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Partenaires
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Pour en connaître plus sur l'organisation NED,
cliquez ici.
Voir aussi : Aseer
Trophy 1999 (édition précédente)
Ici on parle de l'Abha
Trophy :
TVMOUNTAIN |YOUTUBE | VIDEO
| PHOTOS EPISODE 1 |
PHOTOS EPISODE 2
Présentation du Raid
ABHA TROPHY VTT 2000
L'Arabie Saoudite, pays arabe du moyen orient, pourrait s'affubler d'un baril de pétrole sur son drapeau national. C'est là l'image que nous, européens, faisons naviguer dans notre esprit.
Heureusement,
ce royaume n'offre pas une réalité aussi réductrice mais au contraire,
surprend le visiteur tant par ses coutumes, sa culture, son environnement
naturel.
Pour
CFR et N.E.D., l'Arabie Saoudite entrouvre ses portes au monde occidental par le
biais du sport et du loisir.
N'est-ce
pas un signe fort d'une internationalisation à venir?
Après
le succès de l’ASEER TROPHY 99, CFR et NATURE EXTREME DEVELOPPEMENT offrent
ainsi à leurs clients pour la seconde fois un raid VTT dans la région
montagneuse de l'ASEER afin de découvrir le monde secret de l'Arabie heureuse.

Nous sommes au pays du Pétrole...no comment !
Avec
ses 2 150 000 km², le royaume d'ARABIE SAOUDITE occupe la quasi-totalité de la
péninsule arabique, entre la Mer Rouge, l'Océan Indien et le Golfe Arabo
Persique.
Ce
royaume fut proclamé officiellement en 1932 par Abdul Aziz Al Saoud.
Dans
ce pays dominé par les déserts, les steppes subdésertiques, les précipitations
moyennes atteignent à peine 150 mm par an.
Le
Grand Désert méridional de Rub Al Khali ne reçoit pratiquement jamais une
goutte d'eau.
La
province d'ASEER, dans le sud-ouest constitue une exception et affiche parfois
500 mm par an.
Terre
du paradoxe, l'ASEER présente des paysages aussi variés que le désert intégral,
les plateaux semi-désertiques, les hauts sommets proches de 3000 m couverts de
forêts et les plages vierges de la Mer Rouge.
Avec
ses sites grandioses, ses espaces boisés et la délicate fraîcheur de ses
sommets, l'ASEER bouleverse les normes du paysage saoudien.
"C'est
peut-être là que se trouvait le Jardin d'Eden" écrivait St. J. Philby
qui, dans les années 30, fut chargé par le roi Abdul
Aziz de dresser la carte des confins méridionaux de l'ASEER.
Le relief de cette région conditionne différents styles de vie: tribus des hautes terres terrassées dans la Sarat avec un patrimoine architectural unique, bédouins itinérants du désert, hommes-fleurs des contreforts de la Mer Rouge, population des bords de la Mer Rouge vivant de pêche et d'agriculture avec une influence de la proche Afrique.
Programme complet
27/10
vol PARIS - ABHA (arrivée le soir) - installation à l'hôtel
28/10 Préparatifs, acclimatation
29/10
1ère étape : WADI BIN ASHBAL (bivouac le soir)
30/10
2ème étape : WADI BIN ASHBAL - AL KARJAH - retour ABHA (nuit à l’hôtel)
- 60 km
31/10
3ème étape : AL SOUDA - JIZAN ROAD – retour ABHA (nuit à l’hôtel)
01/11
4ème étape : ABHA - ABHA (nuit à l’hôtel)
02/11
5ème étape : AL SOODA - RIJAL ALMA
03/11
6ème étape : AL OKAS - ABHA PALACE (nuit à l’hôtel)
04/11
Journée libre, activités diverses (escalade, via ferrata, shopping,...). Soirée,
vol vers PARIS
05/11
Arrivée à PARIS
Description générale
Les trois premières étapes se déroulent sur le plateau de l'Asir, à environ 2000 mètres d'altitude. Ensuite, nous abordons deux étapes de montagne avec des forts dénivelés, même si les descentes sont plus importantes que les montées. La dernière et sixième étape, courte mais technique, se déroule autour d'Abha pour une arrivée devant l'hôtel.
Détail des étapes, récit
Vol Paris-Abha
Après un épuisant voyage en bus depuis Chamonix pour une vingtaine d'entre nous - les autres participants venant de toutes régions françaises, mais aussi de Belgique, de Suisse, de Grande-Bretagne, du Luxembourg, de Hollande, d'Australie - nous embarquons pour Abha avec Saudi Arabian Airlines, depuis Paris-Roissy-Charles de Gaulle. Deux escales, l'une à Rome, l'autre à Jeddah, feront de ce premier voyage une épreuve à elle seule.
chargement des VTT à Paris-Roissy CDG
survol des alpesL'embarquement du matériel technique et des VTT dans leurs housses ou cartons se fait sans aucun problème, malgré le nombre de participants cette année (plus de 80 personnes). Le staff technique de NED est maintenant bien rôdé à cette tâche.
En vol, nous aurons la chance de survoler les Alpes, avec ses sommets déjà bien enneigés que nous retrouverons à notre retour en France. Mais pour l'instant, place au climat tropical, au soleil intense et aux grosses chaleurs de l'Arabie Saoudite.
Après un périple de plus de 24 heures, nous arrivons enfin à l'aéroport d'Abha, ville de 200000 habitants, perchée à plus de 2000 mètres d'altitude. Une fois les formalités d'usage et de sécurité effectuées, nous attendons nos bagages et nos vélos.
logo Abha Palace HotelNous sommes quelque peu fatigués, mais nous nous retrouvons autour d'un buffet de bienvenue dès notre arrivée à l'hôtel en attendant nos bagages. Chacun est impressionné par l'architecture de l'Abha Palace Hôtel, immense bâtisse qui semble pousser au milieu des structures de béton. Nous allons passer ici quelques nuits. Tout est luxueux, nous apprécierons...
Préparatifs
Après le petit déjeuner, je m'attarde déjà à imprimer la liste de départ des coureurs, ceci pour la conférence de presse qui a lieu à midi et demie. Serge, l'oganisateur technique, a prévu 9 équipes de trois coureurs, qui portent le nom des sponsors de l'épreuve : Saudi Arabian Airlines, Coca-Cola, et Syahya (société de promotion du tourisme dans la région d'Asir). Les classements des équipes s'effectueront sur le total des trois premiers de chaque équipe, aussi bien pour chaque étape que pour le classement général.
Abha Palace Hotel - Abha
Prince Bandar pendant la conférence de presseTandis que ta tension monte quelque peu chez certains, on sent une décontraction générale dans l'ensemble des coureurs participants . Quatre saoudiens essaieront de jouer les troubles-fête dans le peloton international que nous allors former dès demain au départ de la première étape.
A l'issue du briefing du comité de course pendant lequel tous les coureurs ont fait connaissance avec l'organisation, mais aussi avec les responsables du complexe hôtelier et le Prince Bandar lui-même, une petite équipe de coureurs suisses (valaisans) voit spontanément le jour : Carré Bleu. C'est un signe de l'ouverture d'esprit des organisateurs et de la convivialité qui s'installe...
Le comité de course, animé par les membres de CFR et de NED (Serge Morel étant le directeur technique) se réunira tous les soirs à l'issue de l'étape après la remise des classements, afin de parler de l'étape du lendemain et régler les différents problèmes qui ont pu survenir dans la journée. Nous sommes une centaine si on compte tous les accompagnants, la presse, et les officiels. La machine est lourde à gérer et, même si le staff technique est bien rôdé, il y a toujours des points à revoir dans le sens d'une amélioration future.
Le VTT à la sortie du carton, après remontageChacun prépare son vélo avec précision afin que la mécanique puisse résister à toute épreuve. Il est vrai que le sable et la poussière du désert ne ménagent rien.
Nous gardons néanmoins une bonne partie de la journée pour profiter des infrastructures innombrables que le responsable de l'hôtel nous met à disposition. Parmi elles, piscine, sauna, jacuzzi, salle de sport, etc...
Pendant le dîner, Serge nous rappelle que le départ aura lieu à 9h30 demain matin, sur le site de Wadi Bin Ashbal, à 40 km d'Abha. Nous ferons le trajet en bus pour nous y rendre. Le premier briefing technique de l'organisation, auquel je suis convié, a lieu ce soir à 22 heures. C'est l'occasion pour moi de synchroniser les trois chronomètres que nous utiliserons, sur lesquels repose l'exactidute des résultats dont je suis responsable. Je suis également chargé, dans la mesure du possible, de mettre à jour les résultats (classement général après l'étape du jour) sur internet à l'aide de moyens de communications modernes (ordinateur portable, téléphone mobile, connection internet). J'expérimenterai la manoeuvre demain, en plein désert, puisque nous resterons au bivouac pour une nuit. Nous verrons si le réseau mobile GSM me donne raison...
Etape 1 : WADI BIN ASHBAL(55,5 km)
présentation : Parcours globalement plat, mais valloné sur toute sa longueur. Longue boucle de 57 km avec des passages techniques. Bivouac prévu le soir au pied de structures rocheuses où les intéressés pourront s'exercer à l'escalade en présence de guides expérimentés.
Terrain : pistes roulantes, sable, parties avec dalles rocheuses.
Ravitaillements : 1er à 19.3 km, 2ème à 40 km. Eau, fruits secs, amandes, oranges et pommes coupées, Coca-Cola (normal, le sponsor !)
dénivelation positive : +230 m
dénivelation négative : -180 mLe départ de cette double boucle est donné à Wadi Bin Ashbal, en présence du Prince qui participe à l'épreuve, c'est inédit !
Sous les ordres de Serge et de Gigi "le roller", nous sommes partis dans le village pour ensuite aborder une longue portion de route. A ce moment les écarts sont déjà creusés et vu la chaleur qu'il fait, je crains que cette étape soit difficile. Ensuite, nous nous engageons dans une piste que nous ne quitterons plus jusq'à l'arrivée à Wadi Bin Ashbal, faite de parties roulantes mais aussi sablonneuses.
Hédi Bacha avant le départ
Inédit : le prince participe !Il est fréquent que nous soyons obligés de mettre pied à terre, devant l'impossibilité de diriger le vélo dans le sable mou. Dans l'ensemble, ces passages se négocient bien, mais au prix d'efforts que nous n'aurions pas à produire sur un terrain dur. J'ai l'impression de perdre une énergie considérable, que je suis sûr de devoir payer à la fin (ce sera le cas, d'ailleurs..)
Malgré la difficulté, nous observons le paysage désertique qui s'ouvre sous nos yeux, avec ses sculptures érodées et, au loin, les rochers qui nous indiquent que l'arrivée n'est pas si loin.
Le bivouac est sympa...dans ces conditions !
Jean-Michel et Frédéric au coucher du soleilLes deux ravitaillements placés sur le trajet sont juste suffisants pour la deuxième moitié des concurrents, donc certains ont véritablement souffert. Les derniers mettent trois fois plus de temp que les premiers et c'est l'occasion pour l'organisation de mettre l'accent sur la difficulté de cette épreuve, mais aussi de rappeler que la sélection des inscrits doit se faire de façon plus sévère. En effet, il faut bénéficier d'un sérieux entrainement avant de s'engager sur un tel raid.
L'étape de demain est annoncée comme encore plus difficile, avec un dénivelé plus important, même si le sable maudit de tous ne sera pas de la partie.
Mardi 31 octobre 2000Étape 2 : WADI BIN ASHBAL - AL KARJAH (60 km)
présentation : étape longue et difficile. Les 30 premiers kilomètres sur la base de l'étape précédente, puis 8 km de montée sur plus de 480 m de dénivelé. Passage d'un col, puis terrain plus roulant et valloné avec des portions de bitume jusqu'à la fin, au village d'Al Karjah.
terrain : Pas ou peu de sable, mais un terrain plutôt pierreux, assez roulant
Ravitaillements : 1er à 22 km, 2ème à 40 km
dénivelation positive : 850 m
Ce matin, au départ, je ne suis pas confiant à cent pour cent. Je n'ai pas beaucoup mangé et j'ai un peu mal au ventre. Je n'ose pas penser aux 60 km qui nous attendent. Pourtant, il faut y aller. J'espère que je me referai une petite santé pendant la course. Comme d'habitude, ça part très fort. J'essaie de m'accrocher parce que le terrain me convient en espérant qu'une fois lancé je resterai au contact. Effectivement, je prends un bon rythme de départ et le garderai pendant les 18 premiers kilomètres. Je ne tiendrai pourtant pas cette cadence jusqu'au premier ravitallement. Je me sens néanmoins assez bien, même si le mal au dos commence à venir. Les fines vaguelettes de sables que l'on appelle communément tôle ondulée dans le jargon VTT, me secouent tellement que je sens une douleur aux fesses qui persistera en s'amplifiant même jusqu'à l'arrivée. J'avais choisi une selle confortable mais il n'y a rien à faire contre ça.
Le rocher d'escalade de Wadi Bin Ashbal (bivouac)
Impressionnante arrivée au sprint après 60 kmUne petite dizaine de kilomètres avant d'attaquer la longue montée vers le col. Je ne l'ai pas vu venir, je m'imaginais autre chose. Le deuxième ravito est vite là et je le prends comme un encouragement pour accentuer mon pédalage. Il reste alors 18 kilomètres. Je mange assez peu en raison du mal au ventre toujours présent, et ces derniers kilomètres sont un calvaire. je ralentis considérablement mon rythme en concédant bien des places. Je finis néanmoins honorablement grâce à mon départ rapide, en me plaçant un peu mieux qu'hier (je remonte de 5 places d'un coup, en passant ainsi largement dans la première moitié du classement).
L'arrivée des vainqueurs du jour est spectaculaire. C'est un sprint acharné que se sont livrés dans l'ordre Chavard, Morel, Gaudineau, et Humphrey. Après 60 km d'efforts insoutenables, ils sont arrivés quasiment inscrits dans la même seconde !
Quant à moi, je mettrai quelques dizaines de minutes avant de m'en remettre. J'ai les jambes en coton et je suis incapable de manger. La récupération sera longue.
Au fur et à mesure des arrivées, nos bus nous emènent à l'Hotel Abha Palace, que nous aurons plaisir à retrouver pour nous reposer quelque peu avant la remise des prix officielle et le briefing de l'organisation.
L'étape de demain risque de me convenir un peu mieux, car plus courte et montagneuse. Nous verrons...le point d'interrogation est la forme physique, qui est très liée à l'alimentation dans ce genre d'effort violent.
Étape 3 : AL SOUDA - JIZAN ROAD (38 km)
présentation : Très longue descente de 13,5 km (de 2660 m d'altitude à 1260 m) sur piste avant de tomber dans un wadi (lit de rivière asseché) pour 6 km très difficiles pour rouler en raison des grosses pierres. Ensuite, passage d'un col (montée de 5km pour une dénivelation positive de 395 m). Descente jusqu'à Jizan Road, arrivée dans une somptueuse palmeraie bananière.
terrain : piste dure dans la descente, puis gros gallets en fond de wadi.
Ravitaillements : 1er à 13.6 km, 2ème à 25.6 km
dénivelation positive : 590 m (dont 400 m en une fois)
dénivelation négative : -2360 mOn m'apprend ce matin que mon pneu avant est crevé. Sans doute une crevaison lente que je n'ai pas pu déceler la veille. Ce qui veut dire que je devrai m'affairer à réparer ce matin, juste avant le départ qui se situe a près de 2700 m d'altitude. Le transfert se fait en bus, nous arrivons sur le lieu de départ 20 minutes seulement avant celui-ci, ce qui me laisse juste le temps de tenter une réparation qui ne tiendra pas. Je change alors de chambre à air. Le problème est que je n'en ai plus aucune d'avance.
Vue sur la vertigineuse descente (Al Souda)
Un enfant de la région des hommes-fleursLe départ est enfin donné à 9 heures pile, une bonne montée sert à étirer un peu la vague des coureurs avant d'entâmer la descente, très technique, où il faut être vigilant à tout moment. Personnellement, j'aime ce genre de terrain. Je m'en réjouis d'avance. Je prends un bon départ, ils sont seulement une bonne dizaine devant moi. Les bras et les poignets sont presques tétanisés tellement je serre le guidon fort, particulièrement dans les virages où la chute est promise en cas d'inatention. Malheureusement, ce qui devait arriver arriva : je crève en éclatant la chambre à air une première fois, puis une deuxième fois quelques centaines de mètres plus loin. Pour ces deux crevaisons, quelques âmes solidaires m'ont secouru. Il est hors de question de sortir les rustines pour l'instant, je veux garder ça pour plus tard. Je vois passer les descendeurs les uns après les autres devant moi. Ils me demandent si tout va bien. J'ai bien perdu 1/2 heure déjà. La série noire continue, je crève de nouveau 1 km plus bas. Cette fois, beaucoup de coureurs sont passés, presque tous, personne n'a plus de chambre à air de secours à me prêter. Il est bien légitime de vouloir en garder une pour soi. Je suis alors obligé de réparer, cette fois. Comble de malchance, je m'aperçois que ma colle à rustines est sèche, donc impossibilité. On me prètera un nécessaire complet et je pourrai enfin essayer (merci Joël. Je me rappelle lui avoir rendu service l'année précédente lorsqu'il avait cassé son dérailleur). La réparation ne tient pas, j'ai ouvert la chambre à deux endroits. Les trous sont trop gros. Je me sens un peu perdu et il doit faire quelque quarante degrés déjà.
Vous avez dit...crevaison ?
Pour les vainqueurs...Avec cette chaleur, le temps que j'ai perdu, mon vélo à la main, je descends désespérément à pied puis en 4x4 jusqu'au premier ravitaillement. Je suis dégoûté, à la limite de l'abandon mais je veux me battre jusqu'au bout et ne pas lâcher. Au point de ravitaillement, Gigi me prètera deux chambres, l'une que l'on m'installera, l'autre comme secours. Nous sommes alors au début du wadi, partie difficile annoncée. C'est avec une hargne certaine que je me lance sur la traversée de celui-ci, en appuyant comme un sourd sur les pédales jusqu'au ravito 2, malgré la difficulté du terrain. Le vélo semble alors se moquer des nombreux cailloux sur le passage. Malgré tout cette vallée me parait interminable. Enfin, j'aperçois la sortie et le ravitaillement, ce n'est pas un mirage. Je sais qu'à ce moment-là, la montée qui suit, jusqu'au col, sera extrêmement difficile avec la chaleur écrasante. Je parviendrai au col, non sans mal, avec l'aide de quelques litres d'eau (chaude !) déversés sur mon visage. La descente qui suit n'est que formalité. Motivé par l'envie d'arriver au plus vite, je lâche tout dans celle-ci en dépassant encore une dizaine de concurrents. Mais c'est un peu peine perdue car j'ai là une bonne heure de retard sur le temps que j'avais imaginé au départ de l'étape.
L'arrivée de l'étape se situe dans une palmeraie
Podium de l'étape 3 : Gaudineau, Chavard, MetgeJe suis déçu, cette étape me convenait dans son profil, et j'aurais pu faire quelque chose d'intéressant. Il en a été autrement, le démon Michelin s'est acharné sur moi. Après avoir repris un peu mes esprits et ma lucidité, je me dis que je suis encore en course et que ce n'est pas si mal.
A l'arrivée j'apprendrai que d'autres participants ont connu le même sort, mais aussi d'autres mésaventures plus sérieuses : pédales cassées, selle cassée, et même Patrick qui s'en est sorti avec une clavicule fracturée après une grosse chute dans la descente.
Le prince Bandar arrivera au bout de cette pénible étape, en maudissant le responsable technique que je nommerai pas ici. Bien sûr, il plaisante. Quoique...pas si sûr...
Étape 4 : ABHA - ABHA (33 km)
présentation : départ depuis Abha, trajet de liaison de 10 km au départ d'Abha, escorté par la police. Départ en dehors de la ville. Succession de grandes montées et descentes sur terrain pierreux mais très roulant. Arrivée à "Green Mountain", colline qui domine Abha. Panorama assuré !
terrain : asphalte et terrain dur en alternance
dénivelation positive : + 625 m
dénivelation négative : - 500 mCe matin nous partons tous de l'hôtel sur le vélo, pour rejoindre le point de départ en liaison, escortés par la police locale. Le dispositif déployé est impressionnant. On sent que nous sommes réellement les bienvenus dans le pays. Elle est présente partout mais se veut discrète. Nous profitons de ce déplacement à faible allure pour nous raconter quelques anecdotes sur l'étape précédente qui a marqué les organismes mais aussi les esprits. Personnellement, je suis prêt à oublier celle-ci, tant j'ai souffert à cause du temps perdu par ces quelques six maudites crevaisons. Je compte bien me rattrapper de ces mésaventures en donnant une note positive à l'étape du jour.
Podium classement général après étape 4
Casse-croûte à Green Mountain (Abha)C'est parti sous les ordres du starter. Très vite je me place pour tenter de rester dans la roue des meilleurs, ce que je parviendrai à faire tant que le terrain est favorable. Je peux dire que j'apprécie ces longues descentes dans les cailloux, qui ne seront pas gâchées aujourd'hui par des crevaisons répétées.
Myself en plein effort...Je garde un bon rythme jusqu'à la partie finale, en asphalte, où quelques coureurs me passeront. Ceux-ci ont l'habitude de rouler et par conséquent sont bien meilleurs dès qu'il s'agit de route. Mon truc, c'est plutôt les chemins de montagne.
Philippe le mécano à l'oeuvre
Manu Morel est sereinEn nous rapprochant de la ville, vous apercevons au loin "Green Mountain", la colline sur laquelle le site d'arrivée est disposé. La police est encore là pour bloquer le passage des véhicules sur une avenue à double-voie. La montée finale sera terrible, à se demander s'il ne vaut mieux pas descendre du vélo pour terminer.
Je me sentais assez bien dans l'ensemble de l'étape, satisfait alors qu'hier au même moment j'agonisais plutôt. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, me dis-je. Tant mieux, parce que demain c'est encore une autre histoire...
Étape 5 : AL SOODA - RIJAL ALMA (48 km)
présentation : grande descente initiale de 1610 m de dénivelation sur 14.5 km, puis succession de montées importantes et de descentes (voir profil ci-dessous). Forte dénivelation, la température prévue est de 40°C minimum. L'organisation fixe un temp maxi de passage (14h00) au ravitaillement 2 pour des raisons de sécurité. L'arrivée est située à Rijal Alma, suberbe village yéménite.
terrain : pistes très roulantes, wadis (fonds de vallée), et portions en asphalte
dénivelation positive : 1155 m
dénivelation négative : - 2835 m
Ravitaillements : 1er à 17.3 km, 2ème à 35 km, points d'eau aux kms 19.3 et 36.8
profil de l'étape 5
Joel confiant avant le départ de la 5ème étapeComme avant-hier, départ en bus de l'hôtel pour nous rendre à Al Souda, presque au même endroit que pour l'étape 3. Je me sens quelque peu fatigué. Nous repérons facilement depuis la crête l'itinéraire que nous allons emprunter dans quelques minutes, une fois que le départ sera donné par François (CFR). Le briefing d'hier soir a marqué les esprits et on a l'impression que certains sont psychologiquement amoindris, mais en même temps curieux de savoir ce que cette véritable aventure va nous réserver. En effet, cette étape est présentée comme la plus difficile mais également la plus technique, parce qu'elle est constituée de deux grosses descentes pierreuses, en alternance avec de fortes montées. Le reste est classique : traversées de wadis, pistes poussiéreuses et parties en asphalte.
Le départ est donné. Tout de suite, je me mets aux avants-postes, j'arrive à me glisser à l'aplomb de la descente dans les cinq ou six premiers, position que je garderai longtemps jusqu'au moment où...pschhhhhh ! (je ne vous fais pas de dessin !) J'étais pourtant confiant et je me sentais des ailes, fier de côtoyer les meilleurs. Un problème de pompe me fait perdre 10 minutes et c'est encore une âme généreuse, un suisse-valaisan (merci Olivier !), qui me prète sa pompe. Je lui promets alors que je le retrouverai plus loin pour la lui rendre. En enlevant le pneu, je me rends compte que la chambre à air a collé à la jante, alors bouillante, autour de la valve. Effectivement, 14 km de freinage intensif sans discontinuer, je ne m'étonne de rien. Mais je n'avais jamais vu ça, j'y réfléchirai plus tard...là sur le moment je n'y comprends rien.
Cette banderolle témoigne de l'accueil qui nous est réservéMes jambes répondent bien, ce qui me surprend même. J'essaie alors, en repartant, de combler mon retard, mais je sais déjà que ce sera impossible d'avoir le privilège de retrouver la même place. Un peu plus loin dans un virage serré, je chute presque à l'arrêt, sans doute troublé par Valérie qui prend des images sur le bord de la piste. J'ai mal sur le coup mais dans le feu de l'action, je continue comme si de rien n'était. Malgré tout, je pédale très fort jusqu'au premier ravito, puis dans la descente du wadi où je dépasse une dizaine de coureurs. La franchissement du premier col ne me pose pas spécialement de problème, même si, comme beaucoup, je mets pied à terre tellement la pente est forte.
En passant vers les habitations, des dizaines d'enfants nous encouragent à leur manière en criant, c'est insolite et ça fait vraiment chaud au coeur. Ils doivent se demander ce que nous faisons là, à pédaler dans les cailloux sous 40°C ou plus. La montée vers le 2ème ravitaillement est progressive mais longue, interminable même. C'est dans cette portion qu'il fait le plus chaud. Soudain, je n'en crois pas mes oreilles, j'entends un petit bruit d'air qui s'échappe de mon pneu avant, pourtant bien regonflé. Ca y est, nouvelle crevaison, lente cette fois-ci. Je dois me rendre à l'évidence une fois de plus, il faut s'arrêter et changer de chambre à air. Heureusement, je trouve un peu d'ombre sous un arbre et j'ai tout ce qu'il faut.
Superbe médaille d'or pour Thierry Gaudineau
Terrasses dans la descente vers Rijal AlmaJe m'arrête avec deux vttistes au ravito 2, prends une banane, quelques fruits secs, et m'asperge d'eau avant de repartir avec eux. Nous restons en file indienne sur le chemin montant pendant quelques kilomètres, soudain l'un d'eux, Christian, ne peut plus suivre le train. Il nous autorise à continuer sans lui, en restant en retrait. Vient alors la partie goudronnée tant redoutée où la pente s'accentue très nettement. Ici, c'est tout de suite pied à terre, il me semble impossible de rester sur le vélo à moins de fournir des efforts surhumains qui ne m'autoriseront peut-être pas à terminer en bon état.
Site d'arrivée à Rijal Alma
un peu de repos bien méritéJe suis tout de même motivé pour en finir avec ces kilomètres d'enfer en voyant le col au loin. Là, il ne restera plus qu'une bonne descente où je vais lâcher tout ce qu'il me reste pour achever ce périple. Dans cette même descente, je percerai encore une fois, et, comme si j'avais l'habitude, réparerai en moins de quatre minutes en utilisant ma dernière chambre à air embarquée, si bien que je n'ai plus le droit à l'erreur.
Nous rejoignons la grande route de Rijal Alma pour quelques centaines de mètres avant de retrouver le faux-plat montant dans les deux derniers kilomètres, terrible épreuve que je passerai au moral, les jambes en coton, avant d'apercevoir l'arche gonflable qui marque la ligne d'arrivée.
village yéménite de Rijal Alma
Les traces de l'effort sont invisiblesJe me souviens de l'état de fatigue avancé dans lequel arrivaient les concurrents l'année dernière lors de la même étape, et je suis heureux de me sentir bien, avec la formidable impression d'avoir fourni un bel effort dans un site grandiose. Et cette arrivée dans le village de Rijal Alma, anciennement yéménite avec son architecture caractéristique, me comble de bonheur.
Après la course qui a duré presque six heures pour les derniers, nous organisons des navettes en bus qui nous ramènent à Abha en empruntant le téléphérique d'Al Souda pour éviter la longue et dangereuse route.
Étape 6 : AL OKAS - ABHA PALACE (18 km) / Proclamation des résultats
présentation : départ depuis le village d'Al Okas, passage avec portage sur 300 m dans le village. Boucle puis retour vers la route avant la descente vers l'hôtel Abha Palace où a lieu l'arrivée et la proclamation des résultats en présence de l'ambassadeur de France.
terrain : piste + asphalte en ville
dénivelation positive : + 330 m
dénivelation négative : - 435 mCette ultime étape est courte (18,2 km), et se déroule non loin de l'hôtel où se situe l'arrivée. Nous profiterons alors d'une grasse matinée. Au réveil je suis inquiet, une grosse douleur dans la cage thoracique et au poignet se sont réveillées pendant la nuit, consécutives à ma chute de la veille, que je considérais comme insignifiante. Je me demande si je vais pouvoir monter sur le vélo ce matin. Je me sentais serein hier soir dans l'optique de terminer en oubliant la fatigue.
Une petite habitante du charmant village d'Al OkasA quelques heures du départ, ça ne s'arrange pas pour moi. Tandis que tout le monde prépare son VTT pour la dernière étape, je m'en vais avec le kiné pour une auscultation. Verdict : une côte fêlée, selon toute vraisemblance. Je pends alors la sage décision d'arrêter la course, malheureusement. Je suis quelque peu déçu de ce renversement de situation.
Un panneau d'affichage est mis en place où chacun peut s'inscrire à l'une des activités proposées demain : Via Ferrata (Escalade), baignade dans la Mer Rouge, ou Shopping à Abha. Je choisis d'embarquer pour la Via Ferrata, comme l'année dernière. Cette fois, je ne pourrai participer en raison de mon handicap. Je me contenterai alors de faire de belles images en vue d'un petit reportage sur cette nouvelle activité.
l'équipe sympathique des valaisans, les "Carré Bleu"
Serge Morel en plein briefing avant le départJe pars donc après le déjeuner avec un 4x4 sur le lieu du départ dans le but de filmer la course. Cette fois je suis de l'autre côté et deviens du coup spectateur. Au milieu des coureurs pendant le briefing de Serge au pied du charmant village d'Al Okas, je me sens un peu seul en connaissant un sentiment de jalousie à leur égard. L'atmosphère est très détendue.
Un concurrent britannique bien sympathique
Charmante Malika, de Saudi Arabian Airlines
Chez les meilleurs, les jeux sont faits. A moins d'une crevaison ou d'une casse mécanique, le classement général en restera ce qu'il est, dûmoins dans sa partie haute. Pour les autres, les spéculations vont bon train, et cette étape courte est la dernière occasion pour grapiller quelques minutes ou secondes pour passer devant son prédecesseur.
Manu Bertholin, tout en puissanceJ'assiste donc au passage des coureurs en dessous du village, en voyant passer les trente premiers, avant de revenir à l'hôtel pour suivre l'arrivée des autres. J'en ai bien sûr profité pour prendre quelques photos (voir Manu Bertholin ci-dessus) et quelques images video.
A fond dans la descente finaleA l'arrivée du dernier, devant l'hôtel, tout le monde se rassemble autour du prince pour les traditionnelles photos-souvenirs, en attendant la remise des prix qui a lieu à 18h30. Toute la presse est là, ainsi que les représentants de chaque partenaire. Les vainqueurs répondent à des interviews.
Photo de famille : Saudi Arabian AirlinesEnfin, la remise des prix officielle, très protocolaire, avec la présence du prince Khaled Al Faisal et de diverses autorités du pays dont l'ambassadeur de France, se déroule à l'extérieur de l'hôtel. Nous observons avec attention la projection de la video officielle sur écran géant, proposée par l'équipe de BCI.
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Les trois vainqueurs avec leurs trophées :
Thierry Gaudineau et Mickaël Bonasse, le plus
jeune, avec l'Ambassadeur de FranceBruno Chavard et Emmanuel Morel avec le Prince
Journée de repos
Activités proposées :
Je choisirai personnellement d'embarquer pour Al Habalah, site d'escalade équipé par nos guides de Chamonix il y a quelques années déjà. Aujourd'hui ils nous emmènent vivre quelques sensations dans la via ferrata qu'ils ont également équipée dans le but de développer le tourisme sportif dans un cadre grandiose.
![]() Site d'escalade d'Al Habalah |
![]() Denis dans la via ferrata |
séance de shopping dans un souk d'Abha
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Al Habalah
Vol de Retour à Paris
Le
podium
1. Thierry Gaudineau en 11:00:04
2. Bruno Chavard en 11:07:00
3. Emmanuel Morel en 11:14:00
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1er : Thierry Gaudineau
2ème : Bruno Chavard 3ème : Emmanuel Morel
Les
Classements
Classement général
Classement étape 1
Classement étape 2
Classement étape 3
Classement étape 4
Classement étape 5
Classement étape 6
L'organisation technique
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Jean et Gilbert (NED), les rois du balisage
Article de presse dans un journal localTRADUCTION : L'ambassadeur de France a été honoré par l'invitation du Prince Bandar Ben Khaled Al Faisal pour la cérémonie de clôture de la course cycliste qui s'est déroulée pour la deuxième fois consécutive. Il a répondu spécialement à une interview au journal El Watan : "Je suis vraiment très heureux de me trouver dans la région d'Asir pour assister à la cérémonie de clôture de la course cycliste. J'ai été honoré par l'invitation du Prince Bandar Ben Khaled Al Faisal et cela me donne la chance de voir les efforts faits par les responsables de la région pour la promotion du tourisme. J'ai été aussi surpris dès mon arrivée par la beauté de cette région et par les efforts fournis par l'état saoudien pour encourager le tourisme par sa majesté le Prince Khaled Al Faisal. Je suis très heureux de la participation de sociétés françaises à cette compétition, et je sais à quel point il existe une collaboration entre le Prince Khaled et celles-ci, et aussi par la participation de concurrents français à cette compétition. Je leur souhaite la réussite et cela nous montre à quel point la France montre un intérêt pour cette discipline. Aussi je félicite les journalistes de El Watan pour la réussite de leur reportage, et je dois dire que je lis ce journal régulièrement tous les matins. Je remercie tous les dirigeants de ce célèbre journal et surtout le Docteur Fahd El Arabie Elhariti, président du journal."
NED (Nature Extrême Développement), a son siège à La Féclaz, vers le Mont Revard, au dessus de Chambéry, Savoie.
L'adresse :
Serge Morel
Nature Extrême Développement
Chemin de la Montagne
73230 La Féclaz - FRANCE
Téléphone +33 4 79.25.84.30
fax +33 4 79.25.84.80
Serge MorelUn grand nombre de raids sportifs (VTT + courses à pied) et courses de chiens de traîneaux sont organisés tout au long de l'année, en France et à l'étranger (Afrique, Asie, Proche Orient). Pour obtenir le programme complet, n'hésitez pas à contacter NED. Si vous avez une adresse email, je peux vous le faire parvenir directement. Faites-le moi savoir en m'écrivant à l'adresse suivante : contact@philippe-bourgine.com.
Programme
2000-2001 : VTT et courses
à pied