| 1er Aseer Trophy
VTT du 29 octobre au 7 novembre 1999 |
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Pour en connaître plus sur l'organisation NED,
cliquez ici.
Voir aussi : Abha
Trophy 2000 (2ème édition)
Ici on parle de l'Abha
Trophy :
TVMOUNTAIN |YOUTUBE | VIDEO
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PHOTOS EPISODE 2
Présentation du Raid
ASEER TROPHY VTT 1999
L'Arabie Saoudite, pays arabe du moyen orient, pourrait s'affubler d'un baril de pétrole sur son drapeau national. C'est là l'image que nous, européens, faisons naviguer dans notre esprit.

Nous sommes au pays du Pétrole...no comment !
Heureusement, ce royaume n'offre pas une réalité aussi réductrice mais au contraire, surprend le visiteur tant par ses coutumes, sa culture, son environnement naturel.
Fermée jusqu'à ce jour, l'ARABIE SAOUDITE entrouvre ses portes au monde occidental par le biais du sport et du loisir.
N'est-ce pas un signe fort d'une internationalisation à venir?
N'est-il pas tentant d'être le premier à se lancer dans la
découverte et l'aventure?
CFR et NATURE EXTREME DEVELOPPEMENT offrent ainsi à ses clients une grande première: un
raid VTT dans la région montagneuse de l'ASIR entre Mer Rouge et désert afin de
découvrir le monde secret de l'Arabie Heureuse.
Avec ses 2 150 000 km², le royaume d'ARABIE SAOUDITE occupe la quasi-totalité de la péninsule arabique, entre la Mer Rouge, l'Océan Indien et le Golfe Arabo Persique.
Ce royaume fut proclamé officiellement en 1932 par Abdul Aziz Al
Saoud.
Dans ce pays dominé par les déserts, les steppes subdésertiques, les précipitations
moyennes atteignent à peine 150 mm par an.
Le Grand Désert méridional du Rub Al Khali ne reçoit pratiquement
jamais une goutte d'eau mais la province d'ASIR, dans le sud-ouest constitue une exception
et affiche parfois 500 mm par an.
Terre du paradoxe, l'ASIR présente des paysages aussi variés que le désert intégral,
les plateaux semi-désertiques, les hauts sommets proches de 3000 m couverts de forêts et
les plages vierges de la Mer Rouge.
Avec ses sites grandioses, ses espaces boisés et la délicate
fraîcheur de ses sommets, l'ASIR bouleverse les normes du paysage saoudien.
"C'est peut-être là que se trouvait le Jardin d'Eden" écrivait St. J. Philby
qui, dans les années 30, fut chargé par le roi Abdul Aziz de dresser la carte des
confins méridionaux de l'ASIR.
Le relief de cette région conditionne différents styles de vie: tribus des hautes terres
terrassées dans la Sarat avec un patrimoine architectural unique, bédouins itinérants
du désert, hommes-fleurs des contreforts de la Mer Rouge, population du long de la Mer
Rouge vivant de pêche et d'agriculture avec une influence de la proche Afrique.
RENSEIGNEMENTS DIVERS
Participants: Cette première année, ne peut courir que la gente masculine. Les femmes
peuvent cependant participer à titre d'accompagnement. Des activités culturelles et des
loisirs leur sont proposées en dehors de la course.
Déplacement aérien: Lieu d'embarquement PARIS le 31 octobre 1999. Accueil assuré par
NED ET CFR.
Durée du vol Paris - Jeddah ou Ryiad = 5 heures
Djeddah ou Ryiadh - Abha = 1 heure
Retour Paris le 8 novembre matin très tôt.
Hébergement: Il est assuré en hôtel et motel de très bon standing, soit à ABHA, point
de départ de toute compétition, soit au bord de la Mer Rouge.
Vendredi 29 octobre
Nous embarquons à Paris, à l'aéroport Roissy/Charles de Gaulle et nous devons nous y trouver à 7 heures où, déjà, un petit comité d'accueil est en place. Le temps d'effectuer les formalités dembarquement des VTT et des bagages pour les 90 participants, nous flânons le long des boutiques tax-free et nous nous asseyons devant de longues tasses de café.Notre destination finale est Abha, mais le Boeing 777 qui est annoncé au décollage à 11h45 fait escale à Rome et Jeddah. Le vol sera assez long mais nous avons tout le confort nécessaire. Tous les sièges sont équipé d'un système video interactif à écran couleur avec des jeux video pour distraire les passagers.
En arrivant à Jeddah, le contrôle des passeports est très strict. Après un nouveau contrôle où tous les bagages sont ouverts par les autorités , nous attendons longuement avant de pouvoir poursuivre notre route aérienne vers Abha.
Samedi 30 octobre
Découverte de lhôtel Rosewood Abha Palace. Le luxe est total. Après une courte nuit, nous avons la journée pour récupérer et s'acclimater un peu à Abha (il est vrai que nous sommes à plus de 2000 m d'altitude)
Hôtel Rosewood Abha Palace (cliquer sur l'image pour plus d'info) On aménage une grande salle où se tiendra une conférence de presse pour tous les organisateurs et les coureurs, en présence du Prince Bandar qui chapeaute l'ensemble de l'épreuve.Prince Bandar. Conférence de presse à l'hôtel
Pour les compétiteurs a lieu la traditionnelle séance de déballage des cartons de vélos suivie du remontage soigneux en vérifiant que tout fonctionne parfaitement. Du côté de l'organisation, on vérifie le matériel (structures gonflables) et on répartit les rôles prévus pour chacun.
Voilà un vélo bien protégé (suivre l'exemple !) Nous profitons également de cette journée de repos pour découvrir toutes les infrastructures que l'hôtel nous met spécialement à disposition pour l'occasion : salle de sport, billard, sauna, jacuzzi, piscine, tennis de table.
Dans la soirée, Serge (NED) et Roland (CFR) président le briefing "organisation", qui se tiendra chaque jour.
Serge (NED) et Roland (CFR) en plein briefing "comité de course"
Dimanche 1er novembre
Etape 1 : Prologue dans les rues dAbhaUn premier breakfast présenté sous forme de buffets nous ravira par sa variété de produits et satisfera les plus exigeants, même ceux qui ont l'habitude de se nourrir de façon diététique au départ d'une épreuve sportive.
En tant que membre de l'organisation, je participerai activement au montage du site de départ et d'arrivée devant le palais du prince, en plein cur d'Abha, ville d'environ 200000 habitants, ce qui constitue un exercice intéressant pour tout le monde car il va se répéter chaque jour. Il consiste à créer une allée bordée de grands panneaux publicitaires aux couleurs des sponsors (Coca-Cola Saudi, Saudi Arabian Airlines, et Syahya), un podium dans le fond duquel on retrouvera encore de grands panneaux comme sur les grands prix de formule 1, et deux structures gonflables en forme d'arches géantes aux couleurs de NED, sous lesquelles les coureurs vont passer.
De retour à l'hôtel avant la course, comme tous les coureurs je prépare méticuleusement mon vélo afin d'éviter les surprises de dernière minute. Ensuite, nous nous déplaçons, escortés par des voitures de police, sur le site du départ où, déjà, des animations sont prévues à la plus grande joie de la foule de spectateurs qui se sont amassés sur la place du palais princier : démonstrations de VTT trial par les frères Borrel, de roller-in-line par "Gigi" qui est au top niveau mondial dans la spécialité (record du monde de vitesse sur route).
Prince Bandar. Amusants tous ces coureurs...C'est l'heure du départ, tous les concurrents se précipitent sur le ligne d'arrivée où le départ est donné en ligne par le starter. Le parcours de 6 km est décomposé en trois boucles qui sillonnent dans la ville au milieu des curieux qui n'ont jamais vu ce genre de spectacle.
Feu ! La course est menée par les saoudiens qui sont venus se joindre à la compétition, tous membres de léquipe nationale. Le rythme est endiablé. Le parcours est globalement plat. Une grosse montée a toutefois été prévue pour faire la différence sur un trajet aussi court.
Les rues empruntées ont été fermées à la circulation pour plus de sécurité.
La remise des prix permettra à tous de se faire une idée sur les hommes à battre durant les prochaines étapes, mais le décor n'est pas planté pour autant. Je me dis que certains devraient être très forts, puisque qu'en connaissant déjà une crevaison, finissent par remonter vers les places les plus honorables. Ils se reconnaîtront ici. On verra...
Patrick...
...Emmanuel...
...et un autre Emmanuel, après le prologue.
Podium du prologue : 1. Chavard, 2. Morel, 3. Fonteneau
Ensuite, et comme chaque jour, le comité de course présidé par Gilbert et Jean se réunit dans une grande salle organisée pour la circonstance à l'hôtel Abha Palace, où l'étape du lendemain est présentée grâce à un rétroprojecteur. L'équipe de production TV (BCI) en profite pour projeter sur un écran de télévision les moments clés de la course, en léger différé. Toutes ces images seront alors triées jour après jours et leur judicieuse sélection débouchera sur un sujet de 26 minutes que les plus grandes chaînes locales et européennes diffuseront dans leurs programmes (merci Fred !).
Avec mon collègue Christophe qui assure le chronométrage, nous sommes équipés d'un ordinateur de poche qui permet de saisir les temps des coureurs directement sur le site d'arrivée, pour les transférer ensuite dans un autre ordinateur portable qui calculera et présentera les résultats, étape après étape. Nous offrons ainsi la possibilité à tous les participants, coureurs ou organisateurs, personnalités et presse locale, de vibrer au fil des résultats. Pour les connaisseurs, nous utilisons simplement Microsoft Excel et Microsoft Access pour la mise à jour automatique du classement général.
Christophe Charmot au chrono. Concentration...Pour les sponsors, nous avons également créé arbitrairement des équipes, dont les 3 premiers temps de chacune compteront au classement général en s'additionnant.
Lundi 2 novembre
Étape 2 : Wadi Bin Ashbal (59 km)
Nous nous déplaçons en bus jusquà Wadi Bin Ashbal. Pendant le trajet, nous nous enfonçons petit à petit dans le désert, le paysage devenant de plus en plus aride. La température est élevée malgré laltitude (1850 m).
Avant le départ, nous remplissons nos camelbak et nos bidons : létape sannonce longue et difficile sous cette chaleur mais je suis assez confiant on verra bien. Je coure sous les couleurs de Coca-Cola, je me dois donc de me montrer quelque peu, ce que je ferai au moins en début de course devant les caméras embarquées dans le 4x4 affrété pour la télévision qui nous précède.
Un dernier briefing de la part de Serge et cest parti sous les ordres du starter.
Au début une longue portion de route nous emmène vers le vrai départ : un premier chemin sablonneux qui reflète le reste du parcours, à part quelques exceptions.
Nous nous trouvons immédiatement dans le vif du sujet, le changement est brutal. Tous les ingrédients dune course difficile sont là : la chaleur, le sable, et le chemin qui déroule ses vaguelettes façon tôle ondulée. Nous nous trouverons souvent dans des situations où nous devrons mettre pied à terre, en raison de limpossibilité davancer sans fournir un effort surhumain. Il faut penser à la longueur du parcours et séconomiser un peu. Les meilleurs sont ceux qui jouent la régularité.
Raymond Saioni et moi-même en pleine communication pendant la courseJe ne roule pas aussi bien que d'habitude, en raison de maux d'estomac qui me poursuivent depuis le matin, et je le paye sur le terrain. Le tracé est magnifique, avec un paysage somptueux qui nous dévoile les secrets d'une intense érosion, et particulièrement lors dun passage technique intéressant, couvert de dalles de pierres, où il faut sauter une marche dun mètre vingt. Pas de problème particulier, seulement je dois confier ma pompe à l'un des caméramen qui se trouve là, n'ayant plus rien pour la fixer car j'ai cassé son attache dans une chute. Je subis deux crevaisons successives, qui me retardent notablement parce que je dois marcher pour trouver un arbre où je peux minstaller à lombre pour réparer. Ces derniers sont rares dans le désert ! Je dois constater qu'une épine de 5 cm a traversé ma chambre à air de part en part en faisant deux trous.
N'ayant plus de pompe, je dois me servir des cartouches de CO2 que j'ai fixées sur mon VTT. Malheureusement, je ne parviens pas à mettre assez d'air dans le pneu arrière en raison d'une erreur de manipulation. Je décide alors de continuer comme ça, au ralenti pour éviter une nouvelle et fatale crevaison par pincement de la chambre à air. Plus loin je rencontre Philippe, le mécanicien, qui me sauve la vie en gonflant mon pneu arrière au maximum, afin de terminer l'étape dans les meilleures conditions.
Philippe Toinet, notre super-mécanicien VTT (il en connait un rayon !)
Là, les photographes et léquipe de télévision se sont rassemblés, pour recueillir les meilleurs clichés, que nous reverrons le soir venu à lhôtel. Ils réalisent des images superbes tout au long du parcours, aussi bien en 4x4 que depuis l'hélicoptère personnel du Prince Bandar. Parfois, ils représentent une gêne pour nous, coureurs, mais nous ne leur en voulons pas trop, compte tenu des belles images qu'ils nous produisent.
Un dromadaire couché ? ou le travail de l'érosion naturelle ?
Une maison typiqueJe souffre de plus en plus des jambes au fur et à mesure des kilomètres, puisant dans des réserves que je n'ai pas eu le temps de constituer suffisamment. Arrivé au deuxième ravitaillement (km 45), qui était très bien venu, je repars avec un compatriote avec qui javais déjà roulé en Jordanie lannée dernière, Joël, pour terminer avec lui. Il devra me "tirer" jusquà larrivée, en légère meilleure forme que moi.
Je termine à lagonie (ou presque), et je bois rapidement deux cocas qui sont les meilleurs que je nai jamais bus !
Evidement, à lheure où jarrive, la remise des prix a déjà été faite, et à cette occasion je découvre que Manu, le leader de la course, a été pénalisé en raison dune erreur de parcours. Il a malencontreusement suivi une voiture de police, lui montrant un itinéraire qui n'est pas le parcours balisé. Ensuite, sans traîner, retour en bus à Abha, pour une douche et un repos bien mérités.
Je nose pas penser à la place que j'occupe dans le classement, qui demeure secondaire à ce jour. Ma préoccupation est plutôt de savoir dans quel état je repartirai le lendemain, pour la 3ème étape, qui sannonce encore plus difficile en raison du dénivelé quelle affiche.
Mardi 3 novembre
Étape 3 : AL QARA (45 km)
Nous allons rejoindre la mer rouge et passer la nuit et la journée du lendemain dans un autre hôtel. Le départ de cette étape est donné à Al Qara.
Je ne suis pas du tout en forme, mais le profil de l'étape me plait, puisqu'il y a du relief. Nous montons jusqu'à 2800 m d'altitude.
Vue panoramique sur les montagnes de l'AsirEn effet, après une grande descente de plus de 1200 m de dénivelé sur des pistes sinueuses, nous arrivons dans un wadi (cours d'eau asséché) pour remonter ensuite une énorme bosse dans le jargon cycliste pour enfin redescendre sur la route principale qui mène à la Mer Rorte, où est jugée l'arrivée. Le parcours, d'une grande technicité est véritablement fait pour les vttistes super entraînés. Au terme de cette descente bien menée où je dois me situer aux alentours de la 10ème position compte tenu de mes qualités de descendeur, je devrai abandonner plus tard, peu après le premier ravitaillement, soit à plus de 25 km du départ, toujours victime de ma petite forme physique. N'ayant presque rien mangé la veille à cause de mes douleurs stomacales, je dois ainsi payer le prix et je décide d'abandonner, ayant tout fait pour rallier le ravitaillement n°2. Les étoiles que je commence à voir, en pleine chaleur il fait bien par endroit 35 à 40° - m'incitent à m'arrêter à l'ombre pour attendre la prochaine voiture.
Marcel Jortay sous une chaleur écrasante.
Marcel Jortay en plein effort
Je monte mon VTT dans un 4x4, peu de temps après mon arrêt, et rallie le deuxième ravito dans le véhicule. Là, je
dois laisser mon vélo dans un pick-up, en attendant l'ambulance officielle qui me ramène à l'arrivée. J'apprends plus tard que la présence de mon vélo à ce point de la course profite à un autre coureur qui a cassé son dérailleur, et qui a dû faire plusieurs kilomètres à pied avant de découvrir la bonne nouvelle.
James Waddam a soif, comme tout le mondeLe vainqueur de l'étape fini
t seulement à 30 secondes devant son poursuivant, ce qui est exceptionnel compte tenu de la difficulté de l'étape. Ceci prouve le haut niveau de compétition. Plus de 10 coureurs ont dû abandonner, pour diverses raisons (casse, grave chute, épuisement, déshydratation).Le soir, lors de la remise des prix, l'organisateur souligne l'exceptionnelle performance générale des coureurs, devant le prince Bandar, venu pour la circonstance dans cette région.
Podium de cette difficile et troisième étapeAprès le repas, devant l'hôtel, nous joui
ssons d'un spectacle de danses arabes et de diverses démonstrations de trial VTT, devenues coutumières.
Démonstration de trial VTT par les frères Borrel
Mercredi 4 novembre
Étape 4 : Mer Rouge (27 km)
Cette petite étape est une boucle de 27 km, sur un terrain très roulant et très dur, aux trois quart dans le désert pour terminer le long de la mer. La relative faible distance favorise la récupération de la difficile étape de la veille, mais il ne faut pas se réjouir trop vite : ici en bord de mer, l'air est très humide et il fait très chaud.
Je ne prendrai pas le départ, préférant récupérer et m'économiser pour figurer au départ des étapes suivantes si mon organisme me le permet. Je profit
e de cette "trêve" pour partir en reconnaissance photo dans le véhicule officiel, une heure avant le départ de la course qui est fixé à 9h00. Le panorama est sublime, et nous avons tôt fait de trouver le terrain idéal pour filmer les coureurs.
Bruno et Manu attaquent...En effet, nous sommes perchés sur une butte qui domine la mer, en amont d'une longue plage de sable jonchée de mangroves. J'ai embarqué mon appareil photo et mon caméscope pour tirer le meilleur parti du paysage, et je ne
suis pas déçu en apercevant les premiers coureurs arriver (toujours les mêmes !).
L'anglais James Waddam sous la chaleur de la plage...
...poursuit ses efforts en vue de l'arrivée.Quelques images par-ci, par-là et nous demandons à notre aimable chauffeur de nous déplacer sur la plage, blanchie par le sel déposé par l'évaporation, qui rappelle le givre de nos pays froids.
Pierre D'Alboy...
...et Hervé Favre en finissent bientôt avec la plage de la Mer RougeLà encore, nous nous postons derrière de vieilles carcasses de bateaux, au second plan desquels nous
voyons passer les coureurs, non loin de notre hôtel qui est visible. De belles photos en perspective...La chaleur est presque insupportable.
Au fond, l'hôtel...bientôt l'arrivée !Nous profitons des joies de la baignade en Mer Rouge pour les uns, et dans l'immense piscine extérieure de l'hôtel pour les autres qui préfèrent se reposer. Je choisis personnellement la première solution, qui m'a permis d'observer de beaux coraux et poissons, à moins d'un mètre de profondeur. La mer rouge tient toujours ses promesses, et c'est dans une eau à 30 degrés que nous nous sommes baignés. Surprenant !
On est pas bien, là ? n'est-ce pas, Denis ?
Du VTT, vous dites ?
En effet, rien de plus simple...Toutes les bonnes choses ont une fin, si bien que nous devons revenir à notre camp de base, c'est-à-dire au Palace Hôtel d'Abha. Le voyage de retour en bus se
fait à la tombée de la nuit, et nous sommes tous impressionnés par la façon de conduire de nos chauffeurs respectifs. Sans commentaire
Frédéric Renson vise encore une place sur le podium. C'est pas gagné !Je me sens alors mieux physiquement et j'entreprends de préparer mon vélo pour courir l'étape du lendemain, qui est présentée au comité de course comme la plus difficile et dangereuse : descentes vertigineuses en pierres dont une fait plus de 1400
m de dénivelé sur 14 kilomètres, et montées infernales avec des difficultés techniques. Ca promet !
On prend (presque) les mêmes et on recommence...
Jeudi 5 novembre
Étape 5 : Al Sooda Rijal Alma (48 km)
Point d'orgue de ce raid, cette étape pourrait être une épreuve VTT à part entière. C'est là aussi que tout va se décider entre Manu Morel et Bruno Chavard, qui ont seulement 9 minutes d'écart au classement général, loin devant le troisième concurrent. Ca va être chaud !
Bruno Chavard, alors leader...
...suivi de près par Patrick Fonteneau...
...tandis qu'Emmanuel Morel tente de conserver son avantage.
Derrière, Emmanuel Bertholin limite la casse.De mon côté, je ne me sens toujours pas au mieux, préparé comme je devrais l'être au départ d'une course importante. Une fois de plus, alors, je dois jouer la sécurité pour ma santé et il est question que je suive l'étape avec Agathe, la photographe, dans le 4x4 qui lui a été dédié.
Une étape d'une rare dureté avec des dénivelés impressionnants (1310 m de positif et 2925 m de négatif) et des pourcentages de côtes jamais vus. Dans la plupart d'entres elles, il est impossible de rester sur le vélo tant elles sont accentuées. D'ailleurs, personne n'y parviendra. La plupart des organismes seront très marqués à l'arrivée à Rijal Alma.
Trop dur de rester sur le vélo.
Dans l'une des nombreuses descentes interminables.
Eh oui, ça n'arrive pas qu'aux autres, Patrick !
Lionel Dieterich nous fait un superbe dérapage contrôléLes premiers impressionnent tout le monde par leur performance (moins de 3 heures de course pour les trois premiers) mais aussi par les nombreuses blessures qu'ils ont connu dans les chutes occasionnées lors des dangereuses descentes rencontrées. L'arrivée se joue dans un village typique, non loin de la frontière yéménite. Nous sommes accueillis pas une abondante population locale qui nous f
ait visiter le musée du village et nous offre un repas traditionnel que nous n'oublions pas.
de gauche à droite : Frédéric, Emmanuel, Bruno, Emmanuel, Philippe
(Belgique, France, France, France, Belgique)
aïe aïe aïe...!Le soir, après une liaison en bus, un repas nous est offert par le Prince Bandar au restaurant Green Mountain, qui domine toute la ville d'Abha. Nous devons considérer cette invitation comme un réel privilège. J'en profite au passage pour relever mon courrier électronique grâce aux stations internet dont le restaurant est équipé. C'est incroyable la technique : pouvoir lire son courrier personnel à des milliers de kilomètres de chez soi !
Avant le généreux repas, nous goûtons à un délicieux thé à la cardamone, une spécialité de la région. Le restaurant nous offre une superbe vue panoramique de nuit sur toute la ville.
Vendredi 6 novembre
Étape 6 : Wadi Bin Ashbal Rhamis Mushayt (41 km)
Je suis au départ de cette étape qui commence à Wadi Bin Ashbal, comme le deuxième jour. Nous allons effectuer un détour important de 41 km dans le désert qui longe la route principale qui mène à Abha.
Là ça rigole pas...train d'enferJe me sens en forme cette fois-ci, enfin comme d'habitude au départ de ce type d'épreuve. C'est parti. Alternance de pistes rocailleuses et sablonneuses mais très roulantes. Les dix premiers kilomètres sont en légère montée. Ensuite, nous vivons une alternance de montées et de descentes peu accentuées jusqu'à la fin. Je pars bien placé, vu ma relative fraîcheur. Tout de suite, je trouve mon rythme habituel de croisière sur ce type de terrain, avec une moyenne avoisinant les 21 km/h. Je roule régulièrement jusqu'à la fin sans baisse de régime, à part dans une partie en sable mou où je chute à deux reprises (Ah...ce sable...). Deux coureurs me passeront alors en conséquence. Je terminerai 14ème.
Bruno Chavard en or...et c'est pas du chocolat !
Fais voir ça de plus près !
extrait de Arab NewsLa remise des prix finale se fait par le Prince Khaled Al-Faisal en personne, et nous assistons là à une belle cérémonie protocolaire en présence de nombreuses personnalités de la région d'Asir. Le temps de poser pour les dernières photos et vidéos, l'équipe technique de NED, conjointement à celle de CFR, se réjouit de cette grande première qui sera vraisemblablement reconduite. Aussi, les concurrents gardent tous un excellent souvenir de cette compétition, même si les larmes et la douleur les ont frappés dans les moments difficiles, mais n'est-ce pas là l'une des raisons du sport ?
Serge Morel, l'oganisateur de cette grande première, souligne courage et la performance de tous les coureurs, qui se sont tous comportés de façon exemplaire. Jamais aucune épreuve de VTT organisée par NED n'a été aussi difficile, voire extrême.
L'or (Bruno Chavard)...
...l'argent (Emmanuel Morel)...
...et le bronze (Emmanuel Bertholin)
Les vainqueurs entourés du Prince Khaled Al Faisal
Ensemble, nous allons reconditionner nos vélos dans les cartons de transport et tout le monde s'organise pour le retour le lendemain.
Samedi 7 novembre
Journée de repos
Tout comme le premier jour, nous méritons tous une bonne journée de repos avant le retour au pays, que nous allons utiliser au mieux. Deux possibilités nous sont offertes : balade dans les souks et les boutiques de la ville, histoire de faire un peu de shopping et trouver le tapis de ses rêves ou quelques souvenirs, escalade d'une via ferrata récemment équipée dans une magnifique falaise avec quelques guides avertis, sur le site touristique de Al Habala. En tant que montagnard, je choisirai la via ferrata par curiosité et je ne serai pas déçu tant l'envergure du paysage saute aux yeux.
Les falaises de Al Habala, théâtre de nos escalades en via ferrataLe soir, embarquement à bord d'un boeing de Saudi Arabian Airlines, en passant pas Ryhad, cette fois-ci. Le voyage est tout aussi long qu'à l'aller, d'autant plus que nous resterons bloqués à Paris, en attendant de pouvoir récupérer nos VTT qui ont suivi malencontreusement le chemin du fret.
extrait de Saudi Gazette
Les Vainqueurs
1. Bruno Chavard (F) en 10:21:11
2. Emmanuel Morel (F) en 10:33:05
3. Emmanuel Bertholin (F) en 11:18:11
Bruno
ChavardEmmanuel
MorelEmmanuel
Bertholin
L'organisation
L'équipe de NED présente en Arabie SaouditeNED (Nature Extrême Développement), a son siège à La Féclaz, vers le Mont Revard, au dessus de Chambéry, Savoie.
L'adresse :
Serge Morel
Nature Extrême Développement
Chemin de la Montagne
73230 La Féclaz
FranceTéléphone +33 4 79.25.84.30
fax +33 4 79.25.84.80
Serge MorelUn grand nombre de raids sportifs (VTT + courses à pied) et courses de chiens de traîneaux sont organisés tout au long de l'année, en France et à l'étranger (Afrique, Asie, Proche Orient). Pour obtenir le programme complet, n'hésitez pas à contacter NED. Si vous avez une adresse email, je peux vous le faire parvenir directement. Faites-le moi savoir en m'écrivant à l'adresse email suivante : contact@philippe-bourgine.com.
Programme VTT et courses à pied