le jour et la nuit.
Comme hier, nous avons droit à une arrivée spectaculaire, en plongeant sur
la Laguna Lejia, couleur vert laiteux. Encore une superbe image pendant les
deux derniers kilomètres de descente. Nous retrouvons notre bivouac, planté
juste au bord.
Une avant-dernière étape qui laissera des traces, en n’en pas douter…
Demain, ultime étape de 40 km, où chacun essaiera de terminer malgré les
difficultés qui restent encore au programme.
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Notre campement au bord de la Laguna
Tuyaito |
l’un des nombreux spectacles visuels
de l’étape |
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les coureurs sont lancés sur cette
7ème étape |
La Laguna Lejia, à l’arrivée |

JEUDI 26 FEVRIER
Etape 8 (finale) : Laguna Lejia - Toconao
position GPS : S22°53m95s W68°11m82s
Course à pied 40 km
VTT 52 km
marche 20 km
Après une nuit difficile pour tout le monde (il a plu, puis grêlé, puis
neigé une bonne partie de la soirée et de la nuit), nous nous réveillons
comme d’habitude à 6h30 sous un ciel étoilé, limpide avec la voie lactée au
dessus de nos têtes. Il a fait un bon -10°C et nos affaires sont gelées,
tout comme l’eau dans les bidons ou les bouteilles.
Le jour se lève tranquillement, et une belle surprise nous attend : les
montagnes, toutes enneigées, se reflètent dans la Laguna Lejia comme dans un
miroir, la plus belle image de ce raid. Toujours plus beau de jour en jour !
C’est notre dernier bivouac avant cette ultime étape de 52 km pour les VTT,
qui partent de là, et de 40 km pour les coureurs à pied qui sont poussés un
peu plus loin par les minibus. Il fait encore très froid et à 4300 mètres
d’altitude ce n’est pas vraiment facile de se mettre en route, surtout que
la piste, à profil montant dans ses premiers kilomètres, n’est pas de bonne
qualité.
Nous sommes seuls dans cette région, à priori inhospitalière, mais
privilégiés quant à la beauté du paysage. Rares sont ceux qui avaient déjà
vu pareil spectacle naturel auparavant.
Tandis que les marcheurs se régalent en côtoyant la flore et la faune
locales, les coureurs à pied ont décidé de se regrouper pour la plupart,
surtout en tête du classement, pour terminer cette dernière, mais difficile
étape, ensemble, en se tenant la main, témoignant ainsi d’un bel esprit
sportif.
Les suivants, arrivent au compte-goutte, en prenant leur temps pour savourer
la fin de ce raid, malgré les petit problèmes de santé liés à l’altitude et
à la fatigue – trois coureurs ont contracté un œdème à la face – tout comme
les VTTistes qui peuvent se laisser glisser vers la ligne d’arrivée qui se
trouve à près de 2000 mètres plus bas que leur lieu de départ. En effet,
après un début difficile, puis une traversée dans la Pampa juste au dessous
du Volcan Lascar en activité, le profil ressemble à une longue et
interminable descente.
La ligne d’arrivée franchie, chacun se délecte d’un pique-nique insolite en
plein désert, avec boissons fraîches, le tout servi par notre staff chilien
avec la plus grande gentillesse et le professionnalisme qui les caractérise.
Nous profitons pour leur rendre hommage car sans eux, le succès de l’Etoile
d’Atacama ne pourrait être garanti.
Ensuite, retour à San Pedro de Atacama, où nous retrouvons l’hôtel et
surtout une bonne douche et après trois bivouacs consécutifs en haute
altitude. Nous allons savourer, maintenant, ces quelques jours avant notre
retour en France.
Ces deux dernières étapes ont sans doute laissé des traces dans les
organismes mais aussi dans la tête de tous les participants, qui ne sont pas
prêts d’oublier cette belle, très belle aventure chilienne.
Demain, journée libre à San Pedro de Atacama, tourisme, achats de souvenirs,
plongeons dans la piscine, relaxation, mais aussi réparations des petits
bobos de course…
Nous profitons pour remercier notre partenaire
IEC TELECOM sans
qui ces pages de suivi quotidien n’auraient pas pu exister (surtout en plein
désert !).
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Le spectacle magique de Laguna Lejia |
Les lamas omniprésents sur le
parcours |
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Les coureurs à pieds groupés à
l’arrivée |
Le matériel de transmission par
satellite |

VENDREDI 27 FEVRIER
Journée libre : détente et shopping à San Pedro de
Atacama
position GPS : S22°53m95s W68°11m82s
Journée libre à San Pedro de Atacama. Nous prenons un
repas typique chilien dans un restaurant proche de l’hôtel, avant d’aller
flâner dans les quelques ruelles, faire des achats de souvenirs exotiques et
artisanaux, tandis que d’autres préfèrent se prélasser au bord de la
piscine. Il fait encore très chaud au milieu de la journée.
Ce soir, remise des prix devant la piscine, cérémonie officielle organisée
par Serge et Cathy.
Demain nous nous envolerons pour Santiago pour une nouvelle journée
touristique et culturelle.
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La place centrale de San Pedro de
Atacama |
la vieille église de San Pedro de
Atacama |
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de nombreuses boutiques... |
artisanat local |

SAMEDI 28 FEVRIER
matinée à San Pedro de Atacama puis vol intérieur de
Calama vers Santiago du Chili
position GPS : S22°53m95s W68°11m82s
Après une soirée festive dans un bon restaurant de San
Pedro de Atacama où nous avons dégusté quelques spécialités chiliennes et
notamment de l’excellente viande grillée, puis dansé toute la soirée, nous
profitons ce matin pour faire quelques derniers achats de souvenirs dans le
village.
Nous faisons nos bagages et nous reposons un peu avant de quitter l’hôtel
pour midi, direction Calama en bus, puis envol pour Santiago par un vol
intérieur (compagnie chilienne LAN).
Demain : visite de Santiago du Chili.
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Une bonne partie du staff chilien |
L’église de San Pedro de Atacama |
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Encore un peu de shopping... |
Barbecue géant pour une soirée
festive |

DIMANCHE 1ER MARS
Journée à Santiago du Chili
position GPS : S33°26m25s W70°39m25s
Visite de Santiago du Chili, ville importante avec un
contraste étonnant entre les bâtiments anciens traditionnels, et les hautes
tours de verre.
Nous assistons à la relève de la garde à la célèbre Moneda, avant d’aller
nous balader à Santa Lucia, colline verdoyante qui est l’un des lieux d’où
l’on peut dominer la ville et ainsi avoir un beau point de vue panoramique.
Nous consacrons l’après-midi à d’autres visites, et notamment les marchés et
autres boutiques ouvertes en ce dimanche. Il y a beaucoup de monde dans les
rues, c’est très animé, mais il faut faire très attention, surtout le soir,
on sent nettement une certaine insécurité.
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La relève de la garde à la Moneda |
Santa Lucia |
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Point de vue depuis Santa Lucia |
Contraste architectural |

LUNDI 2 MARS
vol de retour en France : Santiago-Paris CDG
Après une soirée à Santiago passée dans divers restaurants et à la terrasse
de cafés, nous nous apprêtons à reprendre l'avion pour Sao Paulo (Brésil),
puis demain à Paris.
Nous arrêtons notre messagerie aujourd'hui, puisque nous ne pourrons plus
lire vos messages avant notre retour. Nous vous remercions tous pour
l'intérêt que vous nous avez porté, et vous renouvellons le souhait de
partager avec nous toutes nos photos à travers notre
album. Le lien restera en permanence sur le site dans la page spéciale
"L'étoile d'Atacama".
A bientôt pour de nouvelles aventures à l'autre bout du monde !
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vol de retour en France avec TAM, la
compagnie Brésilienne |